La destinée de l'Erade
Bienvenue à toi, étranger !
Œuvre du hasard ou du destin, tu viens d’arriver aux portes d’un monde nouveau, celui d’Erade ; un univers aux secrets innombrables où cohabitent des cultures différentes et où la magie se lie à chaque être, dés sa naissance. Tu connaitras l’amour, l’amitié et de grands moments que tu n’oublieras jamais mais aussi de la tristesse, une noirceur dont tu ne te connaissais pas l’existence et qui sommeille pourtant en toi. Ce monde possède des horizons différents, des histoires liées entres elles et tu apprendras par la suite que rien n’arrive par hasard. Tu peux fuir ou rejoindre l’aventure mais n’oublie jamais qu’ici, chacun de tes actes changera le cours de notre histoire, celle que l’on écrit tous ensemble, la destinée de l’Erade.



 
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 Visite aux portes de Gladilan

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Lucius l'Eternel

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MessageSujet: Visite aux portes de Gladilan   Mar 25 Mai - 19:45

    A l'air dont la domestique sorti de la pièce, Lucius se douta bien que Fulgrim avait du d'avantage être elle même lorsqu'il avait été absent que le rôle qu'elle avait jouée hier. Surtout qu'elle n'avait pas remis son corset, une preuve de plus s'il en fallait qu'elle avait bel et bien décidée de redevenir elle même. Il fallait dire qu'ils s'apprêtaient a rendre visite a des personnes qu'ils n'avaient guère vue depuis une éternité maintenant et qu'ils avaient laissé se développer sans aucuns problème, engageant même certain comme mercenaire. Il fallait bien le dire, le culte de Slaanesh tirait ses racines les plus profondes des Elfes de la pénombre et Lucius le savait bien, il était rare qu'un humain se montre plus talentueux qu'un elfe pour monter les différentes sphères de la société. Le second de Fulgrim fut une exception a tout point de vue et le restait rien que par son immortalité qui le rendait unique dans le sens ou même un immortel pouvait regretter d'avoir a faire face a cet être démoniaque. L'éternel retrouva toutefois la blonde avec une allusion qui signifiait qu'il était temps de retourner voir la reine des Elfes de la Pénombre. Une femme qui avait été capable de construire un culte autour de sa personne afin de mieux contrôler une race fière qui avait été si victorieuse sous le commandement de Râ. Faire oublier un homme comme Râ était très difficile et la jalousie de cette femme était compréhensible. Il ne faisait aucun doute qu'elle était inférieure a l'ancien Seigneur de la Fin des Temps de tous les points de vue. Toutefois, elle avait sut habilement trompée son peuple et se faire passer pour divine, ce qui méritait le respect malgré l'hérésie. Enfin, elle avait eue l'intelligence de partir sans demander son reste lorsque les légions annoncèrent qu'elles ne protégeraient plus leurs domaines a cause de l'hérésie, mais qu'aucune guerre ne serait déclarer pour autant.

    Aujourd'hui, il était fort possible que celle sur qui Fulgrim avait pariée par le passé est de nouveau des cartes intéressante a offrir parfois sans même le vouloir aux membres des Emperor's Childrens. Ils n'avaient pas grand chose a craindre et le second savait qu'ils seraient dans l'ensemble bien reçu chez eux, même si certain paranoïaque pouvait changer la donne. Cela faisait combien de temps maintenant qu'ils n'avaient plus de nouvelle d'elle ? La dernière fois, cela devait être pendant le règne d'Horus, alors que Lucius s'occupait de la petite Praxedes. Une éternité pour un humain et seulement quelques temps pour un élu du Chaos. Lorsque l'éternité se profilait devant vous, vous n'avez plus a craindre quoi que ce soit, car un jour ou l'autre la situation tourne et vous parvenez enfin a vos fins afin de dominer le monde, c'était ce qui attendait les Princes Démons et élus du Chaos des Emperor's Children dans cette partie de cartes géantes mettant en scène tous les peuples de l'Erade. Le second aida sa maitresse a monter sur son cheval avant de monter sur le sien et de le lancer au galop. Il savait que Fulgrim suivrait sans soucis, son étalon Elfique étant parfaitement capable de soutenir les cadences les plus effrénée. Il fallait se rendre en Airian ou selon les dernières nouvelles des espions du royaume les Elfes de la Pénombre avait établit leurs quartiers et menaient une sorte de guérilla contre les forces de la souveraine locale Severia Palenix. Lucius ne connaissait pas cette femme, elle devait être une de ses aristocrates sans réelles valeurs, mais il valait mieux rester prudent et la « déesse » des elfes de la pénombre aurait probablement beaucoup de chose a dire a ce sujet. Enfin, il était important dans une guerre a venir d'avoir des alliées, et les compétences martiales des Elfes de la Pénombre n'étaient plus a prouver.

    Toutefois, en entrant au royaume d'Airian, Lucius eu la surprise de découvrir que les Elfes de la Pénombre étaient parvenu a prendre carrément l'une des capitale du royaume ! Une simple attaque surprise ? Lucius n'en savait rien, mais il allait bientôt aller vérifier par lui même. Comprenant que son camouflage serait bien plus embêtant qu'autre chose, il se débarrassa sans hésiter du haut de son armure avec les symboles d'Airian qu'il confia a l'espion en lui donnant l'ordre de les ramener au manoir du culte avant de reprendre sa route. Cela confirmait ses soupçons, les choses étaient belle et bien en train de s'accélérer ! Le Second de Fulgrim décida donc de se porter vers Gladilan en avant afin d'assurer son rôle de porte drapeau en quelque sorte. Son fouet était maintenant entourée autour de sa taille afin de ne pas le déranger dans ses mouvements. Les abords de la cité était encore plus calme que d'habitude, mais malgré la journée de cavalerie, les sens de Lucius étaient maintenant parfaitement aux aguets afin de pouvoir savoir si quelqu'un viendrait tenter une embuscade, ce qui serait un geste futile et totalement suicidaire de la part des occupants, mais il ne faut jamais sous estimer le zèle d'un jeune plouc tentant d'avoir de l'avancement.

    Lucius choisit de se stopper juste devant les portes. Il attendait l'arrivée d'un véritable représentant en restant sur son cheval. Il valait toujours mieux attendre le comité d'accueil dans ce genre de cas, car ils ne venaient pas en ennemi et entré sans la permission du maitre des lieux seraient vu comme un geste de défiance. Son regard avait maintenant retrouvée sa teinte démoniaque tandis qu'il attendrait l'entrée en scène d'une personne haut placé en compagnie de Fulgrim. Ici, c'était maintenant elle qui tenait les règles et il jouerais son rôle de garde du corps, seul contre tous si la situation tournait vinaigre. Mais a priori, a part un différent religieux certes majeur mais qui serait régler en temps et en heure, les deux factions partageait une culture commune qu'il était facile de concilier afin de mieux combattre leurs ennemis commun. Plus qu'à attendre qu'ils daignent se montrer. La reine viendrait-elle en personne ou ferait-elle venir avant un de ses sous chefs gratte papier et flatteur au possible dans l'objectif d'avoir d'avantage d'avancement dans la hiérarchie ? Il allait bientôt le savoir...
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Fulgrim

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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Jeu 27 Mai - 9:30


Aux yeux de Fulgrim, Anethra Helbaine n'avait rien de Râ. La démone avait très bien connu ce dernier qui avait, de part sa force intérieur, sa bravoure et son intelligence, sut si bien conduire les elfes à leur gloire. Elle l'avait même connu beaucoup plus intimement que cela, plus en profondeur disait-elle souvent avec un sourire mélancolique sur le visage. Râ avait été un chef comme il s'en rencontrait peu, un homme qui imposait le respect même après sa mort, même après la découverte de sa trahison et de ses desseins contraire à ceux du chaos dont Fulgrim était l'une des représentantes. Râ avait une prestance et il semblait avoir vécu sur l'Erade depuis des Temps très Anciens. Oui, Fulgrim avait beaucoup aimé son ancien amant et elle regrettait sa disparition.
En ce qui concernant Anethra, le respect que la Maîtresse éprouvait pour elle tenait plus de son caractère, de son incroyable ambition de puissance et de sa prédisposition naturelle aux plaisirs, que de sa personne et des odieux blasphèmes qu'elle osait formuler. Se proclamer Déesse c'était là une chose que Fulgrim voyait d'un œil particulièrement réprobateur, principalement parce qu'elle-même était la plus fervente servante de son propre Dieu, Slaanesh, dont elle était l'instrument et la création parfaite. Néanmoins, si elle parvenait par ce stratagème à duper une très grande partie des elfes de la pénombre alors oui, elle méritait son estime.

Fulgrim ne craignait pas vraiment de se retrouver ainsi avec la seule présence de Lucius sur le territoire de la Reine des elfes de la pénombre. Elles avaient été alliées autant que le leur permettait leur divergence d'opinion et même si elles ne s'étaient pas côtoyées depuis le règne d'Horus, il n'y avait aucune raison pour que cette relation se soit dégradée...ni améliorée d'ailleurs. Nombreux étaient les elfes de la pénombre qui s'étaient laissés enrôlés au culte du plaisir, et ces elfes-là étaient des elfes rebelles en moins à combattre pour la grande Anethra Helbaine dont l'autorité était en permanence remise en question par ces quelques individus. Les elfes de la pénombre étaient les plus aptes à adhérer au culte, ils avaient cette perversion presque naturelle qui les rendait avide de plaisir et Fulgrim qui avait elle-même fait partie de cette race avant que Slaanesh ne la façonne, les connaissait bien et avait conservé pour eux des liens très amicaux.
De plus, la dirigeante des Emperor's Children venait demander à Anethra une faveur dont elle lui serait redevable, cela ne pouvait que mettre la reine elfique dans de bonnes dispositions.

Le voyage depuis Rugilian, où Lucius et elle-même s'étaient fait passés pour des princes d'Airian, avait été particulièrement long tant elle avait été impatiente de rencontrer Anethra en personne. Ethalidès, son étalon d'un blanc très pur, résultat du croisement qu'elle effectuait décennies après décennies des descendants de son cheval elfique, était pourtant très rapide et confortable mais elle souffrait de cette perte de temps qui lui faisait parcourir l'autre bout de l'Erade quant elle aurait pu à la place s'abandonner au plaisir dans les bras de son Second ou de n'importe quelle autre créature.

Gladilan était aux mains d'Anethra Helbaine, elle avait bien entendu cette rumeur mais avait attendu des rapports plus précis de leurs espions sur le sujet, rapports qu'elle n'avait pas eu le temps de lire en raison de son départ précipité des Terres Oubliées. Fulgrim n'était pas une habituée des terres de l'Erade hormis pour les anciennes guerres évidemment, il était idiot qu'elle prenne le risque de se faire tuer stupidement pour rien quand elle avait dans son manoir de Plénium tout pour la satisfaire. D'ailleurs sa retraite lui avait profité puisque nulle personne en Erade n'était en mesure de la reconnaître s'il ne l'avait déjà vu par le passé. Cependant, Slaanesh avait fait d'elle un être physiquement parfait sous tous les points et elle devait dissimuler ce corps trop incroyablement magnifique sous des vêtements grossiers pour ne pas attirer l'attention des hommes ce qui l'irritait depuis le début de leur aventure.

Si Lucius pouvait facilement faire disparaître les symboles d'Airian sur son armure, Fulgrim aurait été bien en peine d'en faire de même avec la robe des elfes du soleil qu'elle portait en raison du rôle qu'elle avait joué en Rugilian. Avec ses cheveux d'or et ses oreilles plus longues que la moyenne, les hommes de Mordiaarg l'avaient tout simplement prise pour une de ces stupides nobles elfes du soleil qu'elle haïssait tant. Une comédie grotesque et pourtant nécessaire qui la faisait se présenter aujourd'hui parmi les elfes de la pénombre dans une robe bleue aux motifs de leurs pires ennemis. Oh évidemment, ils auraient pu s'arrêter pour faire quelques échoppes et lui trouver une robe plus à son goût mais Fulgrim été pressée et ne s'embarrassait pas de l'affront qu'elle ferait peut-être à la reine des elfes de la pénombre malgré les injonctions de son Second.

La jeune femme n'aimait pas Airian, c'était une contrée froide, glaciale même, qui la faisait frissonner sous les rafales du vent. Cette vallée enneigée lui déplaisait souverainement mais si c'était là qu'Anethra avait établie son royaume alors elle lui souhaitait bon courage ! Cela dit...le froid devait inciter les gens à se réchauffer plus facilement qu'ailleurs contre d'autres corps brûlants et avides de désirs. De nouveau l'esprit emporté par des vagues de pensées délicieuses, Fulgrim sourit et son visage en fut illuminé.

Elle s'arrêta à quelques pas derrière Lucius pour respecter un certain protocole et admira les portes de la cité, ouvertes sur Gladilan et ses maisons desquelles s'échappait la fumée caractéristique d'un feu de cheminée. Malgré la tentation d'y pénétrer, la démone demeura derrière les portes ouvertes à attendre la venue d'un dignitaire. Fulgrim ferma les paupières et lorsqu'elle les rouvrit, le bleu de ses iris reprit sa couleur dorée d'origine qu'elle avait dû délaissé pour la comédie qu'ils avaient joués à Rugilian.
Et malgré le froid, la démone délassa lentement la robe elfique qu'elle portait et la fit passer par-dessus sa tête pour la jeter aux pieds de son cheval et se retrouver nue sur l'étalon blanc. Ce dernier avança d'un pas et souilla de terre boueuse le vêtement bleu alors que la démone sentait les regards des gardes ses poser sur sa silhouette parfaite.
Hummm comme elle appréciait ces regards emplis de désirs se poser sur son corps sans égal, comme elle se repaissait de l'impérieuse envie qu'elle lisait dans leurs yeux affamés.
Ce que faisait Fulgrim n'était pas de la provocation contrairement à ce que cela pouvait paraître, ce n'était rien d'autre qu'une preuve de son amitié pour les elfes de la pénombre. Elle se présentait ainsi, nue devant eux, et mettait donc en avant qu'elle ne portait pas d'armes qui pourrait nuire à leur souveraine, sans compter qu'elle défiait ouvertement les elfes du soleil en salissant ainsi leurs couleurs. Évidemment, même désarmée, Fulgrim n'était pas dénuée de quelque chose de particulièrement dangereux, son pouvoir qui lui permettait de prendre emprise sur certaines personnes au point qu'elle devenait la seule et unique raison pour laquelle ils vivaient, pour laquelle ils se battaient. Sans compter Lucius qui renaissait dans le corps de ses assassins et qui pouvait à lui seul battre une armée entière même si cela devait prendre des semaines à les tuer et mourir pour renaître en eux. La seule chose que craignait Fulgrim, c'était ce froid mordant qui, bien qu'il agissait sur ses seins d'une manière délicieuse lui déplaisait fortement.

Elle plongea son regard vers celui qu'elle jugeait être le plus haut gradé des elfes présents et s'amusa de voir la manière dont il la fixait. Comme elle le comprenait, il n'aurait pas souvent la possibilité de voir un corps crée par le dieu de la perfection en personne, à son image.

« Veuillez dire à Anethra Helbaine, souveraine des elfes de la pénombre, que Fulgrim des Emperor's Children sollicite de la voir...promptement. Vous pouvez constater par vous même que mes intentions ne sont pas belliqueuses, ayez l'obligeance de me faire apporter une robe plus adaptée à une telle entrevue que ce torchon qui gît maintenant à mes pieds. » dit-elle d'une voix relativement calme.

L'homme déglutit difficilement et s'arrachant à la contemplation de ces deux inconnus commença à comprendre ce qui était en train de se produire. Il marmonna quelques mots en elfique à ses hommes probablement pour ne pas qu'ils comprennent ce qu'il disait ce qui était cause perdue puisque Lucius et Fulgrim le parlaient couramment, elle parce qu'elle avait autrefois été elfe de la pénombre et lui parce qu'il avait eu des millénaires pour en apprendre la langue.
Le soldat elfique s'empressa alors rapidement de disparaître, probablement pour faire son rapport à la reine et ses supérieurs et l'informer de ce qui venait de se produire.

Fulgrim n'était pas une personne que l'on faisait attendre, surtout lorsqu'elle se donnait la peine de traverser la totalité de l'Erade pour venir vous voir. Elle était loin d'être patiente et n'attendrait pas très longtemps avant de perdre son stoïcisme.

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Anethra Helbaine

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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Dim 30 Mai - 17:59

Les dialogues entre Anethra et Vilvan avaient été relativement proches du néant depuis que l'annonce d'un changement de programme avait résonné. Les raisons en étaient simples: d'une part parce que le garde noir était un individu profondément taciturne, et de l'autre parce que la souveraine était plongée dans une réflexion poussée, qui témoignait de son sérieux du moment. Depuis l'instant où elle avait aperçu l'image floue de deux nouveaux arrivants grâce à sa sorcellerie, le temps avait été sagement employé à tout prévoir. Des ordres sommaires mais précis envoyèrent sur le champ des dragonniers partir en garde autour de la ville pour surveiller toutes les allées et venues potentielles. Puisque la Mère Noire ignorait l'identité de ces deux inconscients, il valait mieux s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'une manœuvre de diversion pour qu'ils baissent leur garde. Il était peu probable qu'Airian ait pu envoyer des émissaires aussi promptement c'était un fait, mais après tout on ne pouvait être sûrs de rien!

La rencontre était prévue, elle était même plutôt chargée du facteur inconnu qui amusait bien Anethra... Ce qui ne la fit pas pour autant se presser ou augmenter la cadence de sa marche pour autant. Elle était la reine après tout, et il n'était pas question de s'imposer de se dépêcher pour des gens qui n'avaient même pas pris la peine d'annoncer leur venue à l'avance. Par ailleurs elle bénéficiait d'une avance confortable, puisqu'elle avait détecté leur présence depuis un petit moment. Avec un peu de chance ils n'auraient pas trop à attendre... Car il était bien sur hors de question de faire ces inconnus passer les portes de la ville. Enfiler sa cuirasse de mythril et s'armer à nouveau jusqu'aux dents ne fut qu'une formalité, ce qui laissa aussi le temps au noyau de gardes noirs de s'organiser dans leur nouvelle tâche. Tout fonctionnerait parfaitement elle le savait, surtout que Vilvan veillait au grain!
Descendant de la tour du palais où elle avait élu domicile, la demoiselle millénaire fit également appel à sa monture... un tout petit peu plus exotique que celle des deux démons de Slaanesh. Il s'agissait d'un esclave qu'elle avait à ses côtés depuis longtemps maintenant. Un belle bête, comme elle avait l'habitude de le décrire. Par cette notion elle faisait référence à la race des chimères, cette sous espèce n'ayant à ses yeux d'autre utilité que d'être réduite à l'esclavage. C'est ainsi qu'Anethra avait mis la main sur cet être prénommé Bafsk, un robuste et hermaphrodite chef résistant capturé quelque part en Amilian. Ce dernier, dont la vitesse n'avait d'égale que la fidélité, faisait donc régulièrement office de monture sous sa forme animale, celle d'un imposant chien à trois têtes. Autant dire qu'en plus d'être un moyen de locomotion permettant de gagner un temps précieux, il était aussi un terrible combattant sur le champ de bataille. Grâce à lui la régente pourrait se payer le luxe de ne pas se fatiguer jusqu'à ce qu'ils atteignent les intrus.

D'ailleurs après qu'ils aient traversé la plus grande place de la Ville Glacée, ils eurent la surprise de voir l'un des gardes des portes venir le rejoindre, un peu paniqué. On aurait dit qu'il avait rencontré un fantôme... Sommant cet imbécile de lui dire ce qu'il voulait, elle reçut ce message différé de celle qui était une vieille connaissance. Il fallait que ce soit Fulgrim, comme le monde de l'Erade était petit! Voilà que leurs chemins se croisaient à nouveau, pour des raisons qu'elle ignorait encore. Pourquoi cette elfe gâchée se donnait autant de mal pour la retrouver après autant de temps? C'était une bonne question à laquelle elle n'avait pas de réponses, mais la seule chose de sûre c'est que la raison devait être très solide. Le lien entre les deux femmes remontait bien loin, leurs relations qui étaient demeurées cordiales n'en garantissaient pas pour autant une quelconque loyauté. Après tout est-ce que ce mot existait dans le lexique des démons? Qu'importe. Leurs ambitions respectives avaient grandi en même temps que leurs puissances... et désormais elles étaient indirectement amenées à se mesurer à nouveau.

Un sourire amusé dansa sur les lèvres purpurines de la sadique Anethra. Ainsi entourée de sa garde rapprochée constituée de l'élite des gardes noirs, dont leur leader et son indécrottable protecteur, Vilvan Ertis, elle était d'une posture imposante. Son armure de mythril brillait comme une plaque de givre polie et sa longue chevelure blanche ne témoignant pourtant pas de l'impact de l'âge sur son corps. S'avançant de manière régulière et assurée, la Divine fit ouvrir les portes afin de pouvoir venir personnellement accueillir les nouveaux arrivants. Faisant preuve de son habituelle insolence, elle ne semblait pas du tout inquiète à l'idée de ne pas passer par un subalterne pour faire le boulot. Elle n'avait de toute façon aucun doute sur ses capacités à régner et à supprimer purement et simplement tous ceux qui s'opposeraient à sa volonté. Altière et d'une beauté silencieuse et meurtrière, elle s'approcha en laissant ses hommes quelques pas en arrière, n'ayant même pas besoin de faire signe à Vilvan pour qu'il la suive. Il était comme son ombre, comme le prolongement de sa main... Et suffisamment familiarisé avec sa façon de faire pour savoir qu'il fallait rester calme tant qu'elle ne lui ferait pas un signe clair de passer à l'offensive. Quoi qu'il en soit sa voix se leva paisiblement mais peu surprise, s'adressant à Fulgrim resplendissante dans sa nudité. Lucian lui n'eut même pas un de ses regards, puisqu'elle refusait tout simplement de traiter avec des laquais.


- Sois la bienvenue sur mes terres, Fulgrim. Quel vent amène donc les Emperor's Children dans un royaume si peu propice à la plus distrayante des luxures?


Dernière édition par Anethra Helbaine le Lun 31 Mai - 2:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Lun 31 Mai - 2:01

Vilvan et son élite avaient accompagné Anethra et bien qu’elle ne lui ai pas dit de quoi il retournait exactement, tous étaient en armes et en armures… Et tous avaient la main sur ces dernières, prêts à dégainer au moindre signe de danger. Diplomatie ou non, alliés ou non, Vilvan, lorsqu’il était en présence d’inconnus, avait toujours la main à son arme… Et cette fois ci ne faisait pas exception. Communiquant dans ce langage spécifique aux gardes noirs donc indécodable si l’on ne faisait pas partie de ce cercle fermé de combattant, Vilvan se livrait à une discussion silencieuse avec la crème de la crème de la crème des gardes noirs… Et même si le reste de la garde noire n’était pas présent… Il y avait fort à parier qu’ils étaient tous quelque part entre les portes et le palais, assurant une protection supplémentaire, à distance certes mais efficace. Personne ne ferait du mal à sa déesse tant et aussi longtemps qu’il aurait un souffle de vie en lui… C’était une absolue certitude. Jamais les Ertis n’avaient faiblis… Et ce n’était pas aujourd’hui que le cycle serait brisé. Démons, ombres, humains, elfes, chiens, chats, cochons ou insectes, rien ni personne n’était en droit de déplaire à sa maitresse… Encore moins sur ses terres. Surtout pas sur ses terres… C’était le pire des blasphèmes…

Tenant donc à deux mains sa fidèle hallebarde (bien qu’il soit équipé comme une armurerie mobile, avec au moins deux armes de rechanges sur lui… Sans compter les pointes garnissant son armure ou ses poings qui, gantés de métal, pouvaient s’avérer autant sinon plus mortels), Vilvan suivait comme son ombre sa maîtresse, prêt à occire tout ce qui pourrait nuire à sa divine maîtresse. Son expression, indéchiffrable derrière son casque, était d’une froideur à rivaliser avec les pires blizzards d’Airian, il n’émit pas le moindre son et même son armure et son équipement semblaient refuser de faire un simple bruit, ce qui aurait pu être une sorte de signe comme quoi Vivlan éprouvait quelque chose d’autre qu’une hostilité silencieuse certes mais plus ardente que le désert de Rugilian. Il ne connaissait pas ces gens et il ne les voulait pas dans son secteur. Il devait tolérer les gens de la cour royale des elfes de la pénombre, sous ordre de sa maitresse… Mais cette considération ne s’étendait pas à ses éventuels invités.

S’arrêtant comme un seul homme, un peu en retrait, le reste de la garde rapprochée d’Anethra Helbaine semblait tout aussi prête que leur chef à bondir sur la paire pour en faire des confettis. Dans ce genre de situations, la garde noire aurait travaillé avec les dragonniers, grands rivaux devant l’éternel de ces derniers, pour assurer une protection encore plus parfaite de leur souveraine bien aimée… Et certaines entorses aux règles plus traditionnelles de la garde noire avaient été ordonnées par Vilvan quelques temps plus tôt : là où d’ordinaire la garde noire ne s’encombrait pas d’armes à distance, une poignée de gardes sélectionnés par Vilvan et ne faisant pas partie du contingent de protection rapprochée avaient une excellente vue sur les intrus… Et ces gardes noirs maniaient des arbalètes qui ressemblaient davantage à des balistes miniatures qu’autre chose. Vilvan était un fanatique perfectionniste et paranoïaque… Et jamais il ne laissait quoi que ce soit au hasard. Après tout… N’était-ce pas là un moyen sûr de courir à la catastrophe que de se fier à ce que le destin pouvait réserver? Même le plus traditionaliste de ses gardes savait que pour assurer la sécurité de la déesse, faire quelque chose comme amender certains points d’une organisation millénaire était nécessaire…

Écoutant donc parler sa maîtresse, Vilvan n’attendait qu’un ordre pour passer à l’attaque… Et c’était un sentiment réciproque pour le reste de ses troupes, tant celles visibles que celles « en surveillance » et « en embuscade »…
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Lucius l'Eternel

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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Mer 2 Juin - 15:14

    Utiliser le vieil elfique pour essayer de tromper l'attention des deux supérieurs des Emperor's Children était une grave erreur. Pendant des années, la Black Légion, qui avait coordonnée les assauts des légions du chaos, avait utilisée ce langage afin de ne pas être reconnu de ses ennemis ainsi les démons chaotique savait très bien ce qu'il disait, mais en même temps, cela n'était pas a eux de faire remarquer leurs erreurs. Lucius garda les bras croisé sur son torse laissé a nue en attendant l'arrivée de cette pseudo déesse et de sa suite. Il n'y avait rien a faire d'autre pour l'instant. Fulgrim avait demandée poliment une autre robe mais il n'était pas sur qu'elle l'obtienne, les Elfes de la Pénombre rechercheraient probablement d'abord a savoir pourquoi la légion démoniaque des Emperor's Children était de nouveau réapparu après des siècles d'isolement au sein de l'œil de la terreur. Bien sur Lucius lui même avait beaucoup voyagé mais il ne s'était pas occupé du territoire de la souveraine, comme une sorte d'accord tacite afin d'éviter de mordre sur le territoire de l'autre, et les Elfes de la Pénombre qui rejoignait le culte n'était plus susceptible de devenir une menace pour elle. Toutefois, l'homme avait intérêt a se dépêcher, car Fulgrim n'était guère réputée pour sa patience et aimait pouvoir passer aux choses sérieuse rapidement. Cette journée de traversée avait été assez longue et pénible pour que les Elfes de la Pénombre décide de l'allonger encore, Lucius espérait qu'ils auraient le bon goût de ne pas se faire attendre.

    Le fait que cette pseudo déesse ne lui adresse aucun regard n'avait aucune importance, elle n'entrait pas réellement dans les gouts physique du second, qui avait des préférences bien particulière dans ce domaine. Il ne s'attendait de toutes façon guère a ce qu'on lui prête grande attention, hormis peut-être cet homme derrière lui, Vilvan Ertis, un maniaque de la sécurité au regard défigurée qui faisait honte a la réputation de grâce de ses semblables. S'il ne faisait aucun doute que cet homme soit capable de remplir le sombre office qu'on lui avait accordé, il n'était pas très représentatif des Elfes de la Pénombre. A choisir, Lucius aurait préférée être accueillit par une grande trouve de sœurs noirs qui auraient eue l'avantage de paraitre bien plus avenante mais il n'avait pas voie au chapitre, et d'une certaine façon, il n'en avait cure ! Il avait une hallebarde a deux main mais Lucius savait bien que tout ceci n'était que du bluff afin de focaliser l'attention des adversaires éventuel sur lui. Un simple regard lui permettait de voir les armes dissimulé sous l'armure mieux que n'importe qui, après tout, il était le guerrier parfait en quelque sorte. En cas de confrontation, la partie semblait mal engagé. L'ennemi était bien plus nombreux et très bien armé, Lucius n'avait aucun mal a songer au dragon au dessus de leurs têtes, et savait qu'une armée venant de conquérir une place forte serait difficile a vaincre. Mais il était immortel, ceux qui le tuerait ne ferait que devenir Lucius, alors il n'était pas inquiet pour lui. Quand a Fulgrim, tout le monde connaissait sa grande force et la défié était de l'ordre de l'inconscience, de plus, il serait toujours son plus fidèle bouclier.

    Cet homme avait l'air a l'affut, comme un chasseur attendant le faux pas de sa proie, alors que Lucius affichait d'avantage un air détendu, comme si aucune chose ici n'était réellement capable de le menacer ce qui était en partie le cas, mais passons...La déesse se montra courtoise, elle n'avait pas fait attendre le duo trop longtemps, probablement qu'elle avait fini par comprendre a qui elle avait a faire. Il valait mieux rester dans les bonnes grâces du Chaos, encore plus ses temps si, les puissances de la Ruine ayant fait plusieurs démonstration de force dont les Kashra entre autre furent victime, même si bien sur trahison et autre chose avait fusé. Oui, la loyauté démoniaque avait ses limites, celle de leur divin souverain le prince noir, mais les Elfes de la Pénombre ne pouvait pas vraiment se vanter non plus d'une loyauté inébranlable, la trahison était une arme qu'ils manipulaient tout deux afin de parvenir a leurs objectifs commun. Toutefois, jusqu'à présent, jamais l'un ou l'autre ne s'était fait de crasse et pour l'instant, Lucius ne voyait aucune raison pour que cela ne dure pas encore quelques temps.

    Si la déesse savait recevoir, Lucius devina que Vilvan n'était pas du genre habitué des réceptions diplomatique, sinon il se tiendrait bien moins dans une position de combat. Il décida toutefois de garder le silence, ce n'était pas a lui d'expliquer cela. Fulgrim protesterait peut-être de son comportement, mais après tout le voir ainsi aussi sur protecteur était amusant, alors qu'il était plus faible qu'elle, cela se voyait a vue d'œil. Lucius n'avait rien a dire, tant qu'on ne lui adressait pas la parole directement, il n'avait pas voix au chapitre, la situation était redevenue normal, mais il ne semblait pas en tirer la moindre frustration. Parfaitement droit et calme, il attendait la suite des évènements avec sérénité, étant toujours aussi sur de lui...


    [désolé, pour l'instant nous autre garde du corps n'avons pas grand chose a dire lol]
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Fulgrim

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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Mer 2 Juin - 18:42

[ J'ai fait une tentative pour faire monter puis redescendre la tension ça vous permettra peut-être de réagir ou du moins de vous crisper un minimum chers seconds :p]

Adepte de la beauté, Fulgrim ne pouvait que contempler la silhouette de la reine des elfes avec un sourire qui en disait long, contrairement à Lucius. Oui, Anethra avait vraiment un corps divin, c'était le cas de le dire. La contempler c'était comme regarder un gâteau que l'on vous faisait miroiter dans une vitrine. C'était une beauté rare comme on en voyait peu, mais la démone ne s'attarda cependant pas sur ces courbes délicieuses, elle avait beau être adepte des passions, sa raison cependant lui enjoignait d'examiner les pièces qui se mettaient en place sur l'échiquier sur lequel ils jouaient.
Il y avait derrière Anethra une foule d'hommes en armures impressionnante et elle posa sur eux un étrange regard empli de bienveillance et de tendresse. Pauvres fous, ils n'avaient encore jamais eu affaire à elle. Elle n'était pas armée peut-être mais son pouvoir était bien plus dangereux, elle pouvait envoûter n'importe lequel de ces hommes et le faire se retourner contre ses camarades voire même attaquer Anethra elle-même si c'était là son désir. Il lui suffisait d'ouvrir la bouche et de laisser la mélodie captivante s'en échapper à la manière d'une sirène et l'homme qu'elle aurait choisi ne vivrait que pour satisfaire ses désirs et la protéger de sa vie. Et puis, les enfants de Slaanesh étaient les plus rapides des enfants du Chaos, en cas de besoin elle savait que Lucius bondirait plus vivement que jamais sur ses adversaires et qu'elle ne serait pas en reste.
Néanmoins, il aurait été stupide que les deux alliées s'attaquent mutuellement car elles n'en auraient obtenus aucuns bénéfices si ce n'est une guerre et Anethra, déjà préoccupée par celle qu'elle menait contre les troupes de Severia Palenix et des elfes rebelles, avait probablement mieux à faire que de s'enliser dans un conflit contre le Chaos. De même, Fulgrim avait des espoirs de conquête très grands et elle n'était pas disposée à y renoncer pour se battre contre la reine des elfes de la pénombre à des jours de chez elle.

Lorsque Anethra commença à parler, le Maîtresse des Plaisirs crispa ses poings sur les rênes et fronça les sourcils de mécontentement. Elle ne partageait décemment pas l'avis de Lucius quant à la courtoisie de leur hôte. Comment Anethra osait-elle la tutoyer ? Personne au monde ne l'avait jamais fait, hormis cet imprudent Horus, un jour où il avait été énervé, il n'avait néanmoins jamais réitérer ce manque de courtoisie à son égard. Elle avait été une noble dame elfe, respectée de ses pairs à qui la marque de vouvoiement avait toujours été donnée, puis elle avait été la préférée de Slaanesh et à ce titre, le vouvoiement était demeuré.

« J'ai dû supporter le rôle d'une stupide, méprisable et chaste elfe du soleil pendant deux jours pour tromper ces imbéciles de Rugilian, j'ai dû me passer de mes distractions préférées en des moments où il fut intolérable de s'en passer, j'ai voyagé toute la journée dans vos contrée inhospitalières dans le but de vous faire une proposition qui j'en suis sûre vous siérait beaucoup, aussi veuillez vous rappeler que vous ne vous adressez pas à un de vos sous-fifre. » répliqua-t-elle immédiatement le visage serré.

Du regard, elle balaya la foule des hommes de Vilvan et même Vilvan lui-même en les déshabillant de son regard glacial.

« Ne faites pas l'erreur que font beaucoup à me sous-estimer, vous avez vécu assez longtemps pour savoir ce qu'il en a coûté à ceux qui l'ont faite. » répliqua Fulgrim. « Je n'ai pas traversé la totalité de l'Erade pour me faire insulter. Lors de ma dernière visite les elfes de la pénombre faisaient montre d'un peu plus de politesse, mais il semblerait que cela ait bien changé, à moins que le froid mordant de ces contrées ne vous ait glacé de l'intérieur...ce qui serait fort dommage. »

Et puis, tout aussi soudainement que lui était venu son irritation, les traits de Fulgrim s'adoucirent et un mince sourire parcouru son visage. Et elle rit d'un son clair et cristallin allant totalement à l'encontre de la situation et calmant les tentions qui menaçaient de se former. Elle ne se moquait pas, non, elle riait simplement d'un plaisir véritable. L'humeur de la démone était très variable, imprévisible, représentant bien la déraison du Chaos. La joie, la colère... toutes ses émotions étaient toujours terriblement excessives mais ne faisaient que refléter les principes de Slaanesh qui, outre son rôle de Dieu des plaisirs était avant cela celui de l'Excès. Un excès que l'on retrouvait dans chacune des expressions de Fulgrim.
Elle flatta sa monture tout en croisant le regard bleuté d'Anethra.

« Oh Anethra, votre prodigieuse insolence et votre divine silhouette m'avaient plus manqué que je ne l'avait cru. Si peu de personnes se permettent la témérité que vous montrez à mon égard, vous me changez si merveilleusement de mes gens si respectueux. Et quelle entrée en matière ! Je ne m'attendais pas à ce que vous nous accueilliez en personne aux portes de votre domaine, vous n'auriez pas dû et vous avez dû causer des troubles cardiaques à vos soldats, c'est d'une attention magnifique. Je suis terriblement heureuse de vous revoir et navrée de n'avoir pu vous annoncer ma venue, je joue...contre le temps malheureusement. C'est là un sujet dont je suis venue vous entretenir. »



Elle fit une pause dans ses propos et jugea préférable d'annoncer qu'elle n'était pas venu avec des intentions malveillantes à l'encontre de son alliée même si cela semblait couler de source.

« Lucius et moi-même ne venons pas avec des intentions belliqueuses, vous avez ma parole sur la foi que je porte à mon Dieu, nous laisserez-vous demeurer quelques jours à vos côtés ? Nous offrirez-vous l'hospitalité de votre demeure ? Je n'ai pas l'intention de vous faire perdre votre temps, ce que j'ai à vous dire ne vous occupera pas longtemps mais je serais enchantée de découvrir les merveilles dont doit receler votre région si différente de la mienne. »

Elle jeta un regard en coin à Lucius en évoquant les merveilles de la région, sachant qu'ils pensaient probablement tous deux à des choses très précises qui n'avaient pas grand chose à voir avec le terroir mais bien plus avec ses résident(e)s. Fulgrim souriait, bienveillante à présent et c'était comme si tout ce qui s'était produit de désagréable auparavant n'avait pas eu lieu. Le passé était le passé, pourquoi donc se serait-elle tourné vers les désagréments et aurait-elle poursuivit dans cette voie au risque de ruiner leurs efforts diplomatiques alors qu'il était si facile de faire comme si rien de tout cela n'avait eu d'importance. Fulgrim avait son caractère et sa fierté voilà tout, elle n'avait pas toléré qu'Anethra se soit permise des familiarités, maintenant que les choses avaient été mises au clair, pourquoi s'enfoncer dans la colère et la haine, mieux valait encore se tourner vers l'avenir plus brillant que la démone entrevoyait pour leurs deux peuples.

« Oh, j'oubliais presque; ...un royaume est toujours propice à la luxure lorsque je m'y trouve (elle eut un sourire amusé) ...et à moins que les rumeurs qui me soient parvenues soient infondées, il l'est toujours également en votre présence. Néanmoins, ce sont surtout vos actes guerriers qui me parviennent le plus aux oreilles. Permettez-moi de vous exprimer toutes mes félicitations les plus grandes quant à la prise de Gladilan, c'est un acte qui force le respect. Si j'avais eu plus de temps, croyez bien que je serais venu avec un merveilleux présent, mais comme je vous l'ai dit le temps m'est en ce moment très précieux... »

Elle baissa légèrement la tête pour indiquer son respect. Ethalidès, son cheval, était impatient et cette tension ne semblait pas lui convenir à moins que ce ne fut la présence de la chimère qui le rendit nerveux. Il tapa du sabot contre la boue en déchirant un peu plus le tissu elfique.
Fulgrim tourna son regard vers Lucius si majestueux dans son rôle de protecteur puis vers Anethra au corps splendide et sentit de nouveau une envie impétueuse la tenailler. Lucius ne lui avait pas laissé s'amuser avec lui ce matin et même si leurs ébats de la nuit passée avait calmé les ardeurs de la démone, la vue de ces êtres gracieux qu'étaient les elfes de la pénombre et plus encore qu'était Anethra Helbaine était tout à fait susceptible de lui donner envie de céder à cette exquise tentation. Et son cher Lucius, que pouvait-il bien penser de ce corps bleuté ? Ressentait-il cette même ivresse qui la prenait au cœur ? Anethra n'était peut-être pas son genre, mais il entrait là sur un nouveau territoire de chasse où ses proies seraient toutes absolument magnifique comme l'exigeait leur race, il ne pourrait qu'être comblé. Fulgrim en revanche ne pouvait comprendre le dédain qu'éprouvait la reine face à son Second. Comment pouvait-on ne pas laisser ses yeux glisser le long de ce torse parfait, comment pouvait-on ne pas avoir envie de le lécher, de le caresser de ses mains ? Lorsqu'on avait un être si parfait devant les yeux c'était presque un crime que de ne pas en profiter ! Peu importe, elle trouverait bien un moyen de les réconcilier tous deux sous les augures de Slaanesh et si Anethra s'y refusait, peut-être ne bouderait-elle pas les attentions de la Maîtresse des Plaisirs ?
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Anethra Helbaine

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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Jeu 3 Juin - 2:45

Anethra Helbaine était à elle seule la personnification d'un énorme paradoxe permanent, notamment celui de la coexistence de sa grâce naturelle et délicate cohabitant avec ses indéniables capacités guerrières. Si il n'était pas rare de la voir sur le champ de bataille en train de se battre en première ligne au même titre que n'importe lequel de ses hommes, il ne fallait pas croire qu'il y avait là une once de pitié ou de manque de confiance dans le savoir faire de son peuple. Seulement elle n'aimait pas laisser aux autres tout le plaisir procuré par le meurtre et la mise à sac ! Qu'importe si sa garde personnelle risquait d'en faire des ulcères à force de s'inquiéter, elle n'avait pas d'hésitation, pas de tremblement. Il n'était pas question de trébucher alors qu'elle avait amplement le potentiel pour venir à bout de n'importe quel ennemi. Politiquement comme militairement, elle savait que ses hommes et particulièrement son nom suffisait à faire trembler toutes les couronnes... Surtout après le dernier coup d'éclat à Gladilan, cette escarmouche sans importance s'ouvrant comme le prologue d'une conquête à venir.

D'une posture droite mais détendue alors qu'elle montait à cru cette créature aussi belle qu'impressionnante, elle se félicitait d'avoir décidé de venir en personne. Au final au moins cela lui permettait d'éviter le tant redouté ennui, et également de prendre un peu l'air (très) frais de la ville qui lui appartenait. Appréciant le fait de les surplomber de sa hauteur, elle semblait laisser son regard d'un gris métallique suivre les courbes du corps de Fulgrim. Pas troublée le moins du monde, elle lui reconnaissait volontiers une beauté certaine, un charme incontestable, bien qu'elle n'en pâtisse point. Anethra connaissait trop bien les ficelles de ce genre de tactiques pour encore s'en étonner... Et c'est d'ailleurs en grande partie parce qu'elle les avait adoptées aussi. Fulgrim était aux Emperor's Children ce que elle était à tous les elfes de la pénombre. Une dirigeante à la poigne de fer et la femme la plus enviée de toutes.
Peu inquiète concernant les effets que pourraient avoir les faveurs de Fulgrim sur ses hommes, la leader des sœurs noires ne mit pas pied à terre, pas plus qu'elle ne les invita à rhabiller son invitée. Elle ne le ferait pas sans une bonne raison, car au même titre que n'importe qui d'autre, la démone avait intérêt à captiver son attention si elle voulait espérer une audition. Pourtant elle avait déjà un sacré avantage... Elle ne s'était pas faite tuer pour son insolence, et elle ne s'était pas non plus fait malmener pour être amenée aux pieds de son trône. Sa présence ici était la preuve que la suzeraine avait un minimum d'estime à son encontre, ce qui était loin, très loin de signifier qu'elle lui faisait confiance. Si les elfes de la pénombre avaient une réputation - exacerbée par les mauvaises langues étrangères – d'être facilement tentés de trahir, que pouvait-on dire des démons, en particulier des serviteurs de Slaanesh...?

Jamais au grand jamais ils n'auraient des leçons à recevoir de leur part. Quoi qu'il en soit la Garde Noire était bien trop fanatique et automate pour être tentée par le sexe. Anethra avait souvent poussé ses sœurs noires à les séduire en guise d'entrainement... ce qui donnait lieu à des promotions de part et d'autre. Si le garde noir testé résistait, il était jugé de confiance et la sorcière était éxécutée pour son échec... tandis que si elle y arrivait, elle montait dans l'échelle hiérarchique, en dépit du garde noir qui lui était mis à mort. Un système complexe et presque subversif duquel même Vilvan ignorait l'existence, mais qui bien employé faisait la force des factions qui étaient les plus proches de la reine.
Ignorant royalement les réactions disproportionnées de son invitée, Anethra sourit ironiquement. Si elle s'emportait déjà pour si peu, qu'est ce que ce serait lorsque les négociations débuteraient vraiment... Enfin, à supposer qu'elles aient lieu. Indifférente à la si vaine et artificielle souffrance, elle trouva même le moyen de lui répondre, pleine de sarcasme.


- Une autre couverture moins handicapante aurait très bien pu être employée en effet, et le climat de la région n'est peut être pas au goût de tous, sauf qu'à moi il me plait bien. Je suis désolée si il a pu causer tant de déconvenue... Mais n'est-ce pas le prix de la nécessité?

Cela lui plaisait bien de lui rappeler qui était en position de force ici. Une chose était claire: si ces deux démons voulaient quoi que ce soit comme faveur de sa part, aussi bête et infime soit-elle, ils avaient intérêt à ne pas la prendre de haut. ILS étaient dans le besoin, et ILS devraient la convaincre d'être compréhensive. Quoi qu'ils puissent en penser dans leurs esprits sybarites et égocentriques, Anethra savait très bien qu'un seul geste de sa part serait suffisant pour faire exploser leurs corps jusqu'à la dernière molécule si tel était son envie. Mettant la main devant la bouche pour bailler sans même se cacher, la reine n'aurait pas dit non à prolonger encore un peu son petit somme interrompu par ses obligations pressantes. Laissant une main caresser la crinière de sa monture qui montrait les crocs en silence, Anethra répondit ensuite:

- Je n'ai insulté personne et il serait faire preuve de mauvaise foi que de prétendre le contraire. Toutefois je ne cacherai pas que je me fiche de la manière dont les miens ont pu recevoir par le passé. Ils n'ont jamais été que des fiefs dispersés et indépendants, sous aucune autorité fédératrice digne de ce nom. D'autre part, effectivement je ne m'adresse pas à un sous-fifre ma chère... Mais je ne m'adresse pas à quelqu'un qui puisse se permettre de me faire la moindre exigence non plus.

Le ton était donné, et sans agression aucune à l'encontre des nouveaux venus, elle venait de remettre les points sur les I. Hors de question de laisser deux étrangers, deux intrus lui dicter quoi faire ou comment le faire. Elle n'était pas un de ces idiots sous-doués de Khorne qui se laissaient berner au moindre petit battement de cils. Pour lui arracher le moindre petit murmure approbateur il faudrait certes beaucoup de savoir faire, et aussi pas mal de diplomatie et de réalisme. Il s'agissait donc pour eux de descendre de leur piédestal si ils voulaient avoir un minimum de crédibilité! Finalement fruit de ses paroles ou non, peu importe, les traits de Fulgrim devinrent moins tirés. Ravissante vue certes... qui pourtant fit un flop pour ce qui était de calmer les présents. Les gardes noirs ne baissèrent nullement les armes, et elle put même deviner par la vue de Vilvan dans son champ de vision qu'il n'appréciait pas mais alors pas du tout ce qu'il voyait. Il avait déjà étripé et torturé à de nombreuses reprises pour bien moins que ça...
La Millénaire vit Fulgrim passer de l'insolence à la flatterie en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, ce qui la fit inévitablement sourire en retour. C'était tellement prévisible qu'elle avait cru que la demoiselle nue lui faisant face aurait fait preuve d'un peu plus d'originalité. Tenter de la caresser dans le sens du poil avait comme un arrière goût de déjà vu dont elle se serait bien passée.


- Oui effectivement j'ai pris la peine de m'arracher de mon lit pour vous accueillir, je suis trop bonne. Cependant je n'ai pas le temps et je ne vois pas l'utilité de vous montrer ce qui m'appartient. Je préfère autant que nous nous entretenions en particulier afin de régler ce qui vous amène... Dans mes confortables appartements.

Évidemment il y avait bien peu d'innocence dans les propos de la Déesse, qui se rendait amplement compte du subliminal dans le langage de son interlocutrice. Répondant sur le même ton, elle laissait planer le doute sur ce qu'elle avait bien pu faire... et encore plus sur ce qui les attendait maintenant. Poursuivant calmement alors que ses cheveux argentés étaient agités par le vent gelé de Gladilan, elle ne semblait pas avoir froid malgré la température très basse.

- Mon royaume était déjà bien doté en terme de ce genre de réjouissances avant le passage d'un seul serviteur de Slaanesh, alors je doute fort que cela rajoute quoi que ce soit. Quoi qu'il en soit cela n'en sera que plus proche des terres démoniaques au niveau de l'ambiance. Gladilan sera le tout premier maillon de la chaîne, les portes ouvertes vers la grande Destinée qui m'attend. Le début de la fin en somme...
Et de ton côté, les événements doivent se montrer bien pressants pour que mon aide soit indispensable. Oui car je ne doute pas que si tel n'était pas le cas, nous n'en serions pas là aujourd'hui... La fierté des vôtres est bien connue, n'est-il pas?


La fierté, la vanité, la superficialité et l'exigence esthétique, pour ne citer que ces traits là. Regrettables sur la plupart des points... à commencer par la totale ignorance des arts au combat. Aucun des leurs ne pourrait jamais battre un elfe de la pénombre en combat singulier, même si il s'agissait d'un bleu. C'était dans la nature des choses, les elfes avaient une discipline et un talent inné pour le maniement des armes et la stratégie... chose dont ces esthètes pour la plupart efféminés manquaient cruellement. Enfin... en attendant il faudrait qu'ils préparent leur entrée en ville, car la discussion qui allait venir ne pourrait avoir lieu qu'en privé. Haussant donc les épaules, Anethra s'adressa à sa garde par un ensemble de gestes courts, leur ordonnant d'ouvrir la porte et préparer le nécessaire. Alors et alors seulement elle s'avança et se posta aux côtés de Fulgrim, laissant Vilvan couvrir comme d'habitude ses arrières.
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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Jeu 3 Juin - 14:01

Anethra Helbaine avait des gardes loyaux. Trop loyaux même car bien souvent, là où leur souveraine se moquait du sarcasme et de certains manque de courtoisie, eux réagissaient comme si on avait osé cracher sur le maitresse vénérée… Les paroles de Fulgrim (la première partie de son discours à tout le moins) eut pour effet que le second de Vilvan, un peu moins grand, un peu moins costaud mais tout aussi dangereux, s’avança au côté que Vilvan ne couvrait pas dans sa diagonale… Ce qui pouvait se traduire par « on ne sera pas trop de deux pour mettre en pièce cette hérétique ». Communiquant dans le langage gestuel des gardes noirs avec son supérieur, il attendait de savoir si les gardes pourraient régler son compte à cette impertinente… Auquel cas Vilvan répondit (toujours en gestuelle donc incompréhensible pour les non initiés) que la patience était de mise. Regardant en biais sa souveraine, Lilkun Aluss, numéro deux de la garde noire, reçu un discret signe gestuelle de cette dernière qui le rassura suffisamment pour le faire reprendre sa place avec le contingent en retrait.

Si Lilkun était rassuré, lui, Vilvan ne demandait qu’à faire du hachis de Fulgrim sauce hémoglobine. Usant d’une variante de la gestuelle de la garde noire, une version adaptée pour la communication avec sa souveraine (bien souvent avec des ajouts de termes autre que les nombreuses variantes du mot « tuer »), il demanda à sa souveraine de plus ample instruction, argumentant sur le fait qu’il était inadmissible qu’on traite ainsi la fière déesse de leur glorieux peuple. Vilvan n’était peut-être pas le plus grand génie militaire… Mais en termes de communication… Il fallait plus que quelques heures pour en apprendre ne serait-ce que les rudiments. Il pouvait donc discuter avec sa maîtresse, sans parler, sans exprimer d’émotions… Tout en parlant de tout ce qu’il désirait sans que l’ennemi potentiel ne puisse comprendre. Pratique ça…


(En gestuelle) « Ma reine, cette hérétique doit être punie pour son insolence. D’où nous sommes, mes hommes peuvent lui mettre au moins une demi-douzaine de carreaux dans le corps… Sans le moindre effort. »

Évidemment, on pourrait se dire que ce langage demandait beaucoup de gestes… Mais non. L’échange dura, tout au plus, une dizaine de seconde et c’était encore trop généreux comme durée. Avec toutes ces années d’expériences derrière lui, Vilvan avait perfectionné ce langage plus souvent qu’autrement… Transformant les phrases les plus complexes en une poignée de gestes. Ce n’était pas tant qu’il désirait faire des morts… Mais ici, les gens en infériorité étaient ces deux intrus… Et démons ou non, la garde noire passerait au travers comme un moissonneur dans un champ de blé. Qui plus est, avec le support des sœurs noires, mobilisées elles aussi par la déesse, des dragonniers prêts à prendre leur envol et d’un corps d’élite de l’inquisition… On parlait d’au moins dix contre un et encore… Anethra en bonne déesse et en en leader géniale pouvait mobiliser en un temps record tout elfe capable de manier une arme… Si massacre il y avait, ce serait à l’avantage de la déesse. Mais bon. Vilvan attendait les ordres, en bon garde du corps… Et une fois son bref échange terminé avec la déesse, il redevint statue vivante, attendant la prochaine commande, le prochain ordre… Ou l’occasion de faire son travail. Quand il pensait qu’en cas de conflit il faudrait qu’il empêche les dragonniers d’emporter la mise… Hors de question de laisser ces fanfarons se démarquer quand les vrais loyalistes à la déesse étaient avec elle, en ce moment!
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Lucius l'Eternel

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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Dim 13 Juin - 23:01

    Lucius commença a pensé qu'avoir prit la décision de rendre visite a ses Elfes étaient finalement une mauvaise idée. Ce Vilvan était entré directement dans son collimateur, même s'il comprenait son coté paranoïaque, les mesures qu'ils avaient prise pour deux personnes comme lui et Fulgrim était en plus d'être excessive inutile. L'on ne mobilise pas toute une armée pour arrêter deux personnes très puissante, il s'agissait d'une chose qu'il avait très bien comprit. L'Éternel ne se baladait jamais avec une cours trop grande, tout juste quelques personnes aptes a le seconder correctement pendant la bataille. La ils étaient vraiment trop nombreux, ce qu'il considéra comme une mesure d'amateur qui le sous estimait grandement. Mais avoir sa maitresse être traitée comme une moins que rien était quelque chose qu'il ne supportait pas. Il en était certain, ils n'étaient rien de plus que des ingrats qui ne savait même pas reconnaître a qui ils devaient leurs vies. Dans le fond, chacun des deux parti prenante de cette négociation future savait bien que tout ceci finirait bien un jour ou l'autre en conflit ouvert. Deux ambitions aussi grande et deux cultes se considérant mutuellement l'un et l'autre comme hérétiques ne pouvaient être associé pour l'éternité, mais le temps de la discorde n'étaient pas encore venu, d'autre chose serait a faire avant, cela il en était certain ! Même cette idiote qui se prenait pour une déesse devait le réaliser.

    Toutefois, Fulgrim entra dans une colère noire. Elle ne supportait pas d'être tutoyé et de ne pas être traitée avec la politesse due a son rang. Il pouvait la comprendre, ce rôle d'épouse Elfe du Soleil avait été pour elle très difficile a tenir et elle avait du beaucoup souffrir pour parvenir a arriver ici alors elle ne tenait pas a être traitée comme une sous fifres, ce qui pouvait aisément ce comprendre. Lui même avait beaucoup souffert pour parvenir ici et tout ce qu'il trouvait comme vis a vis était un homme affreux paranoïaque incapable de comprendre des principes qui semblaient pourtant évident a l'éternel. Fulgrim rappela qu'il était très dangereux de la sous estimée et qu'elle n'avait pas traversée tout l'Erade pour se faire insulter. De plus, la princesse démoniaque expliqua qu'elle était déçue car elle se souvenait que les Elfes étaient jadis bien plus accueillant, malheureusement, cela ne semblait plus être le cas, mais elle leur trouva une excuse en évoquant le fait que le climat pourrait en être la cause. Les bras croisés, Lucius n'était toujours pas intervenu et restait stoïque comme tout garde du corps le ferait en cet instant. Il était vigilant au moindre signe d'hostilité des troupes accompagnant la fausse déesse et plus particulièrement Vilvan qui était le plus dangereux, tous les autres étaient des créatures négligeable en comparaison de son pouvoir.

    La déesse se montra très arrogante afin de marquer son territoire, elle ne comptait pas se faire doubler par les Emperor's Childrens, mais les territoires d'Airian n'était pas digne de l'intérêt de ceux ci, du moins pas encore...S'ils s'attendaient toutefois a ce qu'ils rampent au sol pour implorer leurs pardons cela était d'une stupidité affligeante. Si Vilvan essayait de se lancer sur Fulgrim avec l'envie manifeste de l'étriper, Lucius n'aurait probablement même pas a faire un seul mouvement que la princesse démoniaque l'aurait renvoyer de l'endroit d'où il vient, selon votre convenance, le bac a sable ou d'autre expression du même type. Toutefois, nouvelle preuve de son caractère si changeant et chaotique, Fulgrim changea du tout au tout afin de prouver maintenant sa bonne fois en complimentant la maitresse des lieux. Jouer contre le temps était en effet l'expression approprié pour parler de leur quête, car sans la fleur, il deviendrait bien plus difficile de diriger la légion qui vouait un culte au divin de la séduction. Elle demanda ensuite l'hospitalité, précisant qu'elle n'était point ici pour crée des problèmes ou être un poids mais voulait avoir l'occasion de découvrir les richesses de son pays. Passé de l'arrogance a la flatterie, Fulgrim était devenue une spécialiste dans ce domaine.

    De manière surprenante, elle proposait que les négociations se fasse dans ses propres appartements. Enfin surprenante...Lorsque l'on avait un corps aussi parfait que celui de Fulgrim sous la main, il était normal que l'on en profite et donc que l'on « négocie » dans ses appartement, enfin, c'était le fond de sa pensée. Anethra était direct, son style était finalement assez appréciable dans le sens ou il devenait inutile de perdre son temps en flatterie et autre choses toute plus inutiles les unes que les autres et cela, Lucius l'appréciait beaucoup. L'éternel pensait toutefois qu'elle sous estimait la portée d'une approche de Fulgrim dans le village. A moins que les Elfes de la Pénombre ne soit tous devenu aussi coincé que les gardes noirs qui étaient devant lui, mais Lucius en doutait. La pseudo déesse parla donc de nécessité qui la forçait a venir aussi vite, elle n'en doutait pas, en parlant de la fierté, mais dans sa pensée, elle sous estimée le coté parfait des serviteurs de Slaanesh. Avant d'être le second de Fulgrim, Lucius fut un gladiateur, jamais il n'avait sous estimée la portée du combat et gare a celui qui ne serait pas capable de se montrer a la hauteur, si elle le désirais, il ferait une démonstration en direct de ses talents. En tout cas, malgré ses long cheveux noir, sa musculature parfaite ne lui donnait rien d'efféminer.

    Vilvan n'aimait pas la tournure des évènements et employait un langage gestuel inconnu de Lucius pour communiqué avec la reine et ses gardes. Le second de la légion arqua un sourcil, se demandant ce qu'il souhaitait. Depuis le début, aucun des deux gardes du corps n'avaient desserré les dents, mais avec ses gestes, aussi bref qu'ils étaient, il venait d'ouvrir le ballet des discussions des seconds. Lucius ne tenait pas a laisser Fulgrim seule, mais peut-être que cela serait nécessaire afin que les négociations se passe bien. Cela dépendrait bien sur de la volonté des deux chefs. Lucius ne voulait pas vraiment passer un moment en tête a tête avec Vilvan, il préférait bien entendu la compagnie des femmes, mais il se ferait violence afin de ne pas offrir du grain a moudre aux Elfes de la Pénombre et ainsi mettre en difficulté la princesse démoniaque...
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Fulgrim

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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Lun 14 Juin - 13:18

Quelle arrogance ! Fulgrim en frémit derrière son sourire angélique. Oui, la fierté était l'un des traits de caractère dominant des adeptes de Slaanesh, pourquoi ne l'auraient-ils pas été ? Ils étaient parfaits, comment ne pas être fier de cela ? Slaanesh avait posé ses mains sur son corps et le Dieu l'avait choisi parmi les millions de jeunes femmes qui existaient à l'époque sur l'Erade pour être sa représentation sur terre, et pour qu'aucun doute ne subsiste, il l'avait façonné à son image, parfaite. Comment ne pas en être fière ? En réalité, en ce qui concernait Fulgrim cela touchait plus au narcissisme et aux détails de perfection mais peu importe, la fierté était bien là.
Si Anethra la croyait incapable de soumettre un homme parmi ceux de sa garde la plus proche et la mieux entraînée alors elle se trompait cruellement car son pouvoir ne jouait alors plus sur le corps mais sur l'esprit. D'ailleurs la reine faisait une terrible faute, à son humble avis, en ne laissant pas ses hommes se divertir du plaisir de la chair car elle avait beau croire que cela les rendait plus apte à résister, c'était-là tout l'inverse car ils ne pouvaient qu'être enivré par un plaisir qu'ils n'avaient jamais connu.

« Qui a dit que je venais vous demander de l'aide ? » dit finalement la jeune femme. « J'ai parlé d'une proposition pour être exact, une proposition peut être acceptée ou refusée et donne lieu à des échanges de bons procédés n'est-ce pas ? Peut-être ne suis-je là que pour vous offrir un maillon de plus dans la chaîne dont vous parler ? Croyez-moi Anethra, vous ne regretterez pas notre conversation, dans le meilleur des cas vous avez tout à y gagner et dans le cas inverse je ne vous aurais pris qu'un peu de votre temps si précieux soit-il. »

Fulgrim ne craignait pas vraiment un conflit ouvert avec Anethra, ce genre de guerre aurait été trop longue et trop terrible en pertes humaines pour qu'elles se donnent la peine de la débuter. Si elle était blessée ou tuée, Lucius la remplacerait auprès des Emperor's Children mais lui ne pourrait pas mourir et les elfes de la pénombre se seraient fait des ennemis mortels sans compter que Slaanesh lui-même ne pardonnerait pas la mort de sa préférée. Être privé du Plaisir quand on était immortel devait être un châtiment vraiment terrible ! La démone savait que les autres légions du Chaos la soutiendrait de toute façon. Il suffirait que Fulgrim provoque un peu Angron en le traitant de faible incapable de détruire cette pauvre petite reine elfe et il se donnerait à cœur joie de lui montrer qu'elle avait tort en donnant l'assaut à Airian. L'imbécile ! Les adeptes de ce dieu étaient véritablement stupides, tout dans les muscles et rien dans la tête ! Néanmoins, il servirait ses intérêts. Anethra, aussi forte fut-elle en Airian, ne pouvait se battre seule contre les forces de 4 Légions, d'un dieu en colère, de Severia Palenix et des rebelles conjointement, surtout que la prise de Gladilan avait dû affaiblir quelque peu son armée.

Les réponses qu'Anethra avait formulée suite à son éclat de colère avaient plongé Fulgrim dans un grand élan de pitié pour cette reine qui ne savait vraisemblablement pas de quoi elle parlait. Non, Fulgrim n'aurait pu faire usage d'une autre couverture en Rugilian, tout simplement parce que ses oreilles étaient bien trop longues pour être assimilée à celles d'un humain et que sa beauté surnaturelle aurait trop éveillée la suspicion. Quant à ses cheveux blonds si éclatants qui cascadaient en cet instant jusqu'au bas de ses reins, il était hors de question d'y toucher pour les faire paraître comme ceux d'un elfe de la pénombre. Seule une elfe dorée aurait pu avoir un tel éclat. Néanmoins, Fulgrim ne prit pas la peine de corriger cette erreur, Anethra semblait aimer s'entendre parler alors elle la laissait faire. Quant au climat, oui en effet, c'était parfaitement nécessaire d'en passer par là, il n'empêchait pas que cela restait particulièrement désagréable.

Anethra donna une succession d'ordre et vint finalement se placer à ses côtés. Fulgrim ne se gêna pas une seconde pour déshabiller son corps du regard à chaque mouvement. La beauté des femmes était faites pour être regardée, il n'y avait aucune honte, aucune gêne à avoir à apprécier le corps d'une créature si admirable.

« Une seule personne m'a un jour tutoyé comme vous le faites » , dit finalement Fulgrim en replongeant ses yeux dans ceux de la reine.

Son ton était très calme, pas méprisant du tout, comme si elle venait tout simplement de faire une constatation qu'elle communiquait à la pseudo-déeese.

" C'était une personne méprisable, odieuse et probablement le pire souverain qu'une légion ait jamais pu avoir...c'était aussi un amant pitoyable. Horus, qui n'avait décidément pas la grandeur de son père, Râ. Je ne voulais que vous éviter cette comparaison déplaisante qui me fait vous trouver au moins un point de comparaison avec cet homme qui mérite ce qui lui est arrivé. »

Sarcasmes, ironies, ne jamais dire de choses blessantes mais toujours les glisser sous des mots en apparences inoffensifs, voilà ce qu'était la véritable diplomatie. On pouvait vous accuser de beaucoup de choses mais pas d'avoir insulter un haut représentant avec des mots aussi légers.

Elle continuait de sourire, insensible à la tension qu'elle sentait pourtant dans chaque muscle de chacun des soldats d'Anethra. Bien évidemment elle ne comprenait pas le langage muet de Vilvan et ses hommes et ignorait qu'ils communiquaient ainsi mais elle pouvait percevoir très nettement leur fureur dirigée contre elle malgré leur immobilité de statue. Fulgrim continuait de parler évasivement, tant qu'elle n'aurait pas d'entrevu privée, elle ne pourrait évidemment en dire plus. Surtout si cela concernait une future guerre.

« Cessons donc de nous quereller nous avons mieux à faire, tutoyez-moi donc si cela vous chante, vous ne ferez que perdre un peu plus de poids dans l'estime que je vous porte pour autant que vous vous y intéressiez. Mais évidemment, la manière dont vous êtes perçue par moi vous indiffère, aussi vous vous moquez bien de savoir ce que je vois en vous. »

Ce n'était qu'une affirmation qui n'attendait aucune réponse.
La démone et la reine elfe continuaient leur entretien d'une voix paisible qui tranchait nettement avec leurs propos. N'importe quel voyeur aurait juré qu'elles ne faisaient que se saluer et discuter tranquillement.
La remarque d'Anethra sur le fait qu'elle ne souhaitait pas leur montrer autre chose que ses appartements avait amusé l'Elue de Slaanesh mais évidemment, elle était demeurée impassible. La reine serait-elle du genre à ne pas aimer partager ? Pourtant, il n'y avait rien de plus agréable que le contact d'une multitude de caresses sur votre peau nue. Si Anethra choisissait de ne pas permettre à Lucius de participer à ces plaisirs, elle ne saurait décidément pas ce qu'elle raterait. Personne ne pouvait dispenser aussi bien du plaisir à une femme que son Second...elle exceptée bien sûr, mais elle n'était pas la Maitresse des Plaisirs pour rien.

« Je suis désolée de vous avoir tirée de votre lit, je m'efforcerais de raccourcir autant que possible notre entretien pour que vous puissiez le retrouver avec plaisir... »

Avec plaisir ou ... avec DU plaisir ? Les paroles de Fulgrim étaient aussi peu innocentes que celle d'Anethra. Le plaisir auquel elle songeait était bien loin d'exprimer la seule joie de retrouver son lit pour y dormir, mais bien d'y trouver des délices propres à la réunion de corps nus. Elle savait parfaitement qu'Anethra ne s'y tromperait pas, comme elle-même ne se trompait pas sur ce que lui disait l'elfe. Elles se comprenaient à leur manière malgré leurs paroles acérées. Elles étaient un peu pareille en fin de compte.
Fulgrim regarda les portes s'ouvrir progressivement, attendant patiemment que la reine fasse un mouvement pour pénétrer dans son fief et pouvoir l'y suivre. Il lui tardait beaucoup leur entretien tout autant que de pouvoir de nouveau se retrouver en tête à tête plus intime avec Anethra ou son Second si cette dernière décidait bêtement de ne pas profiter de cette occasion de connaître un plaisir sans limite.

Son regard se porta vers Lucius qu'elle ne se lassait jamais de contempler et elle lui sourit tendrement. Oh non, elle n'envisageait pas de se passer de lui pour cet entretien privé, d'ailleurs il serait très à sa place dans ce conseil militaire puisqu'il connaissait son projet concernant Rugilian et Airian, mais cela la reine le découvrirait lorsqu'ils se retrouveraient à discuter de sa proposition.
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Anethra Helbaine

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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Mar 15 Juin - 3:01

Un sourire narquois et ouvertement ambigu était né sur les lèvres désirables d'Anethra lorsqu'elle entendit une fois de plus cette visible certitude dans les discours de la démone. Hilarant. Tout bonnement hilarant. Cette supériorité complètement dans l'esprit de Slaanesh à dépit d'être intéressante, au moins avait de quoi faire rire. C'était prévisible à souhait, à tel point que s'en était presque caricatural. Ils auraient voulu faire exprès de faire ce qu'on attendait d'eux qu'ils n'y seraient pas aussi bien arrivés. Une chose était certaine, si les gardes noirs n'étaient plus habitués à l'heure actuelle à côtoyer ces êtres, il en avait tout de même longtemps été autrement puisque la plupart des elfes sombres avaient habité en terres oubliées à un moment ou un autre de leurs existences. Les Ombres étaient d'ailleurs d'autres êtres implantés un peu partout, ce qui les rendaient parfois propices à s'allier à eux quand la cause le justifiait. En tout cas cette petite nature susceptible de Fulgrim était amusante. À croire qu'elle devait s'écorcher la langue trente fois par seconde pour oser venir lui demander ce qui était de l'aide, qu'elle le veuille ou non. Après tout elle l'avait très bien signifié, elle ne venait pas de parcourir une grande partie du Rugilian juste pour lui rendre une visite de courtoisie. Le motif devait être fort, et puisqu'elle tenait tant à se cacher derrière une « collaboration », il n'en était que plus jubilatoire encore de ramener la vérité à la surface.

Fulgrim pouvait bien nommer cette entreprise comme elle le voudrait, mais le fait est qu'elle venait requérir quelque chose, et qu'il faudrait évidemment mettre le prix pour se faire entendre. Anethra se demandait encore ce qu'elle pourrait bien lui proposer de cohérent, puisque la seule chose qui soit vraiment digne d'intérêt était dans le domaine du militaire. Des esclaves? Elle en avait tellement qu'elle ne pouvait pas les compter. De l'or? Elle en avait assez pour s'y baigner tous les jours de sa vie éternelle si l'envie lui en prenait. Des terres? Aucune utilité à ce que l'on lui en offre puisque les conquérir n'était qu'une question de temps. En somme la suzeraine ne voyait toujours pas ce qu'ils avaient de si précieux à lui offrir, ce qui lui faisait ne pas avoir envie de bouder son plaisir vicieux de leur rappeler constamment quelle était leur place et leur condition. Oui ils étaient des inconnus, des individus qu'elle connaissait plus ou moins de loin et qui n'avait aucun, strictement aucun moyen de pression sur elle. Leurs négociations se feraient sous ses conditions, ou alors elles ne se feraient pas du tout. C'était le prix qu'il leur faudrait payer, ce que Fulgrim avait sûrement déjà anticipé si elle avait fait preuve d'un minimum de réalisme. Mettant sa monture à la hauteur du cheval de son « invitée », l'Immortelle lui répondit calmement.


- Vous même voyons. C'est vous qui avez BESOIN de quelque chose, et non moi. Personnellement j'ai tout ce qu'il me faut, et ce qui ne l'est pas encore est évidemment à ma portée. Si vous êtes décidés tous les deux à continuer sur cette pente, je vous propose tout de suite de faire demi tour et de rentrer indemnes et bredouilles. C'est votre choix... Profitez donc de ma mansuétude et faites comme bon vous semble, car cette chance ne se représentera pas deux fois.

Le culot et l'insolence étaient deux traits qui correspondaient parfaitement à Anethra, et tout les gens l'ayant rencontrée le savaient. Elle ne reculait jamais devant un obstacle même si ce dernier pouvait paraître difficilement surmontable, et peu lui importait le nombre et le calibre de ses ennemis. Faire face c'était sa loi, son crédo et sa devise. Ce n'était certainement pas deux démons, aussi bien placés hiérarchiquement soient-ils qui allaient lui tenir tête... Surtout que le faits étaient là et qu'ils en aient ou non conscience, il y avait une abîme de puissance entre eux. Seul Slaanesh lui même aurait pu rêver rivaliser avec la dernière des Helbaine, et encore... ce n'était qu'un espoir parmi d'autres. De plus et ce comme toujours, il y avait fort à parier que les plus diverses rumeurs leur étaient parvenues aux oreilles, comme par exemple la stupide parlotte racontant qu'elle avait du batailler pour prendre Gladilan. Erreur numéro un: Elle n'avait du soumettre que les habitants dont une piètre partie était armée, puisque la ville ne possédait qu'une caserne vide et des fortifications aussi solides qu'abandonnées. Airian lui avait servi cette ville sur un plateau d'argent, et si sa méfiance initiale avait été de penser qu'il s'agissait d'une ruse, les heures passées témoignaient qu'il n'en était rien. Il n'y avait même pas eu de déclaration de guerre ouverte dans les fiefs airiannais selon les différents rapports, ce qui laissait présager une autre voie que celle de la violence. Ceci dit ce n'était pas quelque chose qu'Anethra s'empresserait de corriger. Elle s'en fichait éperdument de ce que ses propres sujets pensaient d'elle, alors pourquoi s'encombrerait-elle des impressions ayant encore moins de valeur?
Se tournant un instant vers Vilvan, elle lui répondit toujours par le langage des signes avec une rapidité plutôt étonnante, et d'une seule main comme elle avait l'habitude de le faire lorsqu'elle était occupée avec autre chose en parallèle. Le message fut bref, signalant quelque chose comme: « Personne ne fait un seul geste tant que je n'en ai pas donné l'ordre. Les simples carreaux ne peuvent rien contre eux... Enfin cela a peu d'importance étant donné ce qui va suivre. » Le tout fut réglé en quelques secondes chrono, ce qui permit à la reine de se retourner à nouveau pour contempler le joli minois de la princesse des Emperor's Children. Retournant à la conventionnelle forme de vouvoiement, Anethra était souriante et pas du tout intimidée alors qu'elle lui murmura de sa voix acidulée:


- Bien sûr que je m'en moque, vous le savez. Cependant, je n'ai qu'un bien minable plaisir à vous tutoyer ma chère, mais vous savez aussi bien que moi que personne ne me dicte ce que je dois faire ou non, encore moins sur mes terres. Soyez donc moins pétulante et je suppose que je ferai un effort proportionnel. Pour commencer et en geste de bonne foi je vous fais le présent d'ignorer cette petite attaque mesquine déguisée sous une fausse candeur. Après tout ne sommes-nous pas deux femmes puissantes dans un monde d'hommes...? Nous pourrions bien trouver un terrain d'entente, du moins il me semble que c'est ce que vous recherchiez non?

Le ton était plus adouci, d'une façon plus neutre que glaciale désormais. Disons qu'elle consentait à essayait de trouver une voie qui s'écartait de leurs différences, à condition qu'il soit bien clair qu'elle avait des termes strictes, des conditions précises qui passaient notamment par le vrai respect. Elle ne leur exigeait pas de reconnaître sa suprématie comme elle le méritait... seulement d'au moins éviter de rentrer dans ce sujet qui serait un champ de mines, un vrai sabotage de toute conversation polie entre eux. Si Fulgrim s'attendait à provoquer une explosion avec ces paroles acerbes d'une provocation suicidaire, c'était encore raté. Comme si elle mettait un point d'honneur à agir à l'encontre de ce qu'on attendait d'elle, Anethra s'était soudainement montrée prête à signer une trêve, aussi momentanée soit-elle. Ou plutôt pour être plus exacte on pourrait dire qu'elle ouvrait la porte de sortie à Fulgrim pour revenir sur des bonnes bases tout en y mettant ses conditions. C'était comme pour l'aiguiller en quelques sortes, bien qu'elle ne doute pas qu'au fond son interlocutrice aurait très bien pu la trouver seule, si elle en avait fait l'effort.
Glissant une œillade lente et impudique sur les formes dénudées de Fulgrim et ensuite sur la croupe agréablement proportionnée de Lucius, le regard qui en découlait était critique et légèrement appréciatif. Bien sûr qu'on ne pouvait douter du fait que son hôte était dotée du plus grand bon goût en la matière, cependant si la passion de la chair les unissait, l'elfe de la pénombre n'en oubliait pas pour autant l'essentiel... Ce qui ne l'empêchait pas de pouvoir embarquer la conversation sur un autre sujet.


- Peut être m'en avez-vous tirée pour mieux m'y replonger, qui sait? Ne disait-on pas toutes les deux fut un temps qu'il s'agit du meilleur endroit pour débattre...?

Les portes s'ouvrirent alors devant elles, les gardes noirs faisant une espèce de chaine humaine pavant leur route jusqu'à l'immense villa qui étaient devenue son palais. Le chemin était pavé de dalles blanches qui recouvraient l'ensemble des rues de la ville, très bien conservées et propres contrairement à la plupart des agglomérations d'Erade. Le gel y était sûrement pour beaucoup, et comme les habitants ne pouvaient déambuler trop longtemps dehors pour flâner, le tout évitait aux plus mauvais citoyens de se laisser aller à la polution. Cependant la Déesse vit deux marchants sortir de magasin par curiosité, ce qui les conduisit à se bécoter sulfureusement quelques instants plus tard. Les effets hormonaux de la présence des deux démons sûrement. Qu'importe... Ce n'étaient que des humains... rien de comparable à cette humanité presque évanouie des gardes noirs dont l'âme morcelée partageait l'essence.
La grande place principale fut traversée en quelques minutes étant donnée la cadence de leurs montures, et rapidement sa nouvelle forteresse les accueillit pour les protéger du froid. Ici entre ces murs la chaleur était accueillante et très raisonnable, se maintenant à une température constante par on ne sait quel biais, probablement magique. De quoi donner des vives chaleurs aux nouveaux arrivants venant de l'extérieur, le temps qu'ils s'acclimatent. Pénétrant en premier dans le hall après avoir mis pied à terre et laissé sa chimère domestique reprendre sa forme humaine, c'est une Anethra amusée qui put voir le regard de pure luxure que celui-ci lui avait décoché. Dommage qu'elle ait d'autres choses à faire, au final elle n'aurait pas dit non à un peu d'amusement étant donné cette chaleur. Se dépouillant de sa cape pour la confier à un serviteur, elle fit quérir une robe qui lui appartenait et la fit présenter à Fulgrim. C'était une magnifique étoffe semi transparente et brodée de quelques pierres précieuses... une tenue de reine qui était terriblement séduisante sans tomber dans le pompeux ou le baroque. L'équilibre parfait entre luxe et élégance. C'était le mieux qu'elle puisse faire pour la démone étant donné que leurs mensurations devaient être à peu près comparables.


- Allons donc Vilvan, ouvre nous la voie de la salle de réunions et certifie toi que personne ne rentre ou sort en plus des présents. Elle se retourna alors vers encore un esclave non loin, lui donnant une autre série d'instructions. - Fais servir le repas dans mes appartements, et surtout dis aux trois joyaux de m'attendre, ainsi que Elyon que tu feras appeler pour moi. Elyon... son bras droit chez les sœurs noires. Une autre femme redoutable et ne reculant devant rien pour satisfaire sa maîtresse et idole, la reine. Que pouvait bien manigancer cette dernière..?
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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Mar 15 Juin - 16:02

Bon… Les décisions de la déesse bien que parfois contestables faisaient figure de loi et à ce juste titre, aucun des hommes placés sous le commandement de Vilvan n’ouvrirait le feu ou ne déclencherait les hostilités. Il savait faire avec toutes les décisions de sa maitresse… Et celle-ci ne ferait pas exception. Cette gueuse et son suivant avaient de la chance que la reine des elfes de la pénombre soit de bonne humeur… Il y avait eu du sang pour moins que cela… Leur reine, capricieuse? Non. Particulière, ah ça oui. Comprendre la déesse n’était pas à la portée du commun des mortels… Et Vilvan n’avait pas besoin de comprendre pour être un bon instrument. Quelques directives, même sommaires, faisaient parfaitement l’affaire… C’était ce qui faisait d’ailleurs l’efficacité de la garde noire : un minimum pour fournir un maximum… Contrairement à bien des corps spécialisés servant sous la déesse, ils avaient besoin de bien moins pour donner leur potentiel optimal… Les dragonniers, eux…

Mais bon, laissons de côté la question de qui la garde noire concurrençait sans mal pour revenir à la présente situation. Assurez la protection des lieux et de la reine. Communiquant par signe avec ses troupes, la garde noire reconfigura ses positions pour former un cordon des portes à la salle de réunion. Marchant du même pas, sans une fraction de seconde de décalage, la garde noire donnait l’impression d’être une machine bien huilée où chaque engrenage fonctionnait avec un but précis…Complètement désintéressés voire immunisés face à un nombre important de choses que la plupart des races en ce bas monde jugeait nécessaire, agréable ou plaisant, la garde noire faisait plus penser à une armée de golems qu’à des êtres vivants. En fait, on aurait pu mettre une armure vide et l’animer qu’elle aurait eu autant de réaction que ce corps spécialisé servant la déesse. Avec une âme fragmentée… Vous perdez certaines notions dans le processus… Certains plus que d’autres d’ailleurs et Vilvan en était le parfait exemple.

Arrivés donc dans le hall, avant de se diriger vers la dite salle, Vilvan fit signe à ses troupes de s’arrêter… Ce qui fit s’immobiliser le groupe. Ne désirant pas s’adresser à cette vermine qui venait importuner sa maîtresse, il fit signe à son second de parler à sa place. Le paranoïaque garde du corps de la reine était responsable de la sécurité intérieure, de la sécurité du palais en fait… Et ici, à moins d’un ordre direct de sa maitresse, tous se subordonnaient à ses directives… Invités inclus. Surtout les invités. Une mesure de sécurité jugée souvent scandaleuse par ceux devant s’y soumettre… Mais Vilvan n’était pas le garde du corps personnel d’Anethra, le chef de la garde noire, le chef de la sécurité intérieure et le meilleur garde noir qui soit pour rien…


Lilkun Aluss : « Le capitaine de la garde noire, le respecté Vilvan Ertis, demande à ce que les visiteurs se dépouillent de toutes armes et armures, de tout équipement jugé non essentiel et de se soumettre à une fouille en règle. Les effets des visiteurs seront ensuite placés sous bonne garde et après la réunion, ces derniers seront autorisés à les reprendre. Seule la garde noire est autorisée à porter armes et armures en présence de sa divine excellence, reine entre les reines et souveraine devant l’éternel, la respectée, vénérée et crainte Anethra Helbaine, déesse des elfes noirs… »

Vilvan, qui refusait catégoriquement de parler aux étrangers, regarda sans broncher la paire de démon. Il avait bien formé son second : il n’avait pas fait de cadeaux aux étrangers, ne les avait désignés par aucun titre et avait clairement mit de l’Avant la suprématie de leur déesse. Si Fulgrim et Lucius tenaient à s’entretenir avec Anethra au palais… Fulgrim porterait la robe fournie par Anethra et la garde fournirait un habit de noble à Lucius. À moins d’un contre ordre de la reine… C’était non négociable…
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Lucius l'Eternel

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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Jeu 17 Juin - 17:32

    Lucius ne desserra toujours pas les dents, il n'avait rien a dire des décisions de la princesses et même s'il aurait beaucoup a dire des paroles idiotes de la pseudo déesse qui lui faisait face, il garda le silence complet. En tant que second, il n'était pas de son rôle de faire quelque commentaire que ce soit sur les négociations, seul pour l'instant le dispositif de sécurité de ce Vilvan lui semblait important. Il estimait le potentiel de chaque garde, fouillait leur regard afin de deviner l'entrainement reçu, surveillait chaque posture pour voir ou des armes dissimuler pouvait se trouver, bref remplir son devoir sacré de garde du corps de la princesse démoniaque comme il le faisait depuis maintenant des millénaires. L'éternel n'était pas homme a plaisanter, sa puissance était colossale et il ne pouvait de toutes façon pas mourir a cause de son armure. Si la discussion avait l'air paisible, il n'en était rien, les paroles étaient devenue tranchante et il n'avait aucunement voix au chapitre. Ses abrutis se croyant supérieurs a tous le monde tomberait de haut le jour ou ils se rendraient compte que certaine menace étaient trop dangereuse pour être ignoré mais cela le guerrier éternel n'allait pas perdre son temps a leurs expliqué. Lucius n'avait aucunement besoin de leurs aide en quoi que ce soit, puisqu'il était lui même rompu aux arts de la guerre depuis sa plus tendre enfance et il était née bien avant la première guerre entre Anémonius et l'humanité, née avant même la création de la race immortels. Aussi il regardait Vilvan de haut, jugeant de ses capacités comme le ferait un mentor envers un élève capricieux et stupide, jugeant notamment son apparence déplorable et totalement indigne d'une race réputé pour être l'exemple même du raffinement. La Garde Noire dans son ensemble n'était qu'une erreur, une tâche sans nom, une insulte aux Elfes, Lucius avait bien plus de respect pour les dragonniers, qui eux connaissaient les fondamentaux de la race elfique.

    Toutefois, la marche débuta enfin après de longue tractation sur le pallier et le guerrier suivit sa supérieure dans les rues de Gladilan, continuant a ne manquer aucun détail. La paranoïa de Vilvan était dégoutante, l'on pouvait la sentir a des kilomètres a la ronde et Lucius commençait a de moins en moins apprécié l'air ambiant hostile. Ses créatures n'avaient aucun sens des dettes, il en était certain, elles n'imaginaient même pas les efforts fournit pour qu'Horus ne décide pas tout simplement de raser la race elfique lorsque cette fausse déesse avait prit le pouvoir. Bien sur, Fulgrim était très loin d'avoir accomplit ce mouvement par vulgaire bonté d'âme, il s'agissait juste de s'assurer que la survie de cette race leurs permettent de s'en servir plutard, mais apparemment ils n'avaient guère envie de jouer le rôle auquel ils étaient prédestinée...Tant pis pour eux, les marionnettes qui ne jouent pas leurs rôles sont remplacé, après tout, d'autre personnes pourraient peut-être se montrer plus coopérative. La déesse avait laissé une porte de sortie aux deux démons, et Lucius commençait a penser qu'il s'agissait d'une solution viable car il ne voyait pas comment la situation pourrait tourner a leurs avantage, surtout devant un manque évident de respect des convenances, c'était presque comme s'ils avaient tous décidé de vouer un culte a Khorne d'un coup ! Remarquer que pour la garde noire, leurs apparences disgracieuse pouvait confirmer des soupçons sur une allégeance dissimulée au dieu du Sang, mais ne nous égarons pas.

    Tous se déroula bien jusqu'au hall. Il y avait même des allusions intéressante qui fusaient ici et la, mais cela se compliqua lorsqu'ils atteignirent la salle en question. L'idiot du groupe fit arrêter l'avancée de tous et demanda a son second de s'occuper de problème administratif sans aucun intérêt. Il faisait une faute de goût remarquable et une méconnaissance de la culture démoniaque risible et non avenue...Peut-être même que ses subordonnées en savait plus que lui même a se sujet. Fulgrim était déjà nue, mais son corps lui même était une arme de guerre dangereuse apte de le mettre au tapis avec toutes sa garde sans trop de problème. Quand a lui, même si son armure était invisible, il était impossible qu'il la confie car elle faisait maintenant tout simplement partie de lui même. Surtout, c'était ainsi présenté de manière dédaigneuse et irrespectueuse, ce qui était indigne d'un hôte recevant un émissaire neutre. Lucius hésita sur la conduite a suivre. Remettre cet avorton lui même a sa place et lui expliquer qu'il avait besoin de chirurgie esthétique afin de pouvoir faire bonne impression envers sa pseudo déesse ou bien laisser faire Fulgrim. Il se frappa le front, complètement déçu des paroles de cet homme et en ayant conscience que se plaindre ne ferait qu'envenimer les choses. Toutefois, il décida de se pencher vers sa supérieure afin de pouvoir faire un contact physique avec elle pour lui transmettre une pensées. Un élu de Slaanesh pouvait faire usage de ses membres pour transmettre plein de chose grâce a une sensibilité bien supérieure a celle d'un humain.


    *Ils sont devenu irrespectueux et paranoïaque a l'extrême, ne perdons nous pas notre temps ? Une race aussi inquiète pour sa sécurité ne peut-il pas être une marque de décadence et d'inquiétude face a son destin inéluctable ? Je ne peut pas vous laissez insulter a ce point, désirez vous que j'intervienne pour corriger ce mécréant ?*

    Les questions étaient claire et nécessiterait maintenant réponse. Tous les outrecuidants, les lâches, les imbéciles et les lèches bottes ne méritait que la mort sous les mains les plus impitoyables qu'il soit, mais Fulgrim restait au final seul juge de cette situation et il se conformerait a son choix comme a son habitude. Il croisa les bras et toisa l'armure vide en face de lui, pendant combien de temps ce gratte papier pathétique lui ferait face sans finir par fuir en courant, effrayé par l'aura noire des deux élus du Chaos ?
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Fulgrim

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MessageSujet: Re: Visite aux portes de Gladilan   Ven 18 Juin - 8:42

Lorsque Anethra avait suggéré à Fulgrim de faire demi-tour si elle continuait à s'exprimer avec elle de cette manière, la démone avait été à deux doigts de s'exécuter immédiatement. Aucune fleur de Silivren au monde ne pouvait valoir la hauteur que prenait la souveraine elfe vis-à-vis d'elle. Qu'Anethra prenne garde à ses paroles, elle semblait croire être la seule à pouvoir l'aider et en cela, elle se trompait fortement. D'ailleurs Fulgrim n'hésiterait pas à la remettre à sa place s'il le fallait.
Si elle était venue voir Anethra en premier c'était tout simplement parce que la pseudo-reine était la plus susceptible de lui fournir ce qu'elle recherchait dans un laps de temps très court. Néanmoins, elle n'était sûrement pas la seule à disposer de la plante dont elle avait besoin.
D'une manière ou d'une autre, c'était un fait, Fulgrim devrait être redevable à quelqu'un et Anethra avait tout intérêt à profiter de cet instant de faiblesse de la Maîtresse des Plaisirs car si elle ne le faisait pas, la situation bénéficierait à une autre personne.
La démone crispa ses mains sur les rennes d'Ethalidès, pesant le pour et le contre, prête à laisser exploser sa fureur. Dans un instant de bon sens, elle avait alors tourné la tête vers Lucius et avait cherché dans son regard l'apaisement dont elle avait eu besoin pour ne pas céder à son comportement passionné et se tourner vers la raison qui lui dictait de conserver son sang froid.
Durant le temps de sa réflexion, Anethra avait continué à discuter de manière inaudible avec Vilvan et lorsqu'elle reprit sa discussion avec elle, la souveraine la vouvoya de nouveau. Ce simple fait, conforta Fulgrim dans sa résolution de prolonger leur séjour. Ce n'était pas grand chose mais cela rester une amélioration, comme si la reine avait daigné faire un effort aussi minimum soit-il pour que la situation s'améliore. Elle la remercia silencieusement d'un signe de tête.

« Oui vous avez raison, une ancienne alliance existe entre nous, je suis d'avis de chercher à la préserver autant que possible. Je tenterais donc de m'efforcer à être moins...irritable...afin que nous puissions nous entendre. » répondit-elle finalement avec un peu plus de calme.

Oui, Fulgrim avait très bien compris ce que venait de faire Anethra et elle entra parfaitement dans son jeu puisqu'il était de son intérêt à ce que la discussion se passe bien. Si elles se débrouillaient bien, les deux souveraines étaient capables d'avoir des discussions presque amicales du moment qu'elles ne parlaient pas de divinités ou d'autres sujets de discordes entre elles. Peut-être la solution était-elle de ne parler que des choses qui les contentaient toutes deux sans évoquer ce qui les opposait ? Cela se vérifierait ou non lors de leur entretien.

De nouveau, sa réplique concernant le plaisir amusa intérieurement la princesse démoniaque. Oh, elle ne se trompait pas du tout sur le sens que la reine donnait à sa phrase, il lui suffisait de voir son regard attentif à son physique nu et à celui de Lucius pour savoir ce à quoi elle pouvait bien penser.

« Je disais plutôt qu'il s'agissait d'un bon lieu pour s'ébattre, mais si vous souhaitez y débattre je ne saurais vous refuser ce plaisir. » s'amusa Fulgrim un sourire au coin des lèvres.

Qu'Anethra débatte donc autant qu'elle le voulait dans son lit, Fulgrim, elle, lui trouvait des fonctions bien plus intéressantes à son goût qu'une simple discussion. Mais le lit n'était pourtant pas l'endroit le plus original pour les occupations habituelles de la démone pour laquelle n'importe quel lieu pouvait devenir l'endroit de ses plaisirs si tant est qu'il y avait quelqu'un pour les partager avec elle.

Elle n'eut pas l'occasion de prononcer un mot de plus que déjà les portes s'ouvraient devant elles. Faisant marcher son étalon à la même hauteur que la chimère d'Anethra, elles s'engagèrent à l'intérieur de la cité où les plus curieux les observaient avec attention et inquiétude, se demandant ce que tout cela pouvait bien signifier.
Fulgrim qui était de nature à s'intéresser à toute sorte de chose, principalement dans ce qui touchait les arts, se montra curieuse de l'architecture des demeures et accueillie avec bienveillance ce qu'elle voyait, sans poser néanmoins la moindre question, se contentant d'observer et d'apprécier silencieusement, attendant d'être arrivée au cœur de la demeure royale, dans les appartements d'Anethra où elles pourraient parler librement. Il allait sans dire qu'elle préférait l'ambiance chaleureuse de Plénium mais le changement ne lui était pas aussi désagréable qu'elle ne l'avait cru.
Elle regarda les deux marchand s'enlacer tendrement sur son passage et haussa un sourcil avec curiosité. Voilà une chose plutôt étonnante. Habituellement, les gens se contentaient de la fixer, la bave au lèvre, envoûtés par sa beauté surnaturelle, prêts à satisfaire le moindre de ses désirs dans le seul but de lui plaire...jamais son pouvoir n'avait été à ce point grand qu'il contraigne deux personnes à s'adonner au commencement du plaisir... Était-ce là un signe de Slaanesh ? Était-elle sur la bonne voie ?

Mettant pieds à terre, elle flatta l'encolure de son cheval et tendit les rênes à un elfe chargé de s'occuper des montures.
La demeure d'Anethra était délicieusement chaude et elle s'en étonna secrètement sans pour autant s'en plaindre. La différence de température était très notable et elle apprécia de retrouver un climat qui lui correspondait mieux. Fulgrim ne vivait que de chaleur, le froid, même si elle le tolérait bien plus facilement que les humains, n'était pas une chose à laquelle elle était habituée.
La démone vit s'éloigner la chimère d'Anethra qui venait de reprendre forme humaine et la suivit des yeux jusqu'à ce qu'elle eut disparu au détour d'un couloir.
On lui fit gracieusement apporter une robe et Fulgrim la trouva tout à fait appropriée. Elle passa quelques secondes à l'observer et à faire glisser le tissu entre ses doigts.
La démone entendit les instructions d'Anethra mais ne s'inquiéta pas de ses paroles bien qu'elle resta sur la défensive. Toute personne disposait de chose secrète ou de nom de code pour désigner certaines personnes, ce devait être une de ces choses-là.

Néanmoins, un homme vint s'adresser à elle et à Lucius et elle l'écouta avec une attention non feinte, le laissant terminé son petit texte appris par cœur sans l'interrompre.
La princesse démoniaque sentit le contact de son Second et se rapprocha de lui pour profiter de ses caresses, des caresses non emplies de sens. C'était une discussion muette entre les Emperor's Children, une discussion invisible que seul le frémissement de leur peau trahissait. Fulgrim était tout à fait d'accord avec lui, leur paranoïa n'était rien d'autre que le sursaut d'instinct de vie d'une race en déclin qui finirait par disparaître. Dommage, considérant tous les efforts qu'elle avait mis à profit pour convaincre Horus de ne pas l'exterminer des millénaires auparavant.

* Cet homme n'est pas un diplomate, c'est un pantin qui gesticule et qui saborde lui-même les efforts de sa reine pour trouver un terrain d'entente. Ne suis pas son chemin imparfait en t'abaissant à lui répondre, sa pitoyable prestation n'en vaut pas la peine, nous avons l'habitude d'être sous-estimés n'est-ce pas ? Et pourtant, qu'arrive-t-il à ceux qui ne nous prennent pas au sérieux ? Ils finissent par mourir, tous sans exception. Je crains cependant qu'en effet cela soit une perte de temps, demeurons encore un instant je tiens à voir si Anethra se laisse dominer par la paranoïa de cet homme ou si elle le remet à sa place comme elle le devrait. * répondit-elle à son Second via leurs habituels contacts corporels.



Elle avança vers le soldat en question mais au lieu de s'arrêter devant lui continua à marcher droit vers Vilvan devant lequel elle s'arrêta à une distance respectable.

Elle eu un sourire amusé alors qu'elle le défiait du regard. Pensait-il qu'elle dissimulait un poison toxique ou une quelconque arme dans les parties les plus intimes de son être ?
Évidemment que non !
Et dire que Fulgrim avait pensé que les négociations allaient enfin pouvoir débuter, voilà de nouveau que les tensions s'élevaient !

« Je n'ai pas d'épée sur moi mais croyez-moi même si c'était le cas, cette épée ne serait pas ce que votre reine aurait le plus à redouter de moi. »

Ce n'était pas une menace, une simple constatation car Fulgrim n'avait nullement l'intention de faire office de sa magie dans la demeure d'une alliée à moins qu'une situation critique se mette en place.
Oui, Vilvan pouvait lui demander de se séparer de beaucoup de chose, mais quoiqu'ils fassent nul ne pourrait brimer ou briser le don que Slaanesh mettait à sa disposition, un pouvoir envoûtant qui pouvait pousser n'importe lequel des elfes d'Anethra à se retourner contre elle.
Finalement, Fulgrim se tourna vers la reine pour lui poser une question, une simple question sans mauvaise intention, sans chercher à nuire ni à faire de sarcasme, juste une question qui la taraudait et qui l'étonnait depuis qu'elle avait discuté pour la première fois avec Anethra devant les portes de Gladilan :

« Je vois vos hommes arriver sous la forme d'une armée entière pour accueillir deux personnes aux portes de votre cité et maintenant, votre Second nous demande de laisser nos armes ici... il vous fait passer pour une reine faible et vulnérable, incapable de terrasser deux malheureuses personnes par vous-même si elles osaient lever la main contre vous. De la même manière, j'ai juré sur mon Dieu que je n'étais pas venue avec de mauvaises intentions à votre encontre, votre Second n'aurait tout de même pas l'audace de remettre ma parole en question ? Nous ne chercherons pas à vous nuire à moins que vous ne leviez vos épées en premier contre nous. Il vous insulte en sous-estimant votre pouvoir et il fait irrespect à ma personne en pensant que je trahirais mon serment. Vous tolérez cela au sein de votre propre demeure ? »

Ce n'était pas une attaque piquante qu'elle posait à Anethra mais plutôt la constatation de son étonnant le plus vrai face à la liberté d'action que la reine accordait à ses hommes. De quoi se mêlait donc son Second alors qu'Anethra avait invité elle-même Fulgrim à pénétrer dans ses appartements ? Elles avaient été si proche de trouver un terrain d'entente et voilà que les propos d'un vulgaire soldat était susceptibles de raviver les tensions entre leur alliance.
Anethra devait comprendre leur point de vu. Lucius et Fulgrim venaient de pénétrer sur un territoire qui loin de leur être hostile n'était pas uniquement habité par des enfants de chœur, ils étaient un peu comme dans la gueule du loup. Si quelque chose tournait mal, d'une manière ou d'une autre les Emperor's Children seraient les plus en difficultés et il était hors de question qu'elle empêche Lucius de conserver avec lui une quelconque arme pour la défendre. Anethra aurait-elle acceptée de poser les armes si la situation avait été inversée ?
Fulgrim n'avait jamais considéré la pseudo-déesse comme un être faible et vulnérable et elle était loin de la sous-estimer, pourtant l'image que Vilvan donnait d'elle n'était vraiment pas à son avantage. La démone comprenait mieux que des elfes rebelles s'évertuaient à lancer des attaques contre son pouvoir, si elle passait pour une personne fragile les rebelles ne devaient avoir de cesse de la harceler.

« Pourtant...soit, si cela peut rassurer la paranoïa de son altesse, Lucius déposera ses armes à l'entrée... » concéda-t-elle en faisant un effort pour ne pas décapiter d'entrée l'insolent personnage qui n'avait pas même le courage de s'adresser à elle en personne.

« ...en revanche, je vous suggère d'accorder plus d'attention à votre service de renseignements ou de former un Second qui y serait plus attentif ; l'armure de Lucius ne peut être ôtée, elle fait partie de lui, même les humains savent ça. »

Fulgrim ne prenait pas un très gros risque. Si Lucius était tué, il reprendrait vie dans le corps de son assassin qui, lui, disposait d'une épée. Quant à elle, son pouvoir lui permettrait d'envoûter un des gardes d'Anethra pour qu'il la défende le cas échéant. Décidément, Vilvan sous-estimait les visiteurs qu'il avait devant les yeux, elle ne chercha cependant pas à le détromper. C'était la marque de fabrique de la démone. Les Grands la sous-estimaient, la prenaient dans son lit et mourraient avant même d'avoir compris à qui ils avaient à faire. Elle n'était pas la Princesse des Emperor's Children pour rien et elle gouvernait son peuple depuis bien plus longtemps qu'Anethra, elle connaissait bien les rouages de la politique et de la diplomatie.

« Quant à moi... » continua-t-elle finalement en se rapprochant de son Second.

Fulgrim s'empara du poignet de Lucius et le guida entre ses cuisses pour sentir ses doigts dans son intimité. Elle se mordit la lèvre et gémit de bien-être en se collant contre lui.
Le regard de la démone n'avait pas quitté un seul instant celui d'Anethra et lorsqu'elle ressortit la main de l'Eternel, elle porta les doigts de son Second à sa bouche pour lécher et suçoter la cyprine, tentatrice, sans jamais détourner son regard envoûtant de la reine.

« ... Mmmh... je crois qu'il n'y a pas d'arme ici...mais vous voudriez peut-être vérifier par vous-même ? » demanda-t-elle innocemment un sourire amusé sur les lèvres. « ...Ou alors vous pourriez cesser de me considérer comme votre ennemie, vous rappeler que nous sommes alliées et nous pourrions peut-être enfin commencer ce pourquoi vous m'avez permise d'entrer chez vous... ? »

Tenant la robe d'Anethra d'une main et le poignet de Lucius qu'elle n'avait pas daigner lâcher dans l'autre, elle attendit une réponse qui s'avérerait déterminante pour la suite de cette rencontre.
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Visite aux portes de Gladilan

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