La destinée de l'Erade
Bienvenue à toi, étranger !
Œuvre du hasard ou du destin, tu viens d’arriver aux portes d’un monde nouveau, celui d’Erade ; un univers aux secrets innombrables où cohabitent des cultures différentes et où la magie se lie à chaque être, dés sa naissance. Tu connaitras l’amour, l’amitié et de grands moments que tu n’oublieras jamais mais aussi de la tristesse, une noirceur dont tu ne te connaissais pas l’existence et qui sommeille pourtant en toi. Ce monde possède des horizons différents, des histoires liées entres elles et tu apprendras par la suite que rien n’arrive par hasard. Tu peux fuir ou rejoindre l’aventure mais n’oublie jamais qu’ici, chacun de tes actes changera le cours de notre histoire, celle que l’on écrit tous ensemble, la destinée de l’Erade.



 
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 Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)

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MessageSujet: Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)   Mer 27 Jan - 19:23

Décidemment… L’intelligence otianiase n’était plus ce qu’elle était, surtout depuis la mort de leur imbécile de prince. Les espions lui avaient rapporté des choses fort intéressantes… Et les informations fort juteuses récoltées lors de sa récente mission de reconnaissance avancée n’avait été que avantage de combustible pour les fournaises de son ambition. Envahir Otian était enfin possible… Surtout en considérant le fait que l’ennemi qu’ils allaient combattre loin, très loin de Rugilian avait une certitude absolue de chance de vouloir se venger et d’aller faire couler le sang en Otian… Ce qui détournerait les regards de la frontière avec Rugilian. Ainsi, pour ce que Caym en comprenait, Rugilian ne participait à l’offensive puisque son armée n’était pas à la hauteur? Quand les troupes de Caym fouleraient le sol d’Otian en mettant à genoux tout ce qu’ils rencontreraient sur leur passage et que Rugilian aurait grugé un bon morceau d’Otian, ces imbéciles changeraient vite de chanson… Chose certaine, l’esprit manipulateur et calculateur de Caym Symanth lui laissait entrevoir des gains plus que significatifs car l’intégralité de son état major avait été convoquée. Tous ses officiers étaient présents et il aurait bien fait venir ses sous-officiers…. Mais il fallait des gens pour veiller sur les simples soldats. Et ce devait être une première dans l’historie de Rugilian, qu’un général, toute branche confondue, réunisse tous ses officiers en un seul lieu et en même temps. Même les officiers engagés sur plusieurs théâtres avaient été rappelé et tous les sous-officiers étaient désormais au travail pour pallier à l’absence de leurs supérieurs. Même les éléments les plus récemment sortis de l’académie militaire, tant officier que sous-officier avait été mit à la tâche… Et au sein de la capitale, jamais on n’avait vu l’infanterie aussi active. Oui, l’assaut contre Otian serait sans doute fait dans plusieurs semaines… Mais Caym prévoyait tout à l’avance pour éviter les accrocs.

Chaque rapport, chaque document, chaque pièce d’information sur la situation d’Otian et de ses plans, tout du moins, ce qui était en possession de Rugilian, était concentré dans cette pièce, en train d’être analysé, traité et contre validé avec des rapports venant à peine d’arriver. On aurait dit que le bureau du général s’était fait fourmilière, avec l’activité qui y régnait… Et il fallait bien avouer que c’était pratiquement un chaos ordonné tant il y avait de déplacements et d’actions diverses au sein de ce bureau. Dans un coin, un trio de lieutenant argumentait avec véhémence sur l’emploi des troupes de réserve dans l’offensive future tandis que non loin d’eux, quatre majors, deux lieutenants et cinq capitaines étudiaient une carte d’Otian tout en la mettant à jour avec des informations lues par un autre officiers, tout en comparant entre eux le meilleur angle d’entrée pour une victoire rapide. Le général lui-même, en pleine discussion avec deux espions et l’équipe qui l’avait accompagné en Otian, était en train de participer aux préparatifs, argumentant sur le bien fondé de suspendre momentanément toute incursion en Otian et de laisser les espions faire leur travail, pour éviter de trop alerter Otian. N’importe qui entrant dans cette pièce se serait cru dans une maison de fou : le ton ne semblait cesser de monter, cela criait et gesticulait et tenter de suivre le fil des choses demandait des capacités plus que surhumaines. Les gardes qui avaient pour mandat de ne laisser personne, en dehors des officiers, entrer dans la pièce, se regardaient nerveusement, se demandant si cela s’entretuait derrière la porte ou si ce n’était que l’écho d’un affrontement prochain, exprimé par les militaires hauts gradés.

Un autre homme de Caym, un sergent celui là, se présenta devant la porte avec une missive urgente : apparemment, un émissaire d’Otian était arrivé et les incompétents des postes frontières et ces abrutis de gardes municipaux n’avaient pas jugé bon de l’en aviser. On fit entrer l’homme en vitesse et quand le général apprit la nouvelle, son cri de rage couvrit le brouhaha de la pièce. Tous les officiers se stoppèrent à mi phrase ou à mi geste et tous les regards convergèrent vers le maître incontesté de l’infanterie et de la stratégie rugilianaise… Au mieux, ils avaient quinze minutes avant que l’émissaire ne parcoure la distance des portes de la capitale au bureau du général. Au pire… Ils avaient environ dix minutes. Caym trancha la question : son bureau devait être vide d’officiers et des documents relatifs à l’invasion d’Otian en cinq minutes. Jamais de mémoire de soldat on ne vit des officiers vider un bureau si vite. En fait… Si zélés et craintifs des représailles qui ne manqueraient pas de tomber s’ils finissaient avec ne serait-ce qu’une seconde de retard, plus du trois quart d’entre eux laissèrent tomber les grades militaires, s’appelant directement par leur prénom, quittant le bureau par petits groupes avec des piles de documents. Caym savait se faire obéir et ses soldats pouvaient, disait-on, faire des miracles pour éviter le courroux de leur supérieur.

Une fois seul dans son bureau, ayant même « congédié » son aide de camp, Caym prit un petit deux minutes pour s’assurer que son bureau était impeccable et qu’il ne restait aucune trace des activités qui venait d’y avoir lieu. S’assurant également que les deux soldats montant la garde soient tout aussi impeccables, il retourna s’enfermer dans son bureau, un masque de froide neutralité sur le visage, prêt à rencontrer en face à face cet émissaire inconnu. Il savait qu’il avait une certaine influence, oui, mais il ne comprenait pas pourquoi on venait le voir lui. Il était général, pas chef de la diplomatie! Sa seule ambition était bien connue au sein de sa branche : un jour, Caym Symanth serait chef de toutes les armées de Rugilian et ce jour là, même les gardes qui répondaient pourtant d’une toute autre « administration » seraient à sa botte… Caym Symanth désirait faire de ce royaume un royaume de militaires où on ne s’encombrerait pas des faiblesses de gratte-papiers incompétents, sans courage et sans colonne vertébrale… Si c’était lui qui avait dû monter sur le trône, après l’attentat contre le roi qu’il avait planifié (et qui avait été court-circuité par un autre groupe d’assassins qui s’étaient débarrassé du roi), il aurait immédiatement abdiqué : Caym Symanth était un militaire, un meneur d’homme, pas un politicien, un législateur ou un gestionnaire… Histoire de penser le moins possible à la diplomatie, surtout avec Otian, le général sortit de son tiroir un rapport sur la formation de la dernière cohorte de recrues, mettant son esprit à une tâche plus utile et intéressante, à ses yeux tout du moins, que de la diplomatie avec cette bande de faiblards mollassons aux mains molles et aux paroles fausses et creuses…

Il fut tiré de ses pensées et de sa lecture par un de ses soldats qui lui fit savoir que l’émissaire était arrivé. Laissant échapper un reniflement de dégoût parfaitement audible, le général ne s’étant jamais privé, en ces lieux qui symbolisaient le centre de son pouvoir personnel, d’exprimer ce qu’il pensait et il ordonna de faire entrer cette personne, en disant que le plus tôt serait le mieux pour se remettre à faire quelque chose de vraiment utile, la vision de la diplomatie du général étant fort bien connu au sein du royaume et au-delà des frontières. Ne daignant même pas accorder un regard à la personne qui entra tant que cette dernière ne procédait pas aux politesses d’usage, il se remit à son rapport. Ici, il ne se pliait à aucune autorité. On le saluait et ensuite il répondait. Ce n’était pas parce que le général était vaniteux, non… Mais une première impression était un instrument de choix pour cerner un ennemi potentiel…
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Helianna Von Aqual
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MessageSujet: Re: Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)   Mer 27 Jan - 23:54

    Ses mouvements d'espions incessant était devenu totalement ridicule. Une perte de temps futile, mais je ne pouvais plus laisser l'attention de mes troupes se perdre dans ce genre de chose ridicule. J'affrontais un fléau qui avait jadis soumis tout Erade a sa botte, et il fallait que je m'occupe de ramener l'ambition de vulgaire éphémère a leur place. Mais celui ci était particulier, c'était un membre de la famille, bien qu'à ce que j'avais put en comprendre, ma tendre sœur avait veillez a ne transmettre son patrimoine naturel qu'à sa fille avant tout, peut-être simplement une volonté de la mort...Le Gantelet était resté muet a ce sujet malgré mon interrogation, je pensais simplement qu'il s'agissait d'une chose que mon seigneur se devait de garder pour lui et je ne l'interrogeait pas outre mesure. Il me restait encore des choses a régler, néanmoins, et malgré que mes conseillers me l'avait fortement déconseiller a cause de ma position de régente du royaume, je décidais de régler cet histoire d'espion moi même. Certaine tête avait fini tout simplement tranché sous l'impulsion d'un serviteur de Khorne en manque de sang, d'autant plus sur les espions qui était considéré comme de vulgaire lâche incapable d'accepter un combat honorable. Malgré sa supériorité numérique, l'armée de Rugilian manquait bien trop de finesse pour pouvoir nous égaler a la manœuvre, et avec les renforts inconnu de ses derniers mois, ils n'avaient aucune chance de vaincre. Même l'arrogant Caym Symanth, frère de Luhiel, ne pouvait soupçonner la puissance de l'armée qui se dissimuler depuis deux mille cinq cent années dans les forêts. Frapper les Kashra ou les armées de Rugilian était pour elles la même chose, les plus âgées des amazone ayant participé a la toute première guerre d'Erade. Par contre, la situation été tendu, car depuis l'accession au pouvoir de Milos, j'avais accordée asile au prince Elfe du Soleil Tyrion ainsi qu'à son peuple sous la demande de son frère jumeau, Téclis. Si Rugilian venait a attaquer en traitre, il se pourrait que les Elfes du Soleil soit forcé d'affronter leur frère Elfe de Sang, mais je connaissait assez de chose sur Valeera Sanguinar pour savoir que la supérieure du culte de Khaine essayerait d'éviter ceci.

    J'avais revêtu mon costume d'infiltration habituelle, c'est a dire celui d'une vulgaire rôdeuse elfe de la pénombre. Pourtant, je ne comptait pas jouer la comédie, j'avais un mot de recommandation signé par les services administratifs de Naila, mes rapports avec la princesse exilée c'était grandement amélioré depuis notre mise au point. Ainsi, mon déguisement était parfait, et j'allais ramener cet homme a une modestie qu'il était tant qu'il adopte. Le pauvre devait croire tenir enfin sa revanche après des années de frustration, il allait découvrir qu'il n'en était rien. Les terres de Rugilian étaient aride et poreuse, je n'avais croisée personne avait d'arriver a la cité, ce qui était risible. Mais que voulez vous, quand l'on est trop arrogant, l'on ne peut pas faire grand chose. Et avec le chaos généré par la mort du roi Nathaniel, que cette ordure ne connaissent jamais le repos, alors l'on en devient négligeant, même pour des paranoïaques comme Symanth. J'avais décidée de lui donner une leçon mais aussi de lui apprendre ses véritables origines, peut-être lui faire mal. S'il le fallait, j'étais prête a m'engager dans un conflit d'intérêt, car il était pour moi hors de question que ma nièce subissent l'influence néfaste de ce genre de personne. Toutefois, elle m'avait assurée qu'il était encore « récupérable », raison de plus pour aller vérifier moi même. Avec la menace des Kashra sur la tête, il m'était pratiquement impossible de considérer Rugilian comme un ennemi sérieux. Même si je savais qu'il ferait tout pour nous mettre des bâtons dans les roues, au final, la puissance magique supérieur de nos armées ferait la différence. S'il voulait le prix du sang, il l'aurait, offrir le plus beau cadeau que j'avais a ses soldats ne me posait aucun cas de conscience, cependant, pour l'instant, j'essayais de sauver ses troupes d'une mort certaine en le laissant l'arme au pied. Ajouter un nombre infinie de soldat sans aucune compétence contre des Immortels n'étaient rien d'autre que leurs fournir des corps a parasiter, et c'était la raison pour laquelle pour l'instant je n'avais pas encore décrété la mobilisation générale des troupes a Otian. Si Rugilian se montrait vraiment dangereux, alors l'armée régulière assurerait le retardement le temps que nous éliminions les immortels, puis la contre attaque serait dévastatrice.

    L'on m'indiqua d'attendre. Observatrice, je put voir un flot d'officier quitter l'endroit que je devais rejoindre, bien trop pressé a mon goût pour que cela soit honnête. Peut-être aurais-je du finalement développer une entrée a l'improviste, qu'importe dans le fond, je n'allais pas pleurer la dessus. Cela me faisait une preuve supplémentaire que cet homme n'était probablement pas en paix avec sa conscience. Après un bon quart d'heure d'attente, l'on me signala finalement que je pouvais faire mon entrée. L'hôte n'était pas quelqu'un d'aimable, mais malgré tout, je pouvais détecter sur son visage pencher sur un feuillet d'une inutilité évidente qui n'était qu'une excuse pour me snober une certaine ressemblance familial, bien que très faible. J'en fut déçu, les humains étaient des êtres si malléable, cet homme ne méritait surement pas de faire partie de ma lignée. Je m'avançais vers lui sans un mot, me débarrassant de ma cape afin de lui montrer mon visage rayonnant d'une couleur qui lui laisserait une grande interrogation sur mon origine, un secret qui n'était toujours pas tomber, notre QG restant invisible aux yeux du monde entier, seul Ismérie savait ou il se trouver, mais nous avions l'habitude qu'il tente d'attaquer, il suffisait donc d'esquiver tranquillement ses coups d'épée dans l'eau afin d'être assuré d'une bonne sécurité. J'allais m'amuser un peu avec lui histoire qu'il me prennent aux sérieux. Je m'assied alors sur son bureau sans gêne et lui retirer son papier des mains, y jetant un coup d'œil discret avant de dire


    « Pardonnez moi, je vous demande juste cinq minutes de votre si précieux temps, être éphémère... »

    Je me concentrait sur le temps afin de le faire reculer dans la pièce entière l'espace d'une vingtaine de minute, laissant a Caym le plaisir de se voir lui même au milieu de ses troupes d'espions de plan d'invasion. J'avais la satisfaction de savoir qu'ils étaient tous fiché, et observant le plan, que ma méthode d'intoxication avait parfaitement fonctionner. M'emparant de ce dernier sans même que les hommes ne s'en rendent compte, je laissais le temps repartir au plus vite. J'avais ainsi crée une petite faille, ce qui demandait un haut niveau dans la chronomancie, mais ce n'était pas très grave, j'avais toujours eue de la magie a revendre. Prenant sa plume, je barrais toutes les unités qui étaient noté sur le plan une par une, ajoutant parfois des flèches et indiquant que les nombres étaient erronée, me payant ouvertement sa tête. Je savais que durant sa formation, ses maitres Elfes de Sang avait déjà du lui infliger ce genre de chose, bien qu'eux n'avaient aucun pouvoir sur le temps. Généralement, les officiers de l'armée de Rugilian haïssait profondément les Elfes après être passé par les griffes d'un ou d'une servante de Kaela Mensha Khaine, le dieu du meurtre elfique. Puis je prenais une encre rouge de ma poche que je versais dans l'encrier pour prendre une autre plume. Couvrait les zones frontalière de Rugilian, celle avec Otian, et celle avec les terres oubliées, j'indiquais deux noms. Le premier était celui de la Black Légion, disposer sur Otian, le second des World Eaters, sur celle des terres oubliées. Cette position était la dernière connue des légions de Khorne, et l'on ne pouvait jamais réellement savoir ou allait frapper ses psychopathes fanatiques !

    « Bien, maintenant que j'ai enfin put attirer votre attention, notamment sur le fait qu'appeler votre garde est totalement inutile, puisque vous êtes la seule personne présente dans ce département apte a m'égratigner, j'attire votre attention sur le fait que personne ne connait les effectifs actuels des légions du Chaos ni leurs puissances, et qu'elles ont détruit nombre de symbole en Erade depuis des millénaires. Notre monde est en proie a des menaces bien trop importante pour que je laisse un membre de ma famille enfermer dans une pitoyable querelle politique de royaume, j'ose espérez que vous comprendrez. Luhiel m'a assurée que vous seriez un minimum coopératif, j'espère seulement que vous ne ferez pas mentir votre sœur... »

    Voilà quelques pistes de réflexion qui devrait l'intéresser. Je venais de lui prouver qu'il avait perdu son temps dans des infiltrations inutiles repérée depuis des lustres, et que ses hommes n'avaient vécu que par ma simple volonté. Ensuite que son pays était prit en étaux par deux légions du Chaos, qu'il risquait donc dans le pire des cas une attaque sur deux front de la part de formation militaire d'une réputation d'élite qui avait été capable de mettre a bas la grande civilisation elfique il y a deux mille cinq cent années, et enfin que j'étais de famille avec sa sœur et que je la connaissais. Cela allait faire beaucoup d'un coup, mais je devais admettre que s'il paniquait et appeler sa garde, j'en serait très amusée...
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MessageSujet: Re: Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)   Jeu 28 Jan - 0:52

Il aurait dû éprouver une grande colère… Mais il n’en fit absolument rie. Il aurait dû appeler ses gardes, demander que le sang coule, exiger rétribution… Mais il ne le fit pas. Ce que Caym Symanth aurait fait d’ordinaire, pour une fois à tout le moins, trouvait non application dans la présente situation. Pourquoi? Tout simplement parce que contrairement à ce que beaucoup pensaient, Caym n’était pas un imbécile arrogant. Il était loin d’être stupide et savait accepter ses défaites. Cinq ans de sa vie dans la paralysie la plus totale lui avait apprit une chose : on trouve toujours plus fort que soi. Il savait s’avouer vaincu et si sur le champ de bataille il était impitoyable, si l’impression qu’il donnait était de porter la marque de Rugilian dans son style… C’était pour que l’on oublie ses origines. Au fond de lui, il restait otianais avec l’intellect des gens de ce royaume. Caym était d’ailleurs un spécimen remarquablement plus intelligent, un état de fait, dû encore une fois, à ces cinq années de pur enfer et de paralysie complète. Luhiel avait découvert la chose de la bouche de son frère quelques temps plus tôt… Et Caym se demandait si cet étrange personnage qui disait connaître sa sœur était au courant de la chose. Il en doutait fort… Mais elle avait su tirer sur une ficelle qui le faisait réagir : Luhiel. Sa sœur. Celle pour qui il aurait sacrifié chacun de ses soldats, exception faite de son aimée, le colonel Relian Mirel, son second officier.

Ceci étant dit et établit… Comment réagit alors le grand Caym Symanth face à cette démonstration qui en aurait alarmé plus d’un? Il éclata d’un grand rire, tout en applaudissant cette inconnue, un sourire froid sur le visage non pas par cynisme… Mais parce que son visage exprimait rarement autre chose que de la neutralité. L’effort musculaire que lui demandait un simple sourire… Certains disaient que le visage de Caym était figé sur cet air froid et sévère parce qu’il n’avait jamais prit le temps de sourire… Mais les yeux de Caym étaient ceux qui étaient le véhicule de ses émotions. Et là, curieusement car c’était la dernière chose que l’on aurait attendu du démon de Rugilian, celui qui avait déjoué les meilleurs stratèges d’Otian : ces yeux étaient des yeux d’une personne amusée. Heureuse même. Reprenant le rapport qu’il consultait quand cette curieuse elfe était entrée dans son bureau, il le rangea dans un tiroir. Tiroir duquel il tira une dague… Qu’il lança d’un geste expert en direction de l’intrus.

Tentait-il d’assassiner cette inconnue? Du tout. Caym était un calculateur né et la dague bien que passant fort près de toucher l’elfe passa sans dommage pour se fixer dans le mur derrière elle, dans une carte accrochée à ce dernier, pour être plus exact, en plein sur le point représentant la capitale de Rugilian. Pourquoi avoir fait une telle chose? Pour jouer les frimeurs? Pour faire peur à l’autre? Même pas. Ce n’était pas le genre de cet homme là. C’était plutôt le signe qu’il allait dire quelque chose. Et d’habitude, ce quelque chose n’était ni dénué de sens ou d’intérêt.


« Tout échec ouvre la voie du dépassement et tout succès limite. Merci de m’avoir permit de faire de progrès en m’ayant ouvert les yeux sur les erreurs de mon jugement. Cela faisait… Trop longtemps je le crains. »

Ton tiède s’il en était, on était loin du ton glacial habituel du général. C’était là un signe qu’il faisait des efforts pour se faire plus humains. En certaines circonstances, passer d’une émotion à l’autre, de sa froideur vers un peu de chaleur humaine, se faisait tout seul. En d’autres moments, surtout quand le général était pensif, sa réflexion semblait ralentir tout le reste se passant dans sa tête. Toujours souriant malgré la froideur de ce visage, il détailla longuement cette elfe étrange en prenant en considération les divers éléments de ses paroles : un membre de sa famille? Elle? Non, c’était hautement improbable. Et elle disait connaître Luhiel? Un coup de chance s’il en était… Quoi que Luhiel n’aurait pu parler en bien de lui si elle n’avait pas rencontré directement cette personne. Curieusement, Caym ne voulait pas douter, c’était son cerveau qui mettait en marche les vieilles habitudes d’analyse. Si Luhiel avait été dans la pièce, elle aurait sans doute sourit car Caym se leva, semblant oublier qu’il y avait quelqu’un d’autre dans la pièce et commença à se parler à voix basses en se promenant dans son bureau. Combien de fois ce tic lui avait-il causé problème : cette porte qui se trouva être plus solide que son nez, ce trou qu’il n’avait pas vu, ces escaliers oubliés par le processus de réflexion du moment… Certains trouvaient ce tic agaçant mais d’autres, ceux qui connaissaient la vraie valeur de Caym, savait que c’était simplement sa façon de s’attaquer à un problème difficile. Rien de plus, rien de moins. Après tout, ne disait-on pas que les plus grands génies se parlaient à eux même? Il y avait matière à réflexion…

Matière à réfléchir sur quoi, au fait? À cette potentielle membre de sa famille? Au fait qu’Otian était au courant de leurs plans? Au fait que Rugilian était menacé? Au fait que la guerre civile venait de prendre fin et que le royaume était encore fragile? Ou à tout cela en même temps? Probablement un peu de tout à la fois. Depusi qu’il était tout petit, Caym avait toujours été fasciné par les cartes qu’il mémorisait et mettait à jour à la première occasion. Dans l’instant, il était planté devant sa grande carte et il observait des choses et calculait, pensait, anticipait et planifiait des choses que sa visiteuse ne pouvait ni voir, ni entendre. Si véritablement elle avait parlé à Luhiel, elle devait alors être un minimum au courant des habitudes, tics et petits rituels de Caym. Le fait qu’il soit devant sa carte était une invitation informelle à s’approcher. Pendant un instant, il s’attendit presque à sentir la main de sa mère sur son épaule, la première à avoir découvert ce tic et qui avait toujours annoncé sa présence de la sorte. À sa plus grande stupeur… Il sentit un contact similaire : une main gauche et incontestablement féminine sur son épaule droite. Le même geste que celui de sa mère. Identique en tout point.

Caym n’était pas du genre à croire aux fantômes, esprits et autres sornettes du genre… Mais l’espace d’un instant, un seul instant, tous ses masques et son armure émotionnelle s’effondrèrent. Venu d’un passé révolu à jamais, un mot qui à la base avait été dit avec la voix d’un enfant fut dit par ce même enfant devenu adulte. Un seul mot dit sur un ton de voix qui prouvait hors de tout doute que Caym Symanth n’était pas le monstre qu’il disait être, qu’il n’était pas la créature inhumaine comme il se percevait et qu’il avait encore du bon en lui. Caym avait renoncé depuis longtemps à toute salvation pour sa personne… Mais quand il prononça ce mot, ce fut comme si les flammes de l’espoir s’étaient remises à brûler en lui et que cet être tourmenté recommençait à croire à un meilleur lendemain. Il aurait fallut trois femmes pour l’amener à réaliser la chose : Luhiel, sa très chère soeur, Relian, sa promise et maintenant, cette inconnue…


« Maman… »

Pendant l’espace d’un moment, Caym Symanth ne fut plus général de l’infanterie et de la stratégie de Rugilian. Pendant l’espace d’un moment, avant de redevenir un personnage, il fut à nouveau quelqu’un…
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Helianna Von Aqual
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MessageSujet: Re: Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)   Ven 29 Jan - 1:21

    Il ria de bon cœur, je put le lire dans son regard. Ma démonstration fut parfaite et irréfutable. En l'espace d'une petites minutes, sans révéler réellement de la manière dont je m'y était prit, je venais de lui révéler qu'il était possible de faire de l'intoxication d'information si l'on avait les bonnes clefs, mais probablement également de condamner ses agents secrets a la mort pour incompétences. J'espérais seulement qu'il saurait leur offrir une belle mort, avec style et respectant la divinité tutélaire de celle ci, car je ne supportais pas les meurtres gratuit et j'avais tendance a espérer que les membres de ma famille serait également être aussi respectueux que ma personne. Cette leçon, impériale et irréfutable, avait crée une situation de rire chez cet homme qui semblait doté de plus d'humilité que je ne l'avais songé. Il était probable qu'il fut sous estimé par des adversaires trop confiant en leurs capacités qui s'était perdu au fil du temps. Toutefois, cette remarque ne remettait guère en cause ses talents de stratège et de guerrier, car après tout, il était de la famille de grand père, et nous tous héritions forcément d'une partie de sa grande puissance et de son esprit supérieur. Il ouvrit un tiroir pour ranger le rapport que je lui avait prit des mains quelques secondes auparavant pour sortir un poignard et sembla vouloir me le lancer au visage. Mais j'avais analyser la trajectoire et savait bien qu'il n'allait pas me foncer dessus, aussi je le laissais partir dans la carte au niveau de Mordiarg. Je devais admettre qu'il faisait preuve d'un sang froid épatant. Cet homme avait bel et bien le sang de nos ancêtre dans ses veines, une telle habileté au tir était réellement rare chez les humains.

    Il prit la parole en faisant une remarque tout a fait justifier sur le fait que les victoires ne faisait que maintenir dans un simulacre de puissance qui en réalité poussé a la faute alors que les défaites elles étaient bien plus grande initiatrice d'enseignement qui permettait de rebondir. Ce faisant, je l'avais rendu bien plus dangereux pour Otian, mais je saurais également faire preuve d'inventivité pour lui prouver que j'avais également des talents a revendre. Il signala toutefois que cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas connu cela. Cet homme était isoler par le pouvoir. L'aura de terreur qu'il avait du ce forger avait été telle que ses officiers devaient maintenant le craindre trop pour oser le contredire et le placer dans ses erreurs. Il aurait fallut le passage d'une elfe un peu culottée dans mon genre afin de le placer devant les termes qui faisaient que son plan était devenu caduque. J'imaginais la logistique qu'il devrait déployer pour bouger ses troupes et les réaligner correctement et je le plaignait. Je n'aurais vraiment pas voulu être a sa place. J'étais mieux a la mienne. Je restait toutefois pour l'instant assise sur le bureau, afin de conserver une bonne vue de la situation. Il avait fait des efforts pour paraître aimable et cela avait été couronnée de succès. Il n'avait pas ici l'air du monstre dépeins par les informations disponible a Otian, les mortels n'étaient décidément que rarement de confiance. Il me détailla, recherchant probablement une faille dans mon raisonnement, un endroit ou je pourrais lui mentir, mais sembla ne guère en trouver. Dans ma tenue de rôdeuse elfe de la pénombre, je n'avais absolument rien d'une reine, même si mon aura magique indiquait que j'étais bien plus que cela, jouais le faux semblant me plaisait, car j'en avait bien assez d'être toujours reconnue et traiter avec des courbettes hypocrites.

    L'homme fini par se lever, et prit dans une intense réflexion, commença a se parler a lui même. C'était un tic purement militaire, même si certain le développer de manière différente. J'étais plus exubérante, je préférais généralement réunir mon état major des personnes les plus fidèles afin de connaître leurs opinions sur le sujet. Ce brainstorming permettait bien souvent de sortir de nouvelles idées qui me permettait d'y voir plus clair. Mais cet homme avait été trop isolé pour cela. Ensuite, parfois, pour avoir l'illumination, lorsque j'étais encore au culte de Slaanesh, il m'arrivais de faire l'amour avec la première personne venu afin de connaître un orgasme salvateur qui serait capable de m'offrir l'illumination dont j'avais besoin pour la suite, mais je n'utilisais désormais plus cette méthode qui n'était plus digne de moi. En tout cas, la sienne reflétait sa personnalité et son parcours. Cet homme n'avait jamais eu assez d'appuis. Quel sorte de monstre ma douce sœur avait telle épousée pour échapper aux sévices de notre père. J'avais mal au cœur depuis que j'avais apprit son décès. J'avais toujours conserver au fond de moi même l'espoir qu'elle soit encore vivante, même si le souvenir d'un jour d'entrainement ou j'avais été prise d'une douleur insupportable a la poitrine me forçant a quitter les Sons Of Horus le temps de récupérer était encore ancrée dans mon esprit. Avait telle rechercher a me joindre par delà la mort, a un moment ou j'étais si aveuglé par ma quête de puissance qu'il m'était impossible de l'entendre ? Je ne savais pas, je devais bien l'admettre, mais en tout cas, son absence était réellement pensante pour moi.

    Il alla se placer devant une carte. Luhiel m'avais dit que dans ce genre de cas, c'était qu'il réfléchissait a trop de chose qu'il ne parvenait pas a remettre en place. Cet homme semblait vraiment avoir vécu seul. Je lui proposerais bien mon aide, mais je doutais fortement qu'il veuille recevoir conseil de ma part, alors que nous étions sensé être ennemi. Je regrettais qu'il n'est pas accepté l'invitation aux funérailles que j'avais fait parvenir, nous aurions probablement eu beaucoup a nous dire tous les trois, mais ce n'était pas si grave. J'allais essayer de rattraper le temps perdu. D'une certaine manière, il faisait comme ma petite sœur lorsque qu'elle avait a réfléchir, mais elle se perdait dans les paysages, recherchant ce qu'il y avait au delà des montagnes de l'œil de la terreur. J'allais toujours alors poser une main sur son épaule. Malgré ma couronne esclave, je parvenais a avoir le contrôle de mon corps lorsqu'elle était a mes cotés. Le jour de son départ, j'avais du toutefois lutée alors que c'était moi qui m'était organisée afin de lui offrir une fuite descente. Contre l'aide des Emperor's Children, j'avais offert mon corps au culte du plaisir, débutant ainsi une longue carrière de dépravée. Mais voir que ma sœur avait réussit a faire de beau enfant me rendait heureuse malgré la douleur de sa perte. Mon sacrifice n'avait pas été inutile, je n'avais pas souffert en vain, et pour être franche avec vous, je ne suis pas du genre a refuser des plaisirs extra, mais jamais avec la famille bien sur ! Il me sembla alors naturel de faire comme avec ma sœur, et me levant du bureau, je posais une main réconfortante sur son épaule afin d'essayer de lui rendre sa lucidité et une paix intérieure qu'il n'avait pas du connaître depuis des lustres.

    Je sentais que ce faisant, j'avais brisée une barrière, ma petite sœur avait toujours prit mon courage en modèle, je souffrais pour elle et elle m'en était reconnaissante. J'avais été la seule a prendre le courage de lui parler des rares sentiments de bien être que m'avais laissé ma période d'enfant naissant dans les bras de nos grand parents. J'étais nostalgique également de tous ses moments passé en sa compagnie, ses rires et son sourire d'ange dans un monde démoniaque de haine absolu, j'avais toujours sut la maintenir a l'écart en prenant tout sur moi, elle qui fut mon seul rayon de soleil. Lorsqu'elle fut partie, je m'étais laissée guidé dans les sombres voies des dieux du Chaos de manière que je pensais définitive car mon dernier rayon d'espoir avait disparut. Cette défaite humiliante contre Sainte Célestine, mille année avant notre ère, m'avais permit d'avoir plus de puissance, mais jamais je n'avais revue ma sœur. Dans le fond, j'aurais trop honte qu'elle voie ce que j'étais devenue. Maintenant que j'avais de nouveau un visage respectable, je ne pouvais plus la voir, la faucheuse l'avait rappeler a sa droite. Je ne pouvais lui en vouloir, son attitude avait probablement offert encore plus de couleur au paradis qu'était l'au delà. Mais son manque restait quelque chose de douloureux, je n'avais plus grand monde de proche autour de moi, tous les membres de ma famille encore vivant était pratiquement des inconnus et j'allais devoir faire beaucoup d'effort pour nouez des liens avec eux. Il m'appela même Maman, faisant référence a ma sœur. Je comprit a ce moment la que le masque était tombé. J'allais le décevoir, mais il avait le droit a la vérité.


    « Je ne suis pas votre mère mais la sœur de celle ci, votre tante. L'on me nomme par bien des noms depuis deux millénaires, mais Hathor fut toujours le seul par lequel votre mère m'a connu. Luhiel m'a dit qu'elle ne portait pas son véritable nom en votre compagnie. Sa perte cause un grand vide a mon cœur. Vous l'avez connu dans les dernières années de sa vie. Vous me rendriez un grand service en m'expliquant comment elle les a vécu. J'ai beaucoup sacrifiée pour elle, j'ose espérer qu'elle a put vivre heureuse, même en étant loin de moi. »


    L'heure n'était pas a des considérations stratégique mais nous parlions de famille. Notre illustre famille avait également connu ses aigles foudroyé en pleine gloire par des esprits malveillant, mais elle était toujours vivace, alors que les familles royales avaient elle beaucoup souffert. Elle attendit une réponse, ils avaient beaucoup a se dire mais si peu de temps. Comment allait t'il prendre le fait de savoir que sa tante était la régente d'un royaume qu'il avait apprit pendant tant d'année a haïr ?
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MessageSujet: Re: Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)   Ven 29 Jan - 3:00

Évidemment qu’Hathor n’était pas sa mère. Sa mère était morte depuis longtemps. Une des plus grandes pertes dans la vie de Caym. Une de ses plus grandes défaites. Pourquoi une défaite? Pour la simple et bonne raison que Caym s’était toujours promit qu’un jour, il pourrait se présenter devant sa mère, au sommet de sa gloire et lui raconter ses exploits. Cette même mère qui avait été à ses côtés pendant ces cinq longues années de pure agonie où il n’avait put bouger, paralysé, alors que le monde évoluait autour de lui… Sans lui… Même avec du recul, même en sachant que ce n’était en rien sa faute, il s’en voulait quand même. Horriblement, terriblement même. Se retournant lentement, dans un geste mesuré, calculé, même la mobilisation de toute sa concentration ne put cacher le mélange instable d’émotions dans son regard : cette haine de lui-même, omniprésente derrière le masque, cette haine du monde en général qui avait été si cruelle, la peine d’avoir perdu une mère, la douleur d’un échec qui n’était pas sien… En un regard, celui qui aurait le malheur de se perdre dedans risquait de voir toute la noirceur qui habitait cet homme qui n’avait jamais eu d’enfance. Cinq ans à ne développer que ses facultés cérébrales avait fait de Caym un homme des décennies avant le temps… Au fin fond de tout cela, l’étincelle de ses bons moments brillait… Forte mais perdue dans tout ce noir. Par pur réflexe, il voulu remettre son masque et son armure émotionnelle… Mais il en fut incapable. Quelque chose chez cette femme… Quelque chose chez cette femme lui rappelait quelque chose mais il ne se souvenait plus quoi. En fait… Oui…

Les histoires de sa mère! Ces récits inventés qu’elle lui avait raconté toute sa jeunesse durant… Ce fut comme si on avait électrocuté Caym qui se rua vers la cachette secrète de son bureau, déverrouillant celle-ci, faisant le tri dans les items présents et revenant avec un livre relié de cuir. Il avait retenu mot pour mot les contes de sa mère… Et il ouvrit le livre sur son bureau, feuilleta ce dernier et pointa un doigt triomphant sur le titre d’un des contes. La légende d’Hathor. Pendant longtemps, Caym s’était demandé pourquoi sa mère était toujours émotive en lui lisant ce conte pourtant merveilleux qui dépeignait pourtant une héroïne que Caym aurait suivit sans hésiter aux confins de la terre. Après toutes ces années, il se rendait compte qu’il s’agissait d’une version idéalisée de faits et de perception de sa mère à propos de sa sœur… Tout était là, couché sur le papier… Il avait en vrai de vrai, sous les yeux, une personne qui jusqu’alors il avait cru fictive mais qui pourtant existait en chair et en os. On lui aurait dit alors qu’il agissait de façon illogique en mettant foi devant cette personne qui pourrait être n’importe qui correspondant à peu près à la description d’un personnage fictif… Mais dans la vie de Caym Symanth, général de l’infanterie et de la stratégie de Rugilian, l’à peu près n’existait pas, comme la chance ou le hasard. Tout avait une raison et un but…


« Toi… non… Vous… L’héroïne qui a bercé ma jeunesse, qui m’a tant motivé à ne pas me laisser abattre pendant ces cinq années d’enfer… C’était vous tout ce temps là. Ma compagne dans l’agonie de ces cinq années infernales… Ma propre tante. Hathor. HATHOR! Comment aie-je pu manquer un détail pareil? Votre nom aurait dû sonner une cloche bien plus tôt! Quel imbécile je fais! »

Sans même laisser à Hathor le temps de dire ou faire quoi que ce soit, Caym était de retour dans son coffre fort à fouiller de nouveau pour revenir avec deux cristaux magiques servant à conserver les souvenirs. L’un d’entre eux était le produit de ses propres pensées, à la demande de sa mère, tous ses souvenirs la concernant. À remettre en même temps que le second cristal : ses pensées à elle. À remettre, lorsque tu la rencontreras, à l’héroïne de mes contes avait dit jadis sa mère… Caym n’avait qu’un geste à faire, remettre ce que sa mère, dans ses dernières volontés, lui avait demandé, une mère qui avait toujours été plus près de lui que n’importe quel autre Symanth… Et il en fut incapable. Sa main tremblait trop pour cela. Il était parfaitement visible que quelque chose voulait sortir, remonter à la surface, quelque chose d’enfouis profondément en cet homme. Mais il ne pouvait quand même pas… Pleurer? Faire montre de faiblesse? Non! Pas devant cette femme! Pas devant son héroïne de jeunesse! Elle le prendrait pour une mauviette, un faible, un être indigne d’elle. Mais en même temps la douleur… Elle était presque aussi vive que pendant ces cinq années de torture… Il devait remettre les cristaux, il devait le faire et il devait le faire en restant fort.

Il ne compléta jamais son geste à la première tentative. Pourquoi? Car son regard tomba sur une ligne du conte prononcée par Hathor : celui qui cache sa véritable force est plus puissant que celui qui en fait montre. Caym se rendit compte qu’il était ridicule de jouer les durs, que c’était là le vrai acte de faiblesse. De ne pas accepter la douleur et de laisser sortir le tout. Sa mère le lui avait toujours dit et lorsqu’il était encore enfant, Caym avait toujours soutenu que c’était faire acte de faiblesse et que ce qu’Hathor disait était purement théorique et idéaliste. Et les dieux seuls savaient ô combien il avait tenté de s’en persuadé avec le temps, surtout avec ce père devenu alcoolique qui n’acceptait aucune faiblesse… À bien y penser, il y avait autant de cicatrices dans le passé de caym imputable à cinq ans de paralysie, à la perte de sa mère puis la séparation de sa sœur. Les bons moments dans sa vie se comptaient pratiquement sur les doigts de la main… D’une seule main. Les vrais bons moments, pas les choses qui font sourire…

Ce qu’il fit, au vu de ce rappel? Il s’assit alors en boule sur le plancher de son bureau, les cristaux contre son cœur et il commença à pleurer. Rares étaient les moments dans sa vie où il avait pleuré. Mais à chaque fois… Personne ne pouvait dire que c’était par acte de faiblesse. Caym avait toujours tenté de s’immuniser à la souffrance. Il pensait l’avoir suffisamment expérimenté pour le faire. C’était seulement maintenant qu’il se rendait compte que la souffrance était comme la mort : tôt ou tard, elle s’imposait à vous. Ce que Caym faisait proprement de façon expéditive, accorder la mort, il ne le faisait pas avec la douleur sur sa propre personne et plutôt que de s’offrir une libération rapide et tout laisser sortir, il avait emmagasiné des années durant... Donc, Caym Symanth pleurait et c’était les pleurs de l’enfant en lui qui n’avait jamais vraiment existé, c,était les pleurs qu’il avait refusé de verser à l’enterrement de sa mère pour rester fort dans l’épreuve, c’était des années de profonde amertume et de solitude totale qui venaient de forcer le barrage de la retenue de ses émotions. Tant pis si le monde entier le trouvait faible et pathétique. Pour le moment, il n’y avait que le fils pleurant une perte trop longtemps gardé en lui.


« Je lui ai toujours dit qu’un jour elle me verrait rentrer à la maison couvert de gloire et que je ferais sa fierté. Et qu’est-ce que j’ai fais moi? Qu’a fait le grand Caym Symanth, le plus grand imbécile de tous les temps? UN MATRICIDE! J’ai déshonoré ma propre mère en devenant un monstre, en cédant à cette sombre nature à laquelle je lui avais promis de ne jamais céder. Mais la solitude était si forte et la douleur si grande… C’était si tentant de succomber pour ne plus souffrir. Qu’aies-je donc fait mais qu’aies-je donc fait… Pardonne moi maman… Où que tu sois, pardonnes à ton fils le poids de ses fautes… S’il te plait… »
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Helianna Von Aqual
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MessageSujet: Re: Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)   Dim 31 Jan - 16:02

    Une simple lueur d'espoir dans un océan de ténèbres...Otian avait la réputation d'être le peuple de l'eau, il faisait bon y vivre, mais parfois, les profondeurs de notre âme nous guidait vers les plus sombre chemin que pouvait emprunter un être en proie au doute et a la souffrance. Je ne savais pas réellement comment ranimer l'espoir totalement dans se regard, tant il avait du travailler son masque de terreur et de destruction, ce serait a lui de trouver son véritable chemin comme je l'avais fait avant sa personne. Je ne savais pas s'il pourrait y arriver, je n'avais après tout pas la prescience de grand mère, même si je pouvais voir des petites choses, je ne pouvais pas projeter mon esprit dans les plus profondes racines de l'arbre des possibles afin de connaître le passé ou ses branches les plus fragiles pour lire l'avenir. Je devais me contenter de mon esprit de déduction, certes très bon, mais pas parfait. Personne ne pouvait atteindre cette perfection, même si les élus de Slaanesh passait leur vie a courir après, jamais ils ne pourraient réellement y arriver. Mais ce n'était pas le problème du moment, j'avais devant moi un homme en détresse. Je me demandais si Luhiel avait prévue que l'on puisse en arriver la, mais il pouvait être assuré que hormis sa sœur, personne ne saurait exactement ce qu'il s'était dérouler dans cette pièce, je préserverais sa fierté par solidarité familiale peut-être. Pourtant, j'aurais put le briser et ruiner sa carrière militaire, mais mon objectif restait la réunification d'Erade afin de faire un retour a l'Eden originel, et pour cela, j'aurais besoin d'appuis. Peut-être que Caym pourrait m'aider, l'une des dernières traces vivante qu'il restait de ma pauvre sœur décédé.

    Mais alors qu'il semblait probablement rechercher comme les autres ou il avait entendu mon nom, il parti comme un ressort vers son bureau pour en fouiller un tiroir particulier et rechercher un objet. Vu comment il se diriger, il était probable qu'il sache exactement ce qu'il voulait dans ce tiroir. Il en sorti un livre relié en cuir. Je ne savais pas a qui il appartenait, mais il semblait vraiment avoir une importance capitale dans le cœur du jeune homme. Par curiosité, je me rapprochait alors qu'il pointait fièrement du doigt le titre d'une nouvelle qui...Parlait de moi ! Je put reconnaître sans aucun doute possible malgré toutes les années l'écriture de ma sœur sur ce livre. Elle avait donc écrit quelque chose sur moi en le faisant passé pour fictif, je reconnaissais la son don pour transmettre les choses de manière subliminale. D'une certaine manière, elle devait avoir comprit depuis longtemps que je ne resterais pas dans le Chaos, elle avait toujours un air de tout savoir malgré son sourire naïf. Il expliqua que ma sœur lui avait raconter ses histoires pendant cinq ans qu'il qualifia d'enfer, et qu'en quelque sorte, je fut sa lumière, celle lui lui permit de tenir pendant tant de temps malgré ses souffrances. Mais je n'étais pas l'héroïne qu'il voyait en moi, surtout pas a cet époque...Je n'était qu'une vulgaire démone dépravée et corrompue...J'avais honte de moi même, cet homme m'avait admiré alors que je n'étais rien de plus qu'un monstre, ma sœur ayant probablement rechercher a me témoigner sa gratitude a travers ce texte. Mais je n'avais même pas été capable de la protéger correctement.

    Il posa le livre et retourna dans son coffre pour fouiller a la recherche d'autre chose, j'en profitais pour tourner les pages me concernant et lire en diagonale pour essayer de connaître l'image qu'il avait de moi. La description physique ne collait bien sur pas, en tant que démone, j'avais perdue jadis mes oreilles pointue et j'avais a l'époque un corps plus humain, avec un teint halée et une magnifique crinière de flamme. Maintenant, j'avais un teint plus pale, avec des nuances de bleue et de violet, bien que ma peau elle même semblait parfois vouloir tendre a reprendre sa couleur naturelle, peut-être ma nature pharaonienne, la noblesse Elfe du Temps étant assez différente du peuple il fallait bien l'admettre. Toutefois, cela n'avait pas fait naitre en nous un sentiment de supériorité envers nos semblables, bien au contraire. Nous essayons au maximum de rester au contact des nôtres, car après tout, notre responsabilité été énorme et nous nous devions d'être a l'écoute de notre population, même si pour ma part, j'avais le devoir également d'écouter la parole du dieu de la mort au fond de moi. Caym sorti des cristaux de mémoire du tiroir, il s'agissait d'un enchantement très difficile a réaliser qui permettait de faire un testament post mortem sans risque de voir quelqu'un d'autre que le destinataire le lire. Ma sœur avait donc tout prévue...Cela me glaça le sang, je n'avais put la protéger de tout, je n'avais pas tenue ma promesse, j'étais donc faible a ce point ?

    L'homme voulu me tendre les cristaux mais a la place s'assit sur le plancher et se mis a pleurer, ses derniers sur le cœur, regrettant probablement a ce moment la sa vie entière. Je ne savais réellement quoi faire pour le rassurer, alors que j'étais censée être son héroïne de jeunesse. Chacun de nous restions libre de notre destin. Je comprenais toutefois sa douleur pour avoir ressenti la même pendant des années. Mais contrairement a lui, je n'avais jamais connu cette crise, toujours, j'avais laissée mes plus bas instinct prendre le dessus, me complaisant dans l'image du monstre que mon père avait construit, mine de rien, cela prouvait qu'il y avait probablement encore un espoir pour cet homme. M'agenouillai a coté de lui, je prit son épaule afin d'attirer son regard vers le mien et je repris la parole


    « Ne dite pas cela, ma sœur était quelqu'un de naturellement bon qui savait lire dans le cœur des gens et voir plus loin que tout le monde. Je suis sur que du paradis ou elle nous regarde, elle est fière de vous. Nous somme maitre de notre destin, il est encore tant de changer. Vous savez, je n'est jamais été cette héroïne qu'elle a décrite, je suis sur que vous en êtes conscient au fond de nous. Elle nous aimait, moi comme une sœur, vous comme un fils, et elle a fait son devoir, elle nous a défendu qu'importe nos actes, parce qu'elle était réellement quelqu'un de bon... »

    J'essayais de le rassurer, je me sentais quelque peu maladroite, ma sœur aurait probablement déjà trouver les mots justes, mais je n'avais jamais eue son talent. Je savais galvaniser les foules et mobilisé, mais pas rassurer et consoler...Espérons que cette fois j'ai plus de succès, car ses deux cristaux m'intéressait vraiment...


    « Et si nous regardions ensemble le dernier message qu'elle a voulu me laisser ? Vous êtes son fils, vous avez le droit de les voir peut-être plus que moi... »
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MessageSujet: Re: Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)   Dim 31 Jan - 18:03

Au contact d’Hathor, le général releva la tête. Oui, il y avait dans les paroles qui suivirent un fond de vérité. Cette connaissance plutôt certaine du fait que certaines choses avaient sans doute été embellies… Mais quand on pense à ce que l’on raconte pour motiver les troupes et les foules… Il n’y avait pas grande différence. C’était la volonté d’une mère de donner du courage à son enfant dans le besoin. C’était le désir d’une mère de donner à son fils de quoi s’accrocher pour traverser l’épreuve. Si Caym, par la suite, c’était détourné de l’idéal représenté par cette héroïne de fiction basée sur une vraie personne, c’était parce que justement, la vraie inspiratrice du jeune homme, sa mère, n’était plus de ce monde. Consumé par ses démons intérieurs et carburant grâce à une haine maladive issue de sa condition à la naissance, Caym n’avait, faute d’un vrai guide (quoi que son mentor avait, jusqu’à ce que Caym soit forcé de le tuer, atténué la chose) jamais vraiment pensé à opérer différemment. Ce concentré d’émotions négatives masquait la douleur et lui permettait d’avancer… Et sans nécessairement faire montre de faiblesse, il avait cédé à la tentation. De toutes les races, les humains semblait celle qui avait besoin d’être guidée et balisée le plus… Jamais un humain ordinaire n’avouerait qu’il cherchait à être guidé par les gens plus sages, ce qui donnait souvent lieu à des monarchies qui devenaient des tyrannies, le peuple obstinément tourné vers la sagesse de son souverain… Et Caym avait toujours nourri un dédain profond pour sa propre espèce. Une race jeune et versatile, peut-être mais justement : on peut avoir des aptitudes dans plusieurs choses sans être bon ou pire, être plutôt mauvais…

Il devait être fort, plus fort encore. Il devait se racheter aux yeux de sa mère et de sa tante. Il devait faire en sorte que ses fautes passées deviennent les bases solides pour une amélioration future. De ses échecs et de ses faiblesses, il devrait s’en nourrir pour progresser. Peut-être était-ce là le moment auquel son mentor avait toujours fait référence : quand tu trouveras ton vrai guide, tu t’épanouiras enfin… Était-ce Hathor? Il n’en savait rien. Le temps, sans doute, le dirait plus que lui… Se relavant donc après avoir reprit plein contrôle sur sa personne, le général tendit enfin les deux cristaux à Hathor, un air résolu sur le visage. Il secoua toutefois la tête dans un signe de négation en entendant les dernières paroles prononcées par sa tante. S’il avait été destiné à écouter les dernières paroles de sa mère, elle le lui aurait dit. Qui plus était… Pourquoi écouterait-il la chose sans Luhiel et Sparda? Connaissant sa mère, elle n’aurait pas prononcé ses dernières paroles pour lui uniquement. Principalement, peut-être, mais pas totalement… Rendant donc plus importante encore la présence de sa sœur et de son frère. Son cristal à lui… Il avait déjà revu avec Luhiel cinq années de son combat pour pouvoir bouger par lui-même, sa lutte contre la paralysie qui l’avait cloué au sol jusqu’à ce qu’à force de traitements et d’efforts soutenus il ne finisse par marcher… Et après quelques mois additionnels, il avait enfin pu agir comme les autres. Non, Caym ne tenait pas à revoir le vieillissement accéléré de son esprit à nouveau… Mais les dernières volontés de sa mère avait été bien clair : isoler dans un cristal mémoriel tout ce qui avait lié le fils à la mère. Hathor verrait donc sa sœur du point de vue de Caym quand elle regarderait le contenu du cristal, ce qui lui donnerait une bonne idée de ce qu’avait fait sa sœur en dehors de ses dernières volontés. C’était déjà mieux que rien...


« Je ne penses pas, ma tante, que ma défunte mère voulait que je regarde le cristal qu’elle vous a légué. Elle me l’aurait dit, sinon et elle l’aurait dit à ses deux autres enfants. Ou fait en sorte que ses deux autres enfants le sachent. Je vais vous laisser regarder les deux cristaux et je reviendrai sous peu vous voir. Nous avons, je le suppose, beaucoup à se dire… Énormément même. »

Caym était un militaire depuis tellement longtemps que le salut était devenu la sacro sainte marque de respect à ses yeux. Exécutant un salut parfait, il quitta son propre bureau, laissant un moment d’intimité à Hathor pour « rattraper le temps perdu ». Lui, de son côté, il alla rejoindre le colonel Mirel pour commander l’annulation de l’invasion d’Otian. Voyant les choses sous un nouvel angle désormais, il avait décidé d’investir différemment les troupes rugilianaises. Un éclat qui n’avait pas été là pendant qu’il était en présence d’Hathor brillait dans son regard… Son ambition dévorante d’accomplir quelque chose. Il commencerait par faire le nécessaire pour sécuriser Rugilian… Et ensuite il verrait ce qu’il ferait du nombre impressionnant de troupes placées sous ses ordres. Avant de penser à conquérir Otian, il conquerrait sa place à Rugilian… En tant que commandant suprême des armées. Être roi ne l’intéressait en rien. Trop de politique, pas assez de direct. Mais commander tout être portant une arme en Rugilian… à il ne dirait pas non. Pour se faire, il devrait manœuvrer encore plus prudemment et conspirer avec des gens comme sa collègue de la balistique. Il devrait renforcer ses liens avec sa collègue de la magie. Il devrait se rapprocher de son collègue de la logistique. Sparda ne serait pas un problème… Et ses troupes lui étaient loyales… Il n’avait donc pas à s’en faire de ce côté-là. Commandant suprême Caym Symanth… Cela sonnait si bien à ses oreilles… Un titre digne de son nom et qui à coup sûr le rendrait digne de sa défunte mère… De cela il n’y avait aucun doute possible!

Jugeant qu’une vingtaine de minutes seraient suffisante à Hathor pour tout voir et se remettre d’un choc très probable, Caym avait pensé que si sa tante avait besoin de vivre sa peine, ce serait plus facile avec lui hors de vue. L’échéance passée, il fut donc de retour dans son propre bureau après avoir réglé quelques affaires dans l’intervalle… Et l’éclat malsain dans son regard avait à nouveau disparut. Il était de nouveau… Présentable, devant Hathor. Passant la porte et la refermant aussi sec, il retourna auprès de l’elfe d’un pas mesuré et prudent. Après tout… Il n’avait aucune idée de l’état d’esprit dans lequel il la retrouverait… Et il n’avait pas nécessairement envie de découvrir tout de suite l’expression de son visage. Le passé « secret » de Caym avait terriblement fait souffrir Luhiel, il se douta par contre que cela affecte sa tante de la même façon mais les dernières volontés de sa mère elle auraient sans doute eu leur part de choc. Portant un plateau fort chargé garni des meilleures denrées des réserves personnelles du général, Caym reprit place derrière son fauteuil, comptant mentalement jusqu’à trente avant de reprendre la parole d’un ton neutre, certes mais dans lequel une pointe de douceur était décelable. Rien qui soit du ressort de la pitié par contre, c’eut été sans doute insultant pour Hathor… Et Caym ne comptait pas se mettre ce qu’il restait de sa propre famille à dos. C’eut été aussi stupide que potentiellement suicidaire…


« Est-ce que ça va, ma tante? J’ai pris l’initiative d’amener de quoi se restaurer un peu, il est d’usage de veiller au bien être de ses invités. Vous excuserez j’espère mon manque de connaissance dans la diète des elfes si ce que j’ai apporté ne vous plait pas… Ce n’était pas intentionnel, je peux vous l’assurer. »
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Helianna Von Aqual
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MessageSujet: Re: Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)   Jeu 11 Fév - 22:42

    Il parvint finalement a me tendre les cristaux avec un air décidé. Il ne voulait pas rester avec elle pour revoir ce qu'il y avait dans le cristal qui le concernait. C'était le genre de moment ou je regrettais que ma grand mère soit une si grande prophétesse, car parfois, ses capacités de vision de l'avenir m'offrait de terrible pressentiment. Une fois encore, je venais d'avoir quelques images de ce qu'il y avait dans ses cristaux en les prenant dans les mains. Il allait donc falloir maintenant que je les regardent afin de pouvoir mieux savoir ce qu'elle avait connu. Il se retira dans un salut militaire parfait, probablement la force de l'habitude, j'avais parfois du mal par exemple a ne pas regarder un homme ou une femme sans être envahie par des pensées salaces, et cela même si je me devais désormais de faire preuve de plus de grandeur d'âme. Fulgrim devait me haïr désormais, elle qui fut toujours mon meilleur soutien dans le Chaos, mais a l'heure du jugement, chacun était libre de faire ses propres choix. Elle avait fait le sien, j'avais fait le mien, si nous croisons le fer un jour, cela ne serait pas les bons souvenirs qui allaient me retenir. Je repris place sur le bureau en prenant toutefois gardes de ne rien bousculer afin de ne pas casser quelque chose qui aurait put être important pour mon neveu et je m'emparais du premier cristaux pour savoir ce qu'il contenait.

    A ma grande surprise, je me retrouvais a voir des images de ma sœur en train de s'occuper d'un enfant en bas âge qui semblait souffrir d'un mal inconnu. Malheureusement, les croisements entre Humain et Elfe n'était pas toujours simple et il parfois engendrer de bien curieuse maladie, et cela, Mâat le savait bien. Mais l'amour qu'elle avait a donner était si grand que je le savais capable de prendre soin de n'importe quel enfant que le destin lui offrirait, même les plus en difficulté. Femme courageuse et de caractère, je savais qu'elle ferait tout pour sauver son fils, toutefois, même a travers ses sourires, je voyais cette pointe de tristesse dans le regard qui semblait concerner autre chose que l'état de santé de son fils chéri. Je connaissais trop bien ma sœur pour savoir qu'elle s'inquiétait facilement pour n'importe qui, mais elle avait dans ce regard cette souffrance intérieure qui m'avait poussée a lui faire fuir les royaumes de l'œil de la terreur a la grande fureur de père. Malgré cette couronne esclave que je portais alors au front, j'avais prouver a celui ci que dans certaines conditions, j'étais encore capable de faire preuve d'individualité afin d'arriver a mes fins.

    Je ne voyais qu'une raison qui pouvait tant rendre ma chère sœur malheureuse : son mari n'avait pas du la porter dans son cœur et d'avantage l'épouser pour frimer aux bras d'une Elfe que par un amour véritable. Si cet homme était encore en vie, je me promettais intérieurement de lui faire connaître le sens du mot enfer pour tout ce qu'il avait infligé a ma sœur et ses enfants. Ce crime, je ne le laisserais pas impuni et il saurait alors que l'on pouvait faire mal bien plus qu'en infligeant seulement la mort. Non, cela était trop doux, la mort était une délivrance, lorsque l'on haïssait réellement quelqu'un, l'on ne pouvait pas se permettre de le tuer car c'était encore un sort trop doux. Il fallait être beaucoup plus vicieux pour cela. Il allait découvrir le vrai sens du mot torture, mais pour l'instant, elle n'en était pas la. Curieusement, cette vision ne concernait que lui. Chacun de ses trois enfants avaient t'il eux un cristal différent que je devrais voir ? Je n'en savait rien, ma sœur pouvait parfois être si secrète...Je posais donc celui ci après en avoir fini avec lui, des idées de vengeance en tête, tandis que je m'emparais de l'autre afin de connaître les dernières volontés de ma sœur.

    Cette fois, aucun doutes possible, le message m'était directement destiné. Je prit donc le temps d'en écoutant chaque parole. Elle savait qu'elle allait mourir, et cette constatation me glaça le sang, mais respectant notre culture, elle était très loin d'être triste, bien au contraire, la joie pouvait se lire sur son visage. La vie devait vraiment être devenue un enfer pour qu'elle considère que la mort soit quelque chose de plus agréable, et ceux même si la perspective de connaître le paradis restait quelque chose d'exaltant. Elle affirma que son seul regret serait de ne pas pouvoir me revoir avant sa mort, une chose que je partageais avec elle. Pourtant, mon regard restait imperturbable malgré tous ceci, nous autre Elfe étions habitué a souffrir, nous chantions déjà les chants de lamentations alors que les ancêtres des humains rampaient encore aux fond des océans ! Elle ne me demanda que deux choses : garder un bon souvenir d'elle et de veillez a ce que son héritage se perpétue. Je ne savais réellement quoi faire, je ne voulais pas forcer Luhiel a abandonner les Malarians pour l'instant, je voulais qu'elle réalise par elle même que comme nous jadis, cette race allait finir par se perdre dans son arrogance. Au moins pourrais-je veillez sur elle pendant une éternité en attendant qu'elle soit prête a faire le bon choix, vivant comme un rempart jusqu'au jour ou je la rejoindrais. D'une certaine manière, je ne m'inquiétais pas pour elle, grand père serait prendre soin de sa personne dans l'au delà, mais je ne savais comment annoncer a grand mère que j'avais également faillit a la tâche de protéger ma petite sœur de tous les maux du monde. En l'entendant revenir, je glissais cette phrase simple


    « Un grand pouvoir nécessite un grand sens des responsabilités. Rien ne doit être pris a la légère mon cher neveu. Retient bien ceci. »

    Il avait apporter de quoi manger et je parvint a lui sourire, malgré tout...Notre culture ne considérait pas la mort comme quelque chose de triste, mais sa souffrance devait vraiment avoir été quelque chose de très difficile a porter. Je pouvais dans un certain sens l'imaginer, car lorsque les effets de la couronnes esclaves étaient les plus fort, je ne faisait que regarder mon corps avancé tous seul sans aucune volonté propre autre que celle de mon père. M'emparant d'une pomme, je me fit le devoir de la déguster tranquillement, et encore deux morceaux, j'ajoutais.

    « Il y a une chose que j'aimerais savoir. Comment était votre père ? De quel genre d'homme s'agit t'il et est t'il toujours en vie ? »

    Selon les réponses, je déciderais de la sentence conjointement avec le dieu de la mort.
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MessageSujet: Re: Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)   Ven 12 Fév - 1:33

La sale question. Parler de son père… Cela voulait dire que Luhiel ne l’avait pas fait. Et justement, parlant de sa sœur… Un sentiment de jalousie prit naissance en Caym car il sentait ou plutôt présumait qu’il était… De seconde importance. Comme si aux yeux d’Hathor, Luhiel passait avant lui. Comme si Luhiel était plus importante que lui. La jalousie n’étant pas dans le profil général de Caym, tout du moins d’ordinaire, il y avait de quoi se poser certaines questions. Cependant, toujours aussi compétent dans l’art de dissimuler ses émotions, il était difficile de suspecter quoi que ce soit. Masque et armure étaient revenus le protéger des regards extérieurs… Et il ne les retirerait pas de si tôt de nouveau. Pourquoi ne pas justement tâter le terrain? Voir jusqu’où son soupçon le guiderait… À poseur de questions, poseur de question et demi…

« Mon jugement serait biaisé. Il serait plus sage d’interroger Luhiel à ce sujet. Je… Pensais que vous l’aviez déjà fait. Vous semblez y tenir… Comme plusieurs d’ailleurs, j’ai toujours dit qu’elle irait loin, qu’elle ferait quelque chose de bien… La plus proche de notre mère d’ailleurs, de physique et d’attitude… »

Rien dans le ton ne pouvait indiquer quoi que ce soit d’hors de propos ou de bien curieux si ce n’était que Caym semblait mettre un léger accent sur sa sœur. Si effectivement Hathor avait conversé avec Luhiel, elle devait donc savoir que le général tenait à sa jeune sœur… Et donc ce préambule pour une série de question passerait comme un charme. À cet égard, il dû faire un énorme effort pour ne pas laisser apparaître un sourire. S’il avait fallut qu’Hathor tombe sur Sparda… Cela aurait promit d’être fort divertissant. D’un autre côté, elle aurait aussi eu des réponses franches et directes. Pour le moment, Caym avait dit la vérité, toute la vérité… Mais ce n’était qu’une question de temps avant que les omissions de détails ne commencent. Que voulez-vous : quand des années durant vous avez carburé avec vos plus sombres émotions, vous avez bien de la misère à en enlever toutes les traces du réservoir… Et dans le cas présent, il devait en rester un bon résidu pour que Caym reparte subtilement sur la défensive.

« Quoi que… Si vous rencontrez Sparda, ce sera une toute autre affaire. Il est… Vendu à notre père et à Luhiel en horreur. Question… De point de vue, dirons-nous. Inutile de se perdre en détail sur un sujet qui ne donnerait pas une vision précise et exacte des choses. Encore une fois, Luhiel saura mieux répondre que moi. Encore que… Si vous le permettez, j’aurais également quelques questions. »

Une pierre de mise sur le sentier des réponses. Une pierre de placée qui contribuerait à le rapprocher ou à l’éloigner de Luhiel. Une pierre de placée qui affecterait en bien ou en mal le futur du général… C’était pratiquement la routine au fond! Il faudrait jouer de patience et attendre, probablement… Mais il ne cèderait aucune information s’il jugeait les réponses à ses interrogations insuffisantes. Si ses soupçons s’avéraient exact… Il se retrouverait à renier l’intégralité de sa famille. Si sa mère lui avait caché des choses ou pire encore, menti, il refuserait un lien de parenté avec sa branche de la famille. Son père n’était plus au cœur de ses préoccupations depuis un moment… Il ne lui resterait alors qu’à renier son frère et sa sœur. Mais bon, Caym avait toujours été Caym : tout faire pour atteindre ses objectifs. Et Caym avait bien l’intention de ne plus trop souffrir, mentalement tout du moins. Si cela signifiait abandonner une quantité énorme de choses… Il le ferait sans trop d’hésitation pour se préserver.

Pensif, il se servit une portion de ce qu’il avait amené, tout en se demandant où tout cela le mènerait. Aussi ironique que ce puisse être, il était pratiquement mieux dans l’erreur qu’avec de nouvelles vérités… Et l’urgence d’unir l’armée sous une seule bannière ne se faisait que plus pressante. Son esprit se mit à vagabonder vers les impératifs qu’il s’était donné. Il avait son propre agenda… Et tout portait à croire que les échéances seraient plus proches qu’il ne l’avait initialement espéré.

Sparda, une fois soumit par la force, le suivrait sans hésiter où qu’il aille. La cavalerie était déjà virtuellement sous le contrôle de Caym et c’était déjà une bonne chose de faite. Magdala était également vendu à Caym de par certains accords les unissant tous les deux et rappelé fréquemment par un jeu de séduction qui avait le don d’exaspérer la promise de Caym. La balistique et l’artillerie étaient donc également, en théorie, de son côté. Guenièvre suivrait le pas, évidemment, puisque Caym lui faisait parvenir tous les biens magiques confisqués par les hommes de l’infanterie et donc il avait son soutien et Maximus… Était loin d’être un imbécile donc il suivrait Caym après une bonne discussion. Il contrôlait l’infanterie… Il suffirait donc éventuellement d’officialiser les choses. En fait… L’armée devait préparer son putsch et renverser le conseil des nobles. Rugilian avait toujours été contrôlé par son armée… Autant cesser la mascarade et le faire carrément tant de fond que de forme. Magdala serait un bon choix pour succéder au roi… Et cette dernière s’était montrée intéressée. Caym serait ensuite nommé chef de toutes les armées… Et ensuite Otian tomberait. Ses défenseurs « surnaturels » ne seraient pas là éternellement et les hordes démoniaques finiraient par s’entretuer…

Encore que… Amilian serait une cible intéressante, avec sa fausse neutralité et son favoritisme évident pour Otian. Quelques frappes bien placées et l’annexion serait chose définitive pour ce pitoyable royaume neutre. Airian était hors de propos, trop éloigné et trop isolé… Mais avec Amilian dans sa poche, Rugilian pourrait conquérir Otian sans trop de difficultés… Mais bon, ce n’était que suppositions et Caym jugea avoir marqué une pause suffisamment grande et bien calculée pour reprendre la parole. Certaines personnes étaient trahies par leur non verbal… Mais chez Caym, rien ne laissait transparaitre quoi que ce soit d’inhabituel, ce qui était tout à son avantage.


« Dites moi, ma tante, si ma mère était elfe, il est évident que l’un d’entre nous voire les trois d’entre nous avons hérité d’une part de sa nature. Étant elfe vous-même, vous serez sans mal dire qui a reçu quoi… Vous avez vu Luhiel, vous m’avez vu moi et sous peu vous rencontrerez Sparda. Vous pouvez au moins me dire ce qu’a Luhiel et ce que j’ai… Après tout, étant moi-même général, quelques outils de plus ne font jamais de tort, surtout dans l’état actuel des choses… »

Un peu plus malhabile que le reste tout cela… Mais cela pouvait passer pour une certaine gourmandise face au pouvoir. Comme quoi le général espérait avoir un as de plus à mettre dans sa manche et qu’il ne posait donc pas la une simple question anodine… La réaction d’Hathor en dirait long sur la question…
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Helianna Von Aqual
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MessageSujet: Re: Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)   Dim 21 Fév - 3:08

    Jugement biaisé ? Mais qui pouvait affirmer être capable d'émettre un jugement saint et totalement neutre en ce monde, qui aurait cette grande prétention ? Même l'homme le plus honnête du monde ne pouvait réellement parvenir a se résultat pour la simple raison qu'il n'était pas a portée d'un être vivant quel qu'il soit, pas même nous les Elfes. Toutefois, la fin de sa première réplique suffit a me faire comprendre la situation. L'homme était inquiet de voir ma nièce avait hérité d'avantage des traits de caractère elfique sans en avoir été mis au courant. Le paternel ne semblait pas réellement porté dans son cœur, mais il détourna assez vite la conversation de se sujet. En y réfléchissant bien, ce Sparda n'avait pas été mentionné dans le cristal testament de petite sœur Maat. J'en concluais rapidement qu'elle même ne devait pas lui porter très grande confiance, mais chaque avis était important. C'était l'association de tous associer a la cote de fiabilité qui nous permettait de savoir quoi faire de la manière la plus juste possible, comme je l'avais expliquer lors du procès d'Azure par l'imposteur Impae. Aujourd'hui, cet immortel avait rejoint les limbes, j'avais veillez sur cette choses personnellement, mais je devais me préparer a porter le coups fatal aux Immortels et ainsi lancer une nouvelle impulsions politique en Otian. Être reine allait me poser énormément de soucis et je n'avais pas que cela a faire, en plus, il me faudrait gêner un nombre incalculable de cas comme Caym. S'il était un cas isolé ici a Rugilian, en Otian, il s'agissait du profil du général de base, et la je ne comptait pas la Black Légion ainsi que les Elfes du Temps, même si ses derniers allaient d'avantage me faciliter la vie.

    Pourquoi essayait-il de faire tourner les choses autour de Luhiel si cela était simplement pour juger mieux ce père qu'elle ne portait pas dans son cœur ? Son jugement était aussi biaisé que celui de Sparda en faveur de son père et finalement, il était le seul a pouvoir équilibrer. Mais comme je l'avais comprit, cette manœuvre n'avait pour but que poser lui même des questions. D'un signe de tête, sans prendre la peine de prendre la parole, je lui indiquais mon approbation, même si au fond de moi même, je n'aimais pas du tout cette idée. Parlerait-il finalement de cet homme qui avait rendu la vie de ma sœur impossible dans la fin de sa vie ? Je n'en savais rien, le tout serait maintenant de ne pas tomber dans son petit piège, peut-être pensait-il que j'étais affaiblit par sa démonstration précédente, mais tout comme lui, j'étais capable de retrouver très rapidement ma contenance diplomatique. S'il essayait de se moquer de moi, je pourrais lui rappeler que de nous deux, c'est lui qui avait paru le plus émotif. Soyons honnêtes, ses problèmes de promotion a Rugilian ne m'intéressait pas plus que cela. S'il voulait devenir chef des armées, c'était son problème, comme pour la progression de Luhiel chez les Malarians, je ne m'en mêlerais pas. Personne ne connaissait les secrets des Elfes du Temps, leurs liens avec le dieu de la mort. Nous fument toujours dans l'ombre, d'ailleurs, je me demandais ce que cet homme savait sur nous, il devait essayer d'exploiter le lien familial pour parvenir a en savoir plus et prendre un choix aussi bien personnel que professionnel important, je m'en rendais compte, après tout, je n'étais pas née de la dernière pluie !

    Il me demanda ce qu'il avait put hérité de sa mère...Me prenait-il pour une spécialiste en génétique ? Remarque, il n'aurait pas totalement tord dans ce cas. Mais cet homme ne réalisait pas qu'il avait hérité d'avantage de chose qu'il ne pouvait le penser. En tant que femme et née d'une conception plus complexe que ses deux frères, Luhiel avait un petit avantage pour eux, mais la formation des Malarians ne pouvaient pas me permettre de la former a prendre la suite. Dans la situation actuelle, il avait toutes les chances d'apprendre les arcanes du temps, mais si son esprit n'était pas prêt a recevoir cet enseignement, et cela n'était pas de mon ressort mais celui du dieu de la mort directement, alors je ne pourrais rien pour lui. Finalement, ceux serait a eux a forger leurs propres destins, qu'importent finalement la conception et l'héritage génétique, la magie elle même était capable de l'influencer. Toutefois, il y avait une bonne partie de ses choses qu'ils n'avaient pas besoin de savoir. Le tous seraient d'expliquer l'essentiel sans pour autant rentrer dans les détails.


    « Dans la théorie absolu, vous pourriez tous trois héritez de ses pouvoirs a condition que vous acceptiez la nature profonde qu'elle vous a léguez. Si j'ai bien comprit, Sparda est une cause désespérée. Pour l'instant, vous trois ignoriez tout de la véritable importance de votre famille, mais cela n'est pas destinée a vous êtres révélés par mes lèvres. Maât m'a demander de veillez sur vous et c'est exactement ce que je vais faire, ni plus, ni moins. Demandez a Luhiel, elle saura vous renseignez. Si en théorie sont statut de femme la place mieux que vous pour héritez des pouvoirs inhérent aux Elfes, sont esprit de Malarian la ferme autant que votre esprit de général a cet enseignement. Sachez qu'assumer ce pouvoir et cette filiation vous demandera une vision totalement différente du monde. »

    Rien de plus, rien de moins. Au moins, il pouvait voir que j'étais honnête avec lui puisque je lui avait bien dit que le statut de femme de Luhiel lui donnait un avantage. D'une certaine façon, je me demandais si les Malarians ne l'avais pas sélectionner juste pour m'empêcher d'en faire ma descendante...C'était une possibilité, même s'ils n'avaient pas de prophètes, des fuites avaient put avoir lieux, et le pouvoir du feu sacré restait quelque chose d'assez curieux, il échappait même a mon cycle de compréhension...
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MessageSujet: Re: Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)   Dim 21 Fév - 16:34

Fragmentaire, sommaire mais toutefois… Intéressant. Mais bon, si Hathor voulait jouer cette carte, il serait tout aussi bref en parlant de son géniteur. Intérieurement, ce petit jeu l’amusait. Cela lui rappelait les rapports qu’il devait faire devant le conseil où chaque mot devait être soigneusement choisit et pesé pour éviter d’en dire trop ou de révéler des détails que ces mollassons geignards s’empresseraient de critiquer de toute la force de leur faibles poumons… Qui plus était, il n’avait aucune obligation de divulguer quoi que ce soit à tante. Luhiel, favorite de la famille apparemment, pourrait se charger du travail. Il fut forcé de réprimer un commentaire sarcastique devant le « votre esprit de général vous ferme à nos enseignements et blablabla… ». Du temps, il n’en avait plus des masses et il n’avait pas de temps à perdre avec des énigmes et de fausses paroles de sages… C’était toujours pareil avec les elfes, quel que soit la sous race les constituant : du soleil, du temps, du sang, de la pénombre ou d’il ne savait quoi, ils étaient incapables de comprendre les êtres humains. Ils aimaient se donner des airs et se faire sophistes… Mais au final, ils étaient aveugles à ce qui n’étaient pas leur précieuse race. Ses instructeurs en avaient été un exemple flagrant, cet assassin elfe de la pénombre également… Et sa tante commençait drôlement à sembler partager cette même tare. S’il y avait bien une chose que Caym avait apprit rapidement, c’était qu’une race qui ne se comprenait pas elle-même ne pouvait espérer comprendre les autres races. C’était un fait : on pense les autres avec l’esprit de sa race et donc un humain tentant de comprendre un elfe le fait avec des conceptions d’humains.

Plus il y pensait, moins il aimait Hathor. En fait, il n’aimait jamais vraiment aimé qui que ce soit dans sa propre famille si ce n’était sa petite sœur… Et si on était de se questionner pour le cas de Sparda… Il y avait du respect oui… Mais pas d’amour fraternel. Sparda étant en quelque sorte l’antithèse de Caym, ce dernier s’en servait comme d’un pion pour faire avancer on propre agenda… Et à date, on aurait dit qu’Hathor se faisait un malin plaisir d’emprunter des traits de cette écœurante… Noblesse, si le terme était utilisable, que possédait Sparda en plus du style de son père à toujours laisser dans le flou pour mieux punir par la suite… Il fallait le faire quand même, prendre les traits de famille qui avaient tant motivé Caym à couper les ponts et de se servir des siens comme de simples instruments. Luhiel avait été techniquement épargnée… La question restait de savoir pour combien de temps encore. Sous le masque et sous l’armure, la sombre nature de Caym continuait son jeu de complot… et une fois qu’il eu fut un choix de mot particulièrement pointu pour reprendre la parole, il afficha un air proche du dédain. Apparemment, le fils ne portait pas le père dans son cœur. Vraiment pas…


« Si vous tenez vraiment à le savoir, mon très cher géniteur est un alcoolique violent avec des rêves brisés de grandeur et de gloire. Manipulateur à l’esprit étroit, ce ne fut pas bien difficile que de déjouer ses pathétiques ambitions. Oh oui, l’endoctrinement est resté plus longtemps dans mon esprit que je ne l’aurais voulu, c’est d’ailleurs Luhiel qui m’a aidé à m’en sortir… Mais Sparda lui risque de ne jamais s’en défaire. Encore aujourd’hui, je me demande ce que mère lui trouvait… »

Cryptique, fragmentaire mais néanmoins fort révélateur, cela décrivait parfaitement une facette du père Symanth : l’ancien militaire qui s’était effondré et qui dans ses rêves de grandeur s’était servit de ses enfants pour poursuivre ses rêves à lui… Mais il n’avait jamais compté sur le fait que Caym, dans son cinq ans de calvaire dû à sa paralysie, avait développé sa propre façon de voir les choses, devenant pratiquement adulte d’esprit avant l’heure, ce qui lui avait permit de se jouer de son père… En fait, Caym aurait pratiquement été prêt à renier sa nature d’elfe car ce n’était pas elle qui lui avait donné la force de se battre… Mais bien sa nature humaine dans toute sa splendeur. Les humains, race merveilleuse dont les extrêmes dans le bien et le mal étaient savoureux et délicieux… La race probablement la plus versée dans l’adaptabilité qui soit et qui malgré sa jeunesse tenait tête à quiconque se dressait sur son chemin… C’était en cette race que Caym se sentait le plus lui-même, pas dans le snobisme des elfes et leur fausse sagesse qui ne cachait qu’un narcissisme aigu et un racisme doublé d’une xénophobie pourtant évident… Mais bon, cela nous écartait du point principal : les informations qu’avaient bien daigner livrer Caym au sujet de son père. En fait… Il trouva le résumé plus juste encore qu’il ne l’avait initialement prévu. En tant que mari, Caym ne savait pas grand-chose de son père. En tant que son géniteur, il en savait un rayon par contre. Et si Caym avait flirté avec le régicide… Le parricide n’était pas hors de propos non plus…

Restait à savoir s’il en révèlerait davantage ou s’il jouerait à un jeu qu’il adorait tout particulièrement : l’échange d’informations. Un fragment contre un fragment. Hathor avait répondit de façon sommaire et fort peu détaillée à Caym, il avait fait de même. Si elle voulait en savoir davantage, elle n’aurait qu’à aller voir Sparda et Luhiel… Ou alors divulguer un peu plus d’informations. La nature des dits pouvoirs et cette affaire de vision du monde par exemple… Mais bon, pour l’instant, autant voir sur quel terrain Hathor jouait en parlant de choses qui les concernaient tous les deux : les relations entre Rugilian et Otian par exemple. En tant que général de Rugilian, Otian était une cible fort convoitée… Et Hathor, en tant que défenderesse supposée du royaume de l’eau était également touchée par la chose. S’il y avait une chose que Caym avait apprit, quand il était entouré de gens dans le genre d’Hathor, c’était que les discussions politiques amenaient toujours à des échanges plus fructueux et bénéfiques encore…


« Des rêves brisés tiens… Cela me fait penser justement aux événements récents qui secouent Érade. Notamment la mort du prince d’Otian et de notre souverain, ici, à Rugilian. Un idéaliste de moins sur le trône d’Otian et un tyran de moins sur notre trône fera peut-être enfin bouger les choses. La royauté semble vouée à disparaitre de toute façon. Bon débarras, à mon avis. Un état ne se gère que par la majorité, un ensemble de conseillers élus par le peuple pour faire avancer les choses. Un roi? Peuh. Son pouvoir devrait être uniquement symbolique. Ils ont une apparence bienveillante mais en vérité ils sont tous les mêmes : assoiffés de gloire et prêts à envoyer des milliers de soldats à la boucherie et à la mort. Quel gaspillage… Les temps changent et bientôt nous ne verrons plus le gouffre car nous serons dedans… »

Il y avait là dedans oui un dédain à peine caché pour la monarchie, feu Azure et feu le tyran de Rugilian, quoi que bien des gens auraient hurlé au scandale de voir Azure comparé à Nathaniel mais il y avait également une référence directe à Amilian, avec la montée de Milos, et À Airian, avec la montée au pouvoir de Palenix. La neutralité risquait de devenir non existante en Érade… Et ce que Caym sous-entendait était le fait que sous peu, Érade serait sans doute en guerre totale. Une guerre totale sans la moindre alliance où tous feraient face au spectre de la destruction. C’était également un bel aperçu du cynisme du général… Et du fait qu’il n’avait jamais vraiment dû être heureux pour pratiquement accueillir à bras ouvert un conflit qui scarifierait Érade encore plus qu’elle ne l’était actuellement…
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Caym, je suis... TA TANTE! (PV Hathor)

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