La destinée de l'Erade
Bienvenue à toi, étranger !
Œuvre du hasard ou du destin, tu viens d’arriver aux portes d’un monde nouveau, celui d’Erade ; un univers aux secrets innombrables où cohabitent des cultures différentes et où la magie se lie à chaque être, dés sa naissance. Tu connaitras l’amour, l’amitié et de grands moments que tu n’oublieras jamais mais aussi de la tristesse, une noirceur dont tu ne te connaissais pas l’existence et qui sommeille pourtant en toi. Ce monde possède des horizons différents, des histoires liées entres elles et tu apprendras par la suite que rien n’arrive par hasard. Tu peux fuir ou rejoindre l’aventure mais n’oublie jamais qu’ici, chacun de tes actes changera le cours de notre histoire, celle que l’on écrit tous ensemble, la destinée de l’Erade.



 
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 .° Le Danger Aux Portes °.

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Syradis Grigán

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MessageSujet: .° Le Danger Aux Portes °.   Lun 18 Jan - 17:34

Airian, le royaume éternel ou la splendeur des hauteurs prenait une autre signification. Cela faisait si longtemps qu'elle n'était pas retournée en celle qui est sa patrie... Des années déjà s'étaient écoulées dans le sablier, moqueuses et lestes. Tout défilait à présent, sans pitié, insufflant des changements ou souvent le retour en arrière était impossible. Il en était pourtant ainsi, de telle manière que les dirigeants allaient et venaient sans cesse, se succédant par leur avidité de pouvoir et de la gloire qui écrirait pour toujours leurs noms dans l'Histoire. La kabbaliste avait longuement prêté oreille à divers ragots afin de s'informer et avait ouï dire que désormais c'était l'ancienne conseillère, Severia Palenix, qui était régente... Une femme sur le trône, celait faisait bien longtemps que ce n'était arrivé, ce qui pouvait susciter l'engouement de certains. C'était un changement profond de méthodes, qui n'était pas forcément de bonne augure, car l'excès de pouvoir en peu de temps conduisait trop souvent à la mégalomanie... ou à la folie la plus pure.

Connaissant parfaitement bien les routes, Syradis savait qu'elle approchait des portes de Gladilan. Pressant le pas pour mettre fin à ce voyage qui s'éternisait, elle fut soudainement surprise par des bruits qui lui parvinrent au loin, lointains mais persistants. Accélérant la cadence, la demoiselle sortit enfin du bosquet dans lequel elle se trouvait, rejoignant de la sorte la route principale et distinguant plus aisément ce qui se passait. Des cris... Au moins une femme et deux enfants qui semblaient crier à l'aide. Son bandeau ne lui permettait pas de voir puisqu'il lui voilait les yeux, mais la panique était aisément perceptible dans l'air chargé de tension. Lorsqu'enfin les trois la virent approcher, ils affichèrent une expression de déception car une aveugle ne pourrait clairement pas les aider... puis repartirent se cacher derrière des arbustes.
Cependant en se guidant par les voix elle s'approcha et heurta quelque chose de dur et imposant. De fait à moins d'un kilomètre de la cité, un carrosse semblait avoir été attaqué par des brigands, gisant renversé sur un des côté de la route. Réalisant alors qu'il n'y avait plus de bruits d'affrontements, ce qui laissait présager que les agresseurs étaient partis, Syradis tendit les bras pour rechercher à tâtons la porte de ce véhicule aux roues brisées. Rapidement une petite main s'accrocha alors à sa robe blanche tandis qu'une fillette d'environs trois ans, peu rassurée, tentait naturellement de trouver asile en des bras féminins qui lui apparaissaient comme rassurants et protecteurs. Échangeant quelques paroles de réconfort afin de calmer la petite, elle demanda si il y avait quelqu'un pour s'assurer qu'il n'y avait personne d'autre à l'intérieur. Ce fut là qu'une supplique de la petite éclaircit quelques zones d'ombre...


- Ma maman elle a bobo et elle m'a dit d'être sage en restant là dedans...
- Je ne peux pas voir... tu veux bien me guider jusqu'à elle?

La petite s'exécuta et lui donna les directions nécessaires, ce qui lui permit de rejoindre rapidement les autres membres de la famille. La mère était blessée à la tête et lui réserva un accueil loin d'être agréable, ce qu'elle mit aisément sur le compte du désespoir. S'en suivit donc un échange qui fut une manière de mesurer des forces... entre l'altruisme désintéressé et l'arrogance incrédule.

- Que faites-vous, infirme que vous êtes ! Mon enfant était en sécurité !!
- Ne vous inquiétez pas, je la protège!
- Vous n'en êtes pas capable, rendez la moi !
- Occupez vous de vos deux autres enfants, Madame. Vous n'avez qu'une seule paire de bras que je sache, et de plus vous êtes blessée. Je la protègerai de ma vie, je le jure sur ma condition de magicienne.
- Ma... gicienne??
- Allez vous en, fuyez et mettez vous à l'abri avec eux, maintenant !


Elle n'eut pas le temps de protester véhémentement car des bruits se firent à nouveau entendre, ce qui eut raison de ses réticences... Elle s'enfuit alors en prenant ses deux petits garçons par la main et disparut dans les sous bois.
De son côté, visiblement le père de famille était en train d'être assailli par ses agresseurs et cela empirerait sûrement au rang de tragédie si personne ne faisait rien. Détestant par dessus tout la violence, Syradis ne pouvait pas rester de marbre, malgré la responsabilité de protéger la petite fille. S'adressant donc à cette dernière, elle était décidée à faire de sa faiblesse une force. La petite blonde aux joues rosées qu'elle avait entre les bras allait l'aider... Ou alors elles mourraient toutes les deux. Les brigands approchaient à grand pas, elle les entendait.


- On dirait bien que tu vas à nouveau être mes yeux, ma chérie...
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Jasphen

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Date d'inscription : 15/05/2009

MessageSujet: Re: .° Le Danger Aux Portes °.   Ven 26 Fév - 21:54

    En visite au pays des Glaces, Jasphen avait décidé de visiter une nouvelle fois la contrée et de nouer si possible de nouvelles alliances avec certaines personnes. C’est donc ainsi, que le jeune Immortel s’approchait des portes de la Cité de Gladilan, il se souvenait être venue ici plusieurs siècles déjà et la ville n’était alors peuplé pratiquement que par des magiciens, rare était les simples humains et encore plus d’autres races, une ville intéressante en soi. Jasphen était sur le dos d’un cheval acheté il y’a tout juste quelques jours, alors que sa griffonne était entrain de chasser, lorsqu’il entendit des voix et le bruit des armes que l’on dégaine. Il s’approcha lentement du lieu dit, espionnant les protagonistes présent. Apparemment, c’était un simple braquage, des brigands contre des paysans s’en allant en ville. Et visiblement, c’était les pilleurs qui étaient entrain de gagner. Une femme et deux jeunes garçons qui s’étaient enfui vers les sous-bois étaient à présent poursuivit par trois gaillard, alors qu’un homme se battait contre cinq voleurs et une aveugle avec une petite fille s’apprêtaient à mener la lutte inégale.

    Sans réfléchir davantage, Jasphen s’élança vers les sous-bois aider la mère et ses enfants avant que ces brigands ne la viole devant ses fils puis la démunit de tous ses biens. Jasphen alerta les pilleurs par le galop de son cheval. Mais bien tard, car le premier homme sur son passage fut assommé par le plat de la lame. L’Immortel posa pied au sol permettant ainsi à la famille de fuir, puis il alluma une petite flamme sur les vêtements en peu de bête d’un de ces vils manants et fit fuir le dernier. Mais grâce au pouvoir du Sin, il le fit trébucher sur une petite motte de terre encore alors inexistante quelque seconde auparavant avant de l’assommer.

    En effet, vous avez pu remarquer que cet Athlan n’avait fait que blesser ces hommes sans les tuer, car cela n’était pas son but et il répugnait à le faire alors que ce n’était pas nécessaire, même pour des hommes tombés si bas. Ce n’était pas son métier. Remontant sur le cheval alezan, épée à la main, il retourna au près de la femme et de l’homme qui se battait comme ils pouvaient devant cinq hommes bien armés. Le paysan, qui devait être le père allait bientôt céder car déjà ensanglanté et épuisé montrer des signes de faiblesses évident ! Jasphen fit une entrée théâtrale un peu voulue en faisant cabrer le cheval arabe. Tel le cavalier de la justice, il fondit sur ses ennemis à une rapidité déconcertante en usant de la magie du feu pour faire fuir les cinq pilleurs. Cela eut l’effet voulu lorsqu’un des cinq se fit bruler l’arrière du crâne.

    Jasphen descendit alors de son cheval pour prêter assistance au père qui avait sans doute vu sa vie défiler devant lui pendant quelque instant. L’Immortel n’avait pas de quoi le soigné sur lui, il devait donc se rendre à la ville pour se faire administrer des soins par de véritables guérisseurs. L’Athlan le lui conseilla donc.

    - Votre femme et vos enfants se sont caché dans les sous bois, heureusement ils vont bien. Je vous recommande de vous rendre rapidement à la ville, elle est à moins d’un mille d’ici. Bonne route.


    Il se tourna alors vers la belle femme aveugle.
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