La destinée de l'Erade
Bienvenue à toi, étranger !
Œuvre du hasard ou du destin, tu viens d’arriver aux portes d’un monde nouveau, celui d’Erade ; un univers aux secrets innombrables où cohabitent des cultures différentes et où la magie se lie à chaque être, dés sa naissance. Tu connaitras l’amour, l’amitié et de grands moments que tu n’oublieras jamais mais aussi de la tristesse, une noirceur dont tu ne te connaissais pas l’existence et qui sommeille pourtant en toi. Ce monde possède des horizons différents, des histoires liées entres elles et tu apprendras par la suite que rien n’arrive par hasard. Tu peux fuir ou rejoindre l’aventure mais n’oublie jamais qu’ici, chacun de tes actes changera le cours de notre histoire, celle que l’on écrit tous ensemble, la destinée de l’Erade.



 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Bienvenue en terre d'Amilian

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Silesia

avatar

Féminin
Nombre de messages : 5
Age : 68
Date d'inscription : 08/02/2010

MessageSujet: Bienvenue en terre d'Amilian   Mer 17 Fév - 10:16

Amilian... Terres amènes au doux parfum de seigle et d'osier, bordées de bois anciens et aux paysages peinturlurés de verdure et de fleurs. Y entrer n'était plus une mince affaire. A la place du manteau infini des plaines chantantes on y trouvait la robustesse d'un bois dessinant de hauts murs où veillait les troupes imputrescibles du royaume et sans permission préalable, on ne pouvait plus y flâner à notre guise.
Sous la chevelure tombante d'un frêne se distinguait une silhouette obombrée. Bien reculée des barricades Amiliènes (? oô) elle se tenait sous une cape noire au tissu épais, couvrant avec soin un visage que même de près on ne discernait pas. Un vent frais brisa l'inertie de la stature avant qu'elle ne se détourne, s'enfonçant dans les jonchaies. Au bout d'un sentier embué de broussailles se tenait un homme vêtu d'une armure au blason du royaume d'Amilian. Il observait l'être approcher avec un enthousiasme proche de l'hérésie et s'agenouilla, mains et lèvres tremblantes...

« Maitresse, je suis près pour la mission que vous m'avez confié. Je serai à la hauteur et ne vous décevrai pas. »

Une main délicate à moitié couverte de dentelle noire s'échappa de la capeline obscure et vain se poser, douce et chaude sur la joue pâle du soldat.

« Je le sais Aldré. Relève-toi. »

Il s'exécuta avec promptitude, le regard d'un gris glacé s'entêtant à la fixer pour mieux l'apercevoir malgré le chaperon.

« Ce matin, j'entre au royaume d'Amilian. N'oublie pas que ma mission est primordiale. Je dois passer à tout prix. Si tu te fais prendre, tu ne devras rien révéler à mon propos. »

« Je mourrais plutôt que de vous trahir maîtresse. »


Dit-il fiévreusement, happant la menotte de la sibylle pour l'embrasser passionnément, main que Silesia retira brusquement, le giflant de son autre main, étouffant un juron en pinçant ses lèvres.

« Concentre-toi! »


Flashback

Lorsque Silésia tenta la toute première fois de pénétrer l'enceinte protégée, elle s'était mêlée à un groupe de commerçants, se fondant dans le nombre pour mieux se faire oublier. Ils avaient essuyé un refus franc et massif qui les avaient contraint à faire demi tour, la tête basse.
Agacée par tant de difficultés l'alcine se décida à opérer d'une toute autre façon. Soit !
Plusieurs jours durant, elle patienta dans l'obscurité, observant tous les mouvements entrants ou sortants de la forteresse, repérant ceux qui étaient autorisé à passer ou non et les mouvements, réguliers ou non, de la garde.
Elle repéra rapidement les multiples allés et venus de certains soldats qui voyageaient jusqu'aux villages voisins, et surtout un en particulier. Il était plutôt d'un physique agréable, flanqué d'une stature respectable et gradé qui plus est. Un capitaine visiblement.
Silésia lui avait tendu un piège lors de l'un de ses passages et n'avait pas tardé à faire de lui son esclave. A vrai dire, il ne résista guère longtemps. C'était un homme assez doux à faible volonté que la torture déstabilisa rapidement. Son esprit fut particulièrement malléable, pour le plus grand bonheur de sa Dame, car même si elle appréciait les esprits récalcitrants, aujourd'hui elle n'avait pas de temps à perdre.

Fin flashback


Aldré et Ily se hissèrent sur leur monture respective, lui nippé de ses apparats de fantassin et elle de sa pèlerine discrète, puis ils partirent au galop vers la muraille. C'était déjà le petit matin, l'aube posait au sol un voile virginal et volatile, une brume légère que les pas pressés des chevaux faisaient fuir et le soleil, ce grand astre, pointait timidement le bout de son nez doré, bien loin de vouloir réchauffer cette atmosphère, légèrement rude.
Ainsi parvinrent-ils aux portes closes, l'un des gardes se présentant à eux, à pied, s'extirpant d'une porte dérobée dessinée dans le mur de bois.

« Mon Capitaine ! »

Dit-il en saluant Aldré son poing refermé sur son torse, l'air plutôt enjoué.

« Nous nous sommes inquiété de votre absence... Vous êtes blessé ? »


Silésia se tenait immobile, son hongre frappant le sol avec impatience, ses grands yeux noirs exultaient d'ardeur et de nervosité, semblant n'attendre qu'un mot pour foncer droit devant. Mais la Maîtresse gardait le silence, laissant le Capitaine s'expliquer.

« J'ai été chargé d'une mission secrète par Adrian Milos en personne. Je n'avais ni le temps ni la liberté d'en parler. Nous avons été attaqué sur le chemin du retour. Nous avons déjà assez perdu de temps, maintenant écarte-toi Valen ou bien je te laisserai expliquer toi-même la raison de mon échec à notre Seigneur. »

L'alcine pouvait lire à livre ouvert dans le regard confus du soldat. Terrassé par un ignoble dilemme... Suivre les ordres à la lettre ou bien laisser passer son Capitaine. Il baissa son visage en pinçant ses lèvres, ses yeux bruns cherchant une réponse à ce problème. C'est alors qu'Aldré mit pied à terre et approcha de son compère en posant sa main sur son épaule, voulant le prendre en aparté.

« Valen, tu me connais non ? Tu sais qui je suis. Penses-tu sincèrement que je mettrais notre Royaume en danger ? -après quelques secondes de silences il reprit- cette personne que tu vois là, doit être conduite d'urgence auprès du Seigneur Milos.... » -Il fut coupé-

« Mais pourquoi ne t'a-t-il pas donné d'ordre signé de sa main ? Il... Il le fait toujours d'habitude, il n'y a pas d'exception... »

« Nous avons été attaqué par des sorciers puissants. Nous n'en avons réchappé que par chance. S'ils étaient tombé sur ce parchemin, ils auraient trouvé un moyen de l'utiliser pour leur compte et seraient sûrement parvenu à violer l'enceinte. Il faut que tu nous laisses passer. C'est Maintenant sur toi que repose cette mission Valen. A toi de prendre ta décision. »

Le jeune homme était déconcerté. Aldré était son Capitaine mais avant tout un ami d'enfance, honnête et juste qu'il considérait comme son frère. Puis il leva ses yeux ternes sur son officier et acquiesça.

« Très bien... Mais c'est la dernière fois hein... Je tiens pas à m'faire rétrograder pour des trucs dans l'genre. »

Aldré sourit et tapota son épaule en retournant à son cheval.

« Tu viens de rendre un grand service à ton Royaume Valen, à mon avis tu es loin de risquer une telle punition, bien au contraire. Je te revois bientôt. »

Le soldat se retourna vers la clôture en faisant un signe à ses comparses.

« C'est bon tout est en ordre! »


La lourde porte s'ouvrit. On entendait le bois craquer, les chaines rouler, grinçant sous l'effort tant la porte semblait peser lourd mais enfin les deux cavaliers traversèrent les fortifications.

Silésia souriait dans l'ombre de son voile laineux, jubilant d'une telle victoire, enfin passaient-elle outre les cloisons, outre les interdis, mais cela n'était que le début. A grand galop, ils s'enfoncèrent dans les terres d'Amilian.
Revenir en haut Aller en bas
 

Bienvenue en terre d'Amilian

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La destinée de l'Erade :: La Destinée de l'Erade :: ARCHIVES :: Archives RP-
Sauter vers: