La destinée de l'Erade
Bienvenue à toi, étranger !
Œuvre du hasard ou du destin, tu viens d’arriver aux portes d’un monde nouveau, celui d’Erade ; un univers aux secrets innombrables où cohabitent des cultures différentes et où la magie se lie à chaque être, dés sa naissance. Tu connaitras l’amour, l’amitié et de grands moments que tu n’oublieras jamais mais aussi de la tristesse, une noirceur dont tu ne te connaissais pas l’existence et qui sommeille pourtant en toi. Ce monde possède des horizons différents, des histoires liées entres elles et tu apprendras par la suite que rien n’arrive par hasard. Tu peux fuir ou rejoindre l’aventure mais n’oublie jamais qu’ici, chacun de tes actes changera le cours de notre histoire, celle que l’on écrit tous ensemble, la destinée de l’Erade.



 
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 La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)

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Belgarath

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MessageSujet: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Jeu 22 Oct - 15:17

Il était une fois, sous une pluie d'étoiles...

Combien de temps avait duré le transport, je n’en savais strictement rien, techniquement la plaine aux étoiles était assez proche de la forêt, bien qu’à pied nous aurions aisément mis une journée de plus là nous arrivâmes alors que la nuit tombait, le soleil mourant dans un horizon rouge sang, la plaine aux étoiles était un lieu magique, que cherchait exactement Luhiel en cet endroit, je ne le savais pas, je savais simplement qu’elle voulait s’y rendre et je n’avais rien contre cela. Dans cette grande étendue sans arbre ni même un léger bois il faisait parfois étrange de se retrouver les seuls êtres peuplant ces terres, un peu comme si nous étions les deux seuls sur l’Erade, perdu au milieu d’une étendue vierge qui ne semblait être habité que par les animaux sauvages de cette région.
Je n’avais pas remarqué à quel point cet endroit possédait une certaine magie lorsque j’y étais passé pour la première fois mais peut être était ce autre chose, peut être était ce parce que j’avais sentis les bras de Luhiel se serrer contre moi avant que nous nous téléportions, mais les mots qu’elle avait dit, elle semblait s’être voulu rassurante peu de temps avant, ce malaise que je ressentais depuis mon réveil, avait elle entendu quelconques onces de conversations entre mon mentor et moi-même ? À cette idée je m’étais légèrement crispé, ce vieux fou avait il tout prévu ? Cherchait-il réellement à me faire dire ce que j’avais dit uniquement pour qu’elle puisse l’entendre également ? Me forcer à dévoiler ainsi ? Non ce n’était pas possible…

Mais lorsque ses bras avait enserré ma taille, même si je savais que sur l’instant la téléportation serait plus facile ainsi, j’avais sentit frissonner mon corps et tout mon dos semblait avoir été parcouru d’une agréable sensation de bien être, je vis enfin les yeux de Luhiel, ces yeux saphir qui avaient su avoir raison de mes défenses et de mon cœur, mais lorsque mes yeux avaient plongé dans les siens j’avais lu en elle, comme s’il s’agissait d’un livre ouvert, non pas qu’elle était femme facile à comprendre, loin de là mais pourtant dans son regard je sentis la même gêne et la même peur qui me parcourait, comme si nous étions unis de cette manière, comme si une dualité avait pris possession de nous en un instant, mais lorsque nos corps ne furent plus que poussière et que seuls les yeux de Luhiel pénétrèrent les miens, que tous le langage indirect de nos corps n’était plus que seul restaient nos âmes au fond de nos yeux alors je compris qu’au fond d’elle était une tendresse oublié et la crainte pouvait s’i lire alors qu’au même moment dans mon regard de braise il n’y avait que cette flamme brillante de mille et un reflets, symbole de mon attachement à Luhiel mais au fond n’est ce pas tout simplement de la crainte, cette peur d’être si proche cette peur de se dévoiler à l’autre pour que finalement il nous écorche vif alors que notre armure est tombé.
Mais toutes mes pensées s’évanouir lorsque dans nos ombre, lorsque nos voix n’étaient presque plus il ne restait qu’un simple murmure, idylle d’une époque oubliée mais qu’à jamais je voulais faire flamboyer dans mes seuls yeux, mais alors que nos pupilles disparaissaient et que seul le timbre de la voix était encore audible ce fut les mots certainement les plus déchirant qu’il me fallut entendre de mon existence de sorcier car jamais quelqu’un ne me les avait ainsi posé…

- Je suis... désolée...

Mais je n’avais rien pu répondre, car déjà la téléportation nous menait dans la plaine où nous étions entrain de scintiller comme les étoiles qui peu à peu envahissaient le ciel, témoignant de l’immensité de l’univers tout autour de nous. Je fus le premier à redevenir moi-même, tel du sable dans un sablier brisé, m’éparpillant, porté par le vent je me regroupé mirage des ombres de la plaine, fantôme de l’Erade je redevenais sorcier, être détesté de ce monde, haït des miens et des non mien, éternel solitaire je reparaissais avec alors que ma taille devenait physiques, les bras de Luhiel m’entourant toujours, chacune des étoiles, étincelante constellation de vie comme la neige vibrante sous un délicat soleil d’hiver ses mains et l’ensemble de son corps redevint un et ce fut enfin au tour de Ash, petit bout de bois apporté par la sorcellerie de mon art et par un je ne sais quoi de chance qui avait finalement provoqué la plupart des choses qui était arrivé entre Luhiel et moi. Et c’est sur le bout du nez de notre jeune compagnon de bois que nous étions enfin de nouveau réunis, ne cherchant pas à me défaire de l’étreinte de celle qui avait calmé mon cœur et bien que mes pulsassions étaient loin d’être régulières d’autant plus avec la téléportation, c’est en spectateur de ma propre vie que j’assistais à ma prise de conscience d’avoir les sentiments que j’avais exprimé auprès de mon mentor, mais lorsque mes yeux s’étaient posé sur Luhiel on eu cru, l’espace d’un instant que je n’étais qu’être de bonté et de bienveillance tellement envers Luhiel je ne ressentais aucune haine ni aucune volonté d’agir en être du mal.
Ma voix ne porta pas tout de suite car encore dans mon esprit résonnait le ton de la voix malarienne de Luhiel, mais ce fut le premier que je brisais le silence…

« Quelle faute pourrais-je bien pardonner, Luhiel ? Car jamais vous ne m’avez porté atteinte ni même encore provoqué la colère en mon cœur. »

Allais je me décider à parler de ce que j’avais vécu, je pense que je n’étais pas encore prêt, voulait elle des explications ? Peut être bien oui, car si mon mentor s’était arrangé pour qu’elle entende tout il était normal qu’elle soit perturbé, mais en aucun cas je ne désirais qu’un mal être subsiste entre nous et bien que je n’étais pas à l’aise avec ce qui allait se passer je ne pouvais retarder l’échéance…

« Luhiel, je ne sais si vous désirez aborder un quelconque sujet avec moi, mais s’il doit être un jour dans ma vie où je suis prêt à révéler ce que je suis, qui je suis et ce que je pense, ce doit être aujourd’hui à cet instant précis en ce lieu vierge et avec vous ; je ne saurais véritablement vous dire pourquoi mais mon mentor par le passé a trop longtemps fait de ma vie un enfer, je ne souhaite pas que ce le soit, entre moi et vous, ainsi si vous me demandez je répondrai »

Je ne dis rien de plus, ma main s’égarant simplement sur mon pendentif qui pendait à son cou, telle une larme éternelle de cristal qui semblait à jamais figée, j’apprendrais à Luhiel à s’en servir mais ce n’était pas le moment, non bien au contraire. Mes doigts puissant avec ma main importante ne firent qu’effleurer le pendentif, s’arrêtant là glissant ensuite tendrement jusqu’à son cou pour finalement mourir sur son épaule. Mes yeux enclin à une vérité nouvel ne pouvaient se détourner de ma Luhiel…
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Luhiel Symanth

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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Mar 27 Oct - 8:55

" Tous les amants se sont endormis et toutes les paroles se sont tues...
Le monde où ils s'étaient perdus ne vit plus, ni les aurores où ils sétaient aimés.
Je veux sentir, je veux écouter... tes pas de retour près de ma porte
Pour me dire que tu m'Aimais bien que tu sois loin.
Je veux laisser le matin nous retrouver ensemble...
Et que devienne une vie ce qui pour l'instant n'est qu'un rêve.
Mais que se finissent les retenues et qu'augmentent les désirs!
Et ainsi tant que je t'embrasse, que change donc le destin le temps d'une minute,
Que mon corps trouve ton corps dans un plaisir simple et absolu!
Et ainsi comme je t'enlace et me serre dans tes bras
D'une manière que seul toi peux faire, et que personne d'autre ne connait,
Naissent les sensations que tu es l'unique à déclencher.
Il n'y a plus de raison que ce ne soit pas pour toujours...
cette fois doit être la bonne, il faut que ce soit différent.
Ne me laisse pas seule même pas pour un instant,
Car cet instant me laisserait toujours un peu plus folle..."

Texte Anonyme, Bibliothèque Malarianne.



Accrochée à la taille de Belgarath, la guerrière avait du mal à savoir où elle était ou bien pourquoi. Un peu ailleurs suite à tout ce qui s'était passé, avait été dit, et surtout par les manipulations étranges de son enveloppe matérielle, elle commençait à se demander si toutes ses cases étaient à leur place pour qu'elle se rappelle se texte qu'elle avait lu il y a si longtemps. La probabilité pour qu'elle se remémore pareille chose après autant de temps et en plus dans ces circonstances actuelles était presque nulle, et pourtant... On dirait bien que son sport préféré était défier les lois de la logique statistique. Les paupières closes par appréhension de ce qui pouvait découler de cet étrange sort dont elle ne savait rien, Luhiel avait les lèvres crispées en une ligne dure, et ses mains serraient très fort les pans de tissu recouvrant les côtes de son compagnon. Leurs regards s'étaient rapidement croisés lors du départ mais bien assez vite le contact fut rompu, autant parce que l'un devait se concentrer que parce que l'autre essayait de se rassurer. Bien sûr bien que ce fut fugace, cela avait été bien assez pour qu'elle puisse voir toutes sortes de choses traverser ce regard fascinant et intriguant à la fois. Ceci dit elle n'était pas la plus douée pour traduire les sentiments, et dans ce cas précis ceux de quelqu'un d'autre qui plus est.

Sentant finalement ses pieds retrouver le sol ferme, elle soupira de soulagement... Non qu'elle ne fasse pas confiance au sorcier, mais tout simplement parce que étant intimement liée à la terre, elle avait du mal à s'en séparer pour quelles qu'en soient les raisons. Il n'y avait rien de mieux que le plancher des vaches... Encore fortement chamboulée par ce trajet et leur proximité retrouvée plus ou moins involontairement, Luhiel en avait un peu oublié sa froideur extrême, mais celle ci demeurait tout de même assez perceptible bien que plus modérée. Doucement alors son corps se reforma de manière plus précise, et puis reprit ses contours solides. Autant se sentir flotter dans les airs pouvait être détendant, autant quand on stressait de ne pas arriver entier, tout cela n'avait rien d'une occupation bien agréable. N'ayant pourtant pas non plus le courage de se défaire de l'étreinte qui les unissait, la Malarian caressait Ash de sa main libre, jouissant du plaisir simple de constater que lui aussi avait accompli cette traversée sain et sauf. Mais la voix du jeune homme fut ce qui l'extirpa à ses pensées peut être un peu trop brusquement... ce qui la fit sursauter. Elle répondit donc dans la mesure du possible sa voix semblant un peu rauque.

- Je sais parfaitement qu'il y a des choses que vous ne pourrez pas comprendre avant un bout de temps, et je pense que la signification de mes paroles en fait largement partie. Tant mieux si je ne vous ai pas peiné...

Elle était surprise et en même temps gênée qu'il rebondisse sur ses paroles. Elle avait souhaité très fortement qu'il n'ait tout simplement rien entendu, ce qui lui permettrait de passer à autre chose, mais malheureusement ils n'en étaient pas là. Il était perspicace et persévérant comme à son habitude, ce qui pour le coup ne l'arrangeait pas le moins du monde. Et puis pourrait elle vraiment lui expliquer quoi que ce soit, même si elle l'avait voulu? Elle en doutait. Il est vrai que sa manière de faire pourrait aisément être confondue avec une esquive assez lâche, mais de toute façon elle ne pouvait pas faire autrement... Alors lorsqu'il lui offrit la chance de pouvoir clarifier certains détails, elle choisit d'opérer subtilement pour ne pas trop trahir son trouble véritable... alors elle lui posa une question détournée qui à elle seule serait capable de répondre à ses questionnements.

- Jusqu'à quel point étiez vous conscient pendant ce sommeil...? Teniez vous un vrai échange ou étiez vous plongé dans une sorte de délire fiévreux? Est-ce fréquent?

Sa question n'était pas que stratégique, elle était aussi très sincère car au fond elle voulait savoir si tout cela risquait de se reproduire, si jamais cette personne qui avait essayé de le contacter ferait à nouveua appel à cette peu recommendable méthode. Est-ce que Belgarath risquait de tomber à nouveau et d'être contacté par télépathie? Que pouvait donc lui faire dire ce magicien dont elle ne savait rien?? Probablement tout et n'importe quoi. Rougissant en sentant les noeuds des doigts masculins effleurer son sternum, la jeune femme baissa les yeux pour le regarder faire... et surtout pour ne pas le regarder dans les yeux à ce moment précis. Malgré sa peur leux proximité lui était toujours aussi magique si ce n'est plus, et elle avait eu beaucoup de mal à s'en écarter tout à l'heure, alors recommencer revenait du domaine de l'héroïque... Lâchant progressivement les vêtements de son compagnon auxquels elle s'était accrochée comme si sa vie en dépendait elle se détendait bien malgré elle. Son aura était toujours froide mais avec un penchant plus suave... il y avait quelque chose de mélancolique, comme une bise éthérée et éprouvée par les millénaires.

De plus le paysage autour d'eux était idyllique, reposant... mystérieux. C'était un peu son seul point commun avec les rivages lumineux du lac enchanté, bien que le style ici soit tout aussi empli de magnificence. C'étaient de longues plaines emplies d'herbe verte et rutilante, parsemée de fleurs qui semblaient grandir sans la moindre intervention de l'homme. C'était comme si un Eden oublié et protégé des yeux humains avait jusque là séjourné au vu et au su de tous, mais paradoxalement personne n'en vantait réellement les beautés comme il se méritait... Dommage... du moin c'est ce que se disait Luhiel qui ne pouvait faire autre chose en ce moment que de porter son regard emmerveillé sur tout cela.Quelle magie ancestrale pouvait donc bien maintenir ce paysage en cette forme si unique? Mère Nature gardait encore tellement de secrets qu'elle aurait voulu comprendre un peu mieux... Les flocons de neige encore logé dans les cheveux, elle ne se rendit pas compte qu'ils recommençaient à tomber sur eux trois en une délicate pluie étoilée. Mais un phénomène bizarre se levait et les fleurs violettes et bleutées qui les entouraient brillaient d'une lumière pâle et mystique. Un murmure semblait s'élever de la terre elle même... une clameur, une supplique, un prénom:

- Belgarath...
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Belgarath

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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Lun 2 Nov - 11:02

Je me souvenais d’un texte, plutôt une chanson alors que Luhiel était accroché à ma taille, pourquoi me revinrent ces paroles ? D’où venaient elles très exactement je ne le savais pas, enfin plus, peut être une chanson de taverne ? Non c’était bien trop beau pour cela, quelle chanson ? Je n’en savais à peut prêt rien, mais c’était une douce mélopée qui me revenait en tête à chaque fois qu’elle était près de moi peut être était ce une ombre ou un quelconque sortilège jeté par mon mentor ? Non… cela me revenait à présent, pourquoi maintenant ? Pourquoi en cet instant je ne le savais pas mais…

Il y a quelques années…

« Tu vois Belgarath, il faut le battre tant qu’il est bien chaud, sans cela tu risque de le briser ou de faire des microfissures, cela vaut aussi bien pour une lame, une armure, un bijou, tout ce qu’un forgeron est capable de forger »

Je regardais cette bête de la nature forger un objet qui paraissait minuscule dans ses mains et pourtant c’était certainement son œuvre la plus réussie, Maximus était un homme bon et généreux, je ne l’avais jamais vu en colère, contrarié oui peut être mais jamais il ne s’était énervé et il était toujours resté très bon pédagogue avec moi…

« Pour qui est ce ? »

« Haha jeune curieux va ! Ce bijoux est pour ma femme, Lucia, tu t’en souviens je t’en ai déjà parlé, nous allons fêter nos 10ans de mariage cette année tu te rends compte ?! Jamais je n’ai été marié aussi longtemps ! »
Il fallait aussi savoir que Lucia avait été l’unique amour de ce colosse au cœur tendre, il l’aimait profondément et était prêt à tout pour elle, la satisfaire, lui faire plaisir et bien entendu la protéger. A l’époque je n’avais pas très bien réalisé ce que cela signifiait mais peu importe, le diadème d’argent qu’il lui avait confectionné était si fin et si magnifique que l’on aurait pu penser qu’il sortait des forges elfiques.

« Cela fera plaisir à ma Lucia ! (dit il alors qu’il regardait l’œuvre avec les yeux d’un enfant) écoute moi Belgarath, je ne suis pas bien placé pour donner ce genre de conseils et tu es à mes côtés pour entendre autre chose que les secrets de la forge mais n’oublis jamais de prendre soin de celle que tu aimeras, car finalement nous nous ressemblons Belgarath… »

« Je ne compte pas me marier Maximus, ni même rencontrer quelqu’un »

Il eut un léger rictus et se remit à travailler je l’admirais et en même temps il semblait fredonner un poème ou peut être une chanson, je ne su jamais véritablement…

« Qu’importe l’étendu du monde,
Qu’importe le nombre de merveilles que tu découvriras,
Qu’importe ceux et celles que tu rencontreras,
Car tout tu oublieras
Lorsque le visage de celle que tu aimeras
Viendra à toi.
A ce moment tu sauras
Que ta vie n’aura
plus aucun sens si tu la quittais

Tout pourra s’écrouler
autour de toi,

Tu lui serviras de bouclier
Contre tous ceux aux abois,
Tu seras plus puissant que la lance des chevaliers
Car enfin tu auras compris ce qu’est le verbe aimer… »

Sans véritablement m’en rendre compte alors que Luhiel était encore accrochée à moi je m’étais mis à délicatement fredonner de ma voix grave la chanson de Maximus que je pensais avoir complètement oublié, la son était doux et apaisant, aucune parole ne sortait de ma gorge, mes cordes vocales vibraient simplement de la mélopée

- Je sais parfaitement qu'il y a des choses que vous ne pourrez pas comprendre avant un bout de temps, et je pense que la signification de mes paroles en fait largement partie. Tant mieux si je ne vous ai pas peiné...

Un doux sourire se fit sur mon visage alors que la mélodie s’était éteinte lorsque Luhiel m’avait répondue…

« Chacun d’entre nous à droit de garder ses secrets, du moment qu’ils n’empiètent en rien sur l’autre et ne lui porte pas atteinte, je ne vous demande pas de tout me dire, Luhiel, prenez votre temps, c’est pour le moment la seule chose dont nous disposons »

Cela suffirait certainement à ce qu’elle comprenne que je ne lui en voulais pas, et de toute façon là en cet instant j’étais prêt à répondre à n’importe laquelle de ses questions, aussi je restais ouvert à ses interrogations, tiendrais je très longtemps ? Moi-même je l’ignorais car je n’avais jamais fais pareil exercice, mon épée à ma ceinture je la réajustais afin de prendre peut être confiance en moi, quoiqu’il en soit, j’entendais désormais le timbre de voix de Luhiel venir jusqu’à mes oreilles, semblable à cet instant pour moi à l’épée de Damoclès prête à me transpercer de part en part…

- Jusqu'à quel point étiez vous conscient pendant ce sommeil...? Teniez vous un vrai échange ou étiez vous plongé dans
une sorte de délire fiévreux? Est-ce fréquent?


*Merci Luhiel* pensais je alors qu’elle finissait sa phrase, tellement j’étais conscient de ce qu’elle venait de faire, quoiqu’il en soit il ne servait à rien d’attendre indéfiniment, prenant une inspiration comme si le plus grand des défis m’attendais je fini par dire…

« Je vais tout d’abord vous répondre quant à la fréquence, c’était bel et bien la première fois que pareille chose se produit, aussi je ne saurai vous répondre si cela risque de se reproduire ; mais ce que je sais en revanche c’est que la conversation que je tenais était bien réelle, autant que celle que je tiens avec vous en ce moment sauf qu’elle était à l’intérieur de mon crâne, en rien il ne s’agissait d’un délire car j’ai ressentis chacune des douleurs qu’il m’a infligé. Si vous voulez j’étais conscient de tout ce qui se passait en moi mais rien de ce qui se passait à l’extérieur quoique l’espace d’un instant j’ai cru entendre une douce mélopée c’est elle qui m’a permis de tenir, mais étais ce interne ou externe, je ne le sais. C’était comme si chacun de mes sens s’étaient intériorisé, une sorte de second monde dans lequel il m’a attiré. Pensais-je chacune des paroles que j’ai prononcé ? Ma réponse est… oui »

Je n’avais pas redis exactement les mots que j’avais prononcé, mais si Luhiel les avaient bel et bien entendu il n’était pas nécessaire de les prononcer à nouveau. Ses yeux ne fixèrent pas les miens alors que j’effleurais le cristal au cou de ma compagne, c’était presque en tremblant que je touchais ce bien, non pas à cause d’une quelconque maladie cette fois, mais simplement parce que c’était Luhiel que je touchais et que mes sens semblaient étranges en face d’elle. Restant un moment à regarder le cristal…

« Je pourrais vous apprendre à vous en servir, ce n’est pas très compliqué et bien que vous ne soyez pas sorcière, vous le pourrez sans difficulté »


Un léger vent se leva, soulevant les effluves de la journée passée, une délicate odeur de nature dans cet endroit où nous semblions perdu au milieu de nulle part avec pour seuls confidents notre propres âmes et nos propres corps, rien ni personne ne semblait vouloir interrompre le tableau qui était entrain de se peindre entre nous, œuvre magistrale de mère nature, comme si chaque couleur avait été choisis avec soin par une combinaison des plus grand maître, à l’horizon le soleil mourrai, celui dont je tirai force et puissance disparaissait mais reviendrais demain. Car bien que je fusse un sorcier et qu’il était plus facile
pour moi de me mouvoir la nuit, je contrôlais le feu, force issue du soleil et mes forces étaient donc plus grandes en journée lorsque je voulais user l’élément
feu.


Je souris à l’image des flocons de neige dans les cheveux de Luhiel c’est alors que je vis s’écraser sur ma main une sorte de petite étoile, tel un feu follet, une âme de la taille d’un grain de sable, une sorte de pluie fine mais ne mouillant pas, quelque chose d’étrange et de spirituel, un mysticisme étrange d’où vint un seul prénom...

- Belgarath...

En entendant mon prénom sortit tel un fantôme des suppliques terrestres enserrant mon bâton le transformant en un long bâton d’environ 1m30, mes yeux flamboyants scrutant l’horizon, regardant autour de moi absolument rien si ce n’est cette étrange sensation mystique. Je restais une main protégeant par instinct Luhiel et mon bâton rougeoyant tel un petit soleil en son pommeau.

« Qui êtes vous ? Montrez-vous ! J’ai pour habitude de faire face à des lâches ! Couards que vous êtes venez donc vous mesurez à ma sorcellerie ! »

Je n'avais pas pour habitude de croire que le monde était beau et gentil loin de là, mon aura flamboyante se faisant ressentir autour de moi.
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Luhiel Symanth

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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Mar 10 Nov - 22:09

Profitant de ce bonheur simple procuré par la proximité du corps et de l'être de Belgarath, Luhiel avait beaucoup de mal à se convaincre que la meilleure chose à faire était de le lâcher. Oui elle n'avait plus de prétexte de le faire à part l'envie, mais il semblerait que ce soit un mobile suffisant... D'ailleurs elle se s'expliquait pas l'attraction qu'elle avait pour lui et qui, il fallait bien l'admettre, allait bien au delà du désir physique. En fait c'était surtout un sentiment de compréhension mutuelle et une tendresse sans bornes, bien qu'elle ne sache absolument pas d'où elles étaient issues toutes deux. En outre elle continuait aussi de se remémorer des bribes de textes et de chants anciens qui lui revenaient à l'esprit, sans savoir pourquoi cela se passait... C'était si... "romantique", était-ce le bon mot? Pourtant elle se contenait tant bien que mal de les réciter à voix haute en rendant justice à son impressionnante mémoire photographique.

"Près de toi je vois une toile accrochée aux constellations du firmament,
Des gestes et des couleurs, des odeurs et des saveurs... J'ai cherché.
J'ai plongé dans le vent pour peindre dans la nuit tout ce dont j'ai rêvé
Et j'ai dessiné un rêve, des souffles et des mondes j'ai tracé en blanc...
Tu es comme le soleil, un peu de ciel réveillé en mon coeur en émoi
Et si la nuit vient et que la lune tombe... tu brilleras ici... juste pour moi.
Semblable à des morceaux d'étoile, je n'aurais jamais cru que tu sois ainsi...
Mais je serai pour toujours l'ombre collée à ta peau, où tu iras j'irai."


Trouvant alors que cette mélodie inconnue prenait tout son charme étant donné celui qu ila fredonnait, Luhiel sentait son coeur battre plus fort. Respirant profondément pour ne pas se trahir, la guerrière regardait le faciès masculin avec une cajolerie qu'elle ne pouvait refouler malgré la peur panique qui continuait de l'assaillir. Pourtant elle sentait bien que la conversation à venir ainsi que les confidences inhérentes risquaient de ne rien arranger. En même temps elle savait aussi ce à quoi elle s'exposait lorsqu'elle l'avait ainsi mitraillé de questions, mais il s'agissait d'une pulsion involontaire à trouver un minimum de réponses à toutes les interrogations qui lui traînaient inlassablement dans un coin de la tête. Finalement elle vit sur le visage masculin à quel point il semblait las et appréhensif à nouveau... néanmoins elle ne pouvait ni ne voulait rebrousser chemin alors qu'ils pourraient peut être enfin parvenir à examiner ce qui s'était passé d'un oeil plus avisé. Alors elle répondit par une simple confirmation à son impression, digérant intérieurement l'espèce d'énorme soufflet qu'elle venait de se prendre en apprenant la vérité.

- C'est moi qui chantais un hymne Malarian pour vous réconforter... Je n'aurais pas cru qu'il vous serait utile en quoi que ce soit, mais j'ai pensé qu'au moins cela pourrait peut être endormir la douleur qui semblait vous tordre. Je ne sais pas ce que vous voulait cet interlocuteur mais étant donné ce qu'il vous a infligé je pense que vous devriez vous charger de son cas.

La vérité était tout simplement que la vue de Belgarath inanimé et potentiellement sur le point de rendre son dernier souffle lui avait été insupportable... Et le sentir prisonnier d'une espèce de rêve étrange alors qu'elle ne pouvait rien faire pour interférer et le sortir de là c'était plus poignant qu'elle n'aurait pu même l'imaginer. Et puis si auparavant elle avait été estomaquée à l'idée de concevoir qu'il ait dit vrai... là tout de suite il était trop complexe de prendre cette supposition comme une vérité. Pourtant tant sa voix comme son expression ne laissaient pas de doutes, il était sincère... Merde. Fermant les yeux alors que les doigts du sorcier effleuraient sa peau, elle se sentait de plus en plus prise entre le marteau et l'enclume. Son envie était juste de sourire béatement et lui sauter au cou pour manifester ce qu'on pourrait d'une joie farouche mais persistante, et d'un autre point de vue ses peurs l'empêchaient de faire un seul pas en sa direction tellement elle semblait prisonnière de ce cocon de froideur qu'elle s'était construit depuis deux ans maintenant. Détruire en deux minutes à peine ce qu'elle avait bâti si difficilement pendant deux ans était douloureux... trop peut être.

D'ailleurs le commentaire qu'elle lui avait fait ne disait rien d'explicite il est vrai, mais il reflétait l'inquiétude presque obsessionnelle qu'elle nourrissait pour lui... Et comment pourrait il en être autrement alors qu'il était animé par une maladie suspecte dont il ne semblait pas connaître la cure...? Soupirant alors en semblant résolue, elle leva un bras pour porter une main à ses cheveux, et d'un geste sec elle s'arracha un long cheveu blond tout en grimaçant légèrement de douleur. Sans pour autant porter plus d'attention à ce maigre détail, elle prit le fil doré entre ses doigts fins et se concentra à son maximum pendant plusieurs secondes... Certes elle n'était pas une surdouée en magie, mais elle en avait quelques lumières suffisantes à ce sortilège, bien que cela nécessite tout son zèle. Un halo d'une lumière blanchâtre l'enveloppa alors et le froid se fit plus intense sans qu'elle veuille... le cheveu fut alors investi de ce même halo et il se fit brillant. C'était un sort simple qui servirait à durcir ce petit morceau d'elle comme du mythril sans pour autant qu'il perde de sa maniabilité. Aussi léger qu'une plume cela ferait un bon collier pour porter le présent qu'elle comptait lui offrir... Retirant de sa main droite un anneau simple en argent avec des arabesques harmonieuses, elle le passa dans ce collier improvisé avec un air solennel avant de prendre sa main pour lui glisser le tout dans la paume avant de la refermer gentiment.



- Je suis toute ouïe, mais je veux que vous portiez ceci en échange. Il me reliera à vous j'en ai la ferme conviction.

Elle savait bien qu'il ne pourrait pas porter cet anneau puisqu'il était trop petit pour lui, mais elle espérait aussi qu'il puisse discerner la symbologie de ce geste. Elle lui donnait un bout d'elle même et bien qu'elle ne puisse lui céder sa bague de fiançailles car elle avait trop de valeur à ses yeux, celle ci était un objet qui l'avait suivie depuis des années en guise de porte bonheur. À présent elle le lui tendait naturellement, voulant que lui aussi porte une trace d'elle. Non aucun idée possessive, quoi que cela aurait peut être pu lui traverser l'esprit en d'autres circonstances... il s'agissait seulement d'une envie de lui rendre d'une manière ou d'une autre ce qu'il lui donnait, même si ce n'était pas la manière la plus expressive ni la plus adroite. Le regardant dans les yeux, elle lui laissait lire l'étendue des sentiments qu'elle lui vouait, cette fois-ci sans se cacher bien qu'elle soit tremblotante et un peu pâle. Il était trop tôt pour qu'elle puisse mettre des mots sur ce qui leur arrivait, même si la violence des sensations finirait bien par le lui faire dire,... et elle avait une petite idée de ce dont il était question. Seulement si sa tentative assez particulière de communiquer était un effort non négligeable, celui-ci se vit assez rapidement éclipsé par le murmure qui semblait venir des entrailles de la terre. Cétait comme un murmure sépulcral d'un choeur de voix féminines et plaintives... quelque chose de profondément mystérieux et antique.

- Pourquoi vouloir nous tuer... Que t'avons nous fait? Ne nous vois tu pas...? Pourtant nous sommes là juste près de toi.

Un souffle froid toucha le visage du sorcier sans prévenir, bien que rien ne soit visible. Aucune silhouette ni aucun visage... juste une petite brise froide mais assez différente de celle que dégageait Luhiel en temps normal. Elle était moins chaleureuse, plus neutre... un peu comme une force indépendante et non humaine. D'ailleurs la guerrière demeura à ses côtés, méfiante également mais bien moins encline à tout régler par la force du moins pour l'instant. De toute façon à quoi bon menacer un ennemi invisible si ce n'est pour lui montrer son propre trouble? C'était une erreur stratégique et elle espérait juste qu'ils n'en payeraient pas rapidement le prix.

- Comptes tu encore verser le sang sur ces terres, est-ce pour cela que tu as amené cette femme?
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Belgarath

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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Ven 27 Nov - 20:30

Comment pouvais je dans mon esprit à un seul moment espérer que cette tendre scène prenne fin? Comment pouvais je vouloir que Luhiel retire ses mains de mon corps, comment ne pas implorer le temps de s'arrêter? Ha l'arrêt du temps! Nombreux sont les humains qui voudraient pouvoir contrôler cette variable parasite de leur vie, mais aucun ne le peu, personne ne le peut, les Dieux eux même, s'ils existent, ne le peuvent selon moi, le temps est notre variable à tous, finalement le temps est peut être la chose qui soit la plus juste en ce monde, oui, cette pensée me vint alors arbitrairement sans réelle raison, mais oui, il n'y avait pas plus beau symbole de Justice et de liberté que le temps, qui peut contraindre le temps? Nous ne pouvons que sentir ses effets sur nous, poursuivant indéniablement sa course jusqu'à la dernière heure, mais lui même a t il une dernière heure?
C'est en posant mon regard sur les cheveux de Luhiel qui me vint la question, comment une femme que je connaissais depuis si peu pouvait elle me procurrer pareil effet, loin de moi l'idée de parler de physique, mais bien de psychique, que se passait il? quelle osmose pouvait donc se dérouler pour que pareil communion des âmes puisse avoir lieu, car pour moi, ce que je vivais avec Luhiel était bien au delà de toute notion primaire des choses, c'était un stade bien au delà, mais quel stade?...
C'est alors que son parfum chatouilla les narines, me rappelant les agréables senteurs des bains à la tour des nuages, ha les bains! Quels agréables moments! Certainement les plus heureux que j'ai pu passer dans ces tours, mais alors me revint à l'esprit une chanson qu'un ménestrel nous avait conté lors de l'un de mes bains, mais les paroles ne me revenaient que difficilement en tête, je n'avais plus que le refrain en tête...


Evenstar

"Elle n'a jamais observé
lLematin se lever,
Trop occupée
Dès les premières lueures du jour à ses tâches ménagères
Mais souvent elle observerait
La soleil dans l'horizon mourir
Comme le froid de la nuit
Qui balayent les pays
Et dans ce moment
Elle a senti la perte
de tout qui lui avait manqué
Elle n'avait jamais senti le désir de son coeur propre."


Maudite mémoire seul ce refrain faisait irruption dans ma mémoire et encore je n'étais même pas sur des rimes, ho et puis qu'importe, qu'importe les mots et les chants, qu'importe ce qu'apporte le vent, car la douce mélodie qui accompagnait ses quelques vers était semblable à une douce complainte nocturne qu’un Dieu mélancolique aurait pu chanter au clair de lune, je ne savais ni le temps que cela allait durer ni jusqu’à quel point mon plaisir pouvait s’en sentir améliorer mais quoiqu’il en soit, mes doigts s’égarèrent dans les cheveux de la Malarian un geste tendre dénué de toute signification si ce n’est celle d’offrir un peu plus de bonheur à celle que je tenais dans mes bras.
C’est lorsque je m’expliquais qu’elle put à son tour me dire ce qui s’était réellement passé…



- C'est moi qui chantais un hymne Malarian pour vous réconforter... Je n'aurais pas cru qu'il vous serait utile en quoi que ce soit, mais j'ai pensé qu'au moins cela pourrait peut être endormir la douleur qui semblait vous tordre. Je ne sais pas ce que vous voulait cet interlocuteur mais étant donné ce qu'il vous a infligé je pense que vous devriez vous charger de son cas.


Un léger sourire vint se loger sur mon visage alors que Luhiel s’exprimait, s’occuper de son cas, si c’était si simple et pourtant comme elle le disait cela semblait si logique, si prompt, mais je ne pouvais le tuer, déjà par simple respect pour ce qu’il m’avait appris, qu’importe les méthodes, mais aussi parce qu’il avait toujours des réponses, à mes innombrables questions…

« Cet homme est bien plus puissant que moi, ce qu’il voulait ? Certainement me faire passer un de ces tests dont il a le secret. Je ne peux me charger de son cas, car s’il vient à mourir, toutes les réponses que j’attend depuis si longtemps, mourraient avec lui. »

Démontrer ainsi mon impuissance était loin d’être banal, tout comme me montrer à Luhiel sous ce jour incertain, mais j’avais promis des réponses et j’avais promis de la clarté, peut être devrais je resongeais à mon second engagement. Mais ce que je ne lui avait dit, c’est que son chant avait certainement été la seule chose qui m’avait fait tenir face à lui et qui l’avait perturbé lui, mon esprit était plein de méandres dont je ne pouvais me sortir seul.
Toutes mes peurs s’étaient manifesté face à lui, tout ce que je redoute le plus en ce monde mais aussi la peur de mal faire et de perdre les choses à force de rester à distance d’elle et pourtant je ne pouvais manifester plus d’affection à Luhiel que je ne l’avais fait jusqu’à présent, quelque chose me retenait et nombreux étaient les clivages de mon être, ô indécrottable armure qui fait de moi un être sans cœur, te laissera tu donc charmer par le sourire de la douce Luhiel ou tentera tu de t’en évader ? Toi qui fut ma seule confidente et amie depuis que je suis partie de la grande tour depuis que j’évolue dans la voie de la sorcellerie ho toi armure de Mithril céderas tu donc face à cette femme ?
Quoiqu’il en soit je la vis prendre l’un de ces plus beau cheveux, semblable à un épi de blé s’ouvrant après la lourde chaleur de la journée pour accueillir la fraiche rosé du soir d’été. Que faisait elle ? Je n’osais lui demander, regardant alors le tableau se peindre devant lui l’atmosphère si brulante semblant alors être sublimé par la magie de Luhiel provoquant le contact du froid et du chaud, provoquant une sorte de poussière d’étoile qui virevoltant autour de nous tel des fée semblant s’amuser et rêver de connaitre pareille scène et mes yeux bicolore, ne cessant de regarder les gestes et la magie dont usait la malarian, tout en ayant une légère appréhension, je me méfiait de cette force opposée à la mienne, non de Luhiel, mais du froid, capable de me transformer en statue de glace pour le reste de l’éternité sans qu’aucune formule ne puisse m’en délivrer.
Ho scène idyllique à jamais gravé dans mon âme de cette preuve d’amour insondable, me confier ainsi un présent avait tout pour moi d’une chose nouvelle mais je m’efforçais de ne rien montré de l’envie irrémédiable que j’avais de la soulever du sol alors que mon cœur semblait battre une douce mélodie aux rythmes saccadés. L’anneau était simple mais beau, ses traits d’argent faisaient de lui une pièce dont on aurait juré qu’elle avait été créée par les elfes. Le sourire qui se fit sur mon visage était intense et sincère, et au moment même où elle finissait sa phrase, délicatement mes lèvres vinrent se poser sur ses joues délicates, non pas que je ne veuille plus embrasser ses lèvres ou que cela démontre un quelconque détachemment de ma part, bien au contraire, ce baisé sur ses joue était d’une tendresse infinie et d’une douceur insondable comme si tout les sentiments et les émotions que j’avais eu pour avoir reçu ce présent étaient passé à travers mes lèvres.

J’ouvris alors la paume de ma main, dévoilant le précieux objet relié par ce fin cheveu désormais enchanté, le faisant alors se soulever dans les airs grace à un sort de lévitation, mes doits étant trop imposant pour nouer convenablement l’objet, je laissais ma magie s’en charger et l’orsqu’il passa autour de mon cou pour s’y fixer désormais jusqu’à la fin de mes jour on sembla entendre une voix à caractère magique, comme si un sort venait d’être lancé.
Les yeux de Luhiel parlaient pour elle, elle n’avait aucun besoin de me dire quoique se soit, je savais, c’est pour cela que ma main s’égara sur sa joue sans prononcer un seul mot de remerciement, j’espérais qu’elle aussi comprenne ce que ces étoiles qui semblaient scintiller dans mes yeux signifiaient.
Mais ce moment fut brisé par ces voix,


- Pourquoi vouloir nous tuer... Que t'avons nous fait? Ne nous vois tu pas...? Pourtant nous sommes là justes près de toi.

Lorsque je sentis le souffle d’air caresser mon visage je n’appréciais pas, comment osait-elle me toucher tout en se dissimulant. Quelle était cette étrange entité à la voix mystique, oui j’avais réagis instinctivement en premier lieu, mais je me ressaisissais, calme et imperturbable désormais mon arme au fourreau, je n’avais que mon bâton d’obsidienne en mains

- Comptes tu encore verser le sang sur ces terres, est-ce pour cela que tu as amené cette femme?

Reprenant mon calme je me redressais, abandonnant toute posture d’attaque, c’était désormais ma partie diplomate que j’avais acquise devant la cours d’Airian qui parlait…

« simple précaution, il est rare de voir des entités encline à la discussion. Mais je ne voudrais me tromper sur votre nature, qui êtes vous, vous qui semblez si bien me connaitre et qui me parlaient si familièrement? Je peux vous faire apparaitre par ma volonté, mais montrez vous, parlons de ce que vous voulez, quelle est donc votre origine ? J’ai souvent versé le sang, sur ces terres et sur d’autres, pour des raisons qui me sont propres, mais jamais un innocent ne perdit vie sous mes coups, du moins pas ce que mes souvenirs me permettent de me rappeler. Je suis un homme libre, sans Roi, que puis-je donc vous apporter ? Le sang a été versé par bon nombre de ceux de ma race, pendant des guerres ou par simple plaisir je le reconnais, mais je ne suis pas prêt à payer pour expier les pêchers de mes pairs ! Tout du moins sachez une chose et prenez le comme vous le désirez mais je m’engage à ne pas porter le vouloir et le verbe sur vous, mais si vous la touchez ou si vous lui voulez du mal alors toute parole sera caduque. Je suis prompt au dialogue, ne le brisez pas, parlez et vous serez écoutez, qui que vous soyez, où que vous soyez, qu’importe le nombre que vous soyez. Mais nous sommes nous déjà rencontrer ? Cette pluie est elle de votre fait? Si vous me connaissiez vraiment, vous sauriez que je ne cherche que la Justice».

En effet les sorte d'ectoplasme formant des étoiles continuaient de tomber sous une forme bleuté teinté de vert, restant calme je protégeais instinctivement Luhiel, pas maintenant...
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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Mar 1 Déc - 16:28

Dans ce paysage et ces retrouvailles pacifiées autant chargées de parfum que de magie, Luhiel sentait qu'à nouveau et ce bien malgré elle, la douceur des sensations fluant librement prenait le pas sur ses frayeurs. Comment pourrait-elle éviter de chavirer lorsque tout lui semblait débordant d'une vie nouvelle, d'une mystique nouveauté emmerveillée lui dopant les sens et réveillant l'âme? Non... elle ne pouvait pas et ne voulait pas s'extirper de ce rêve suave lui berçant le coeur. Jamais il ne serait une option de vouloir quitter ce monde de féérie qui leur appartenait pour retourner dans une réalité trop brute et fade... Elle ne comprenait pas toute une série de choses, notamment quel sort il avait bien pu lui jeter pour la rendre aussi prisonnière de son faciès, aussi éprise de ce qu'il était... aussi attachée par un lien invisible mais indéfectible.
Les quelques paroles qu'il lui souffla sous forme de refrain lui arrachèrent alors un sourire béat et conquis de la demoiselle qui ne sait pas trop quoi dire suite à une magnifique sérénade. C'était ainsi qu'elle se sentait, et bien qu'elle ne sache pas trop gérer, en ce moment précis c'était bien la dernière de ses préoccupations. Elle voulait juste profiter, jouir de l'instant présent comme si c'était le dernier afin qu'il ne lui file pas misérablement entre les doigts comme un lutin rieur.

Ne cachant pas son sourire attendri, elle déglutit les joues rougissantes et se serra fort contre lui, comme pour lui demander subitement de ne pas partir. Pourtant on ne sentait pas la panique dans son geste, juste une demande tacite et hésitante d'être rassurée. Farouche de nature et appeurée par les épisodes passés il lui faudrait du temps, beaucoup de temps avant que tout ne soit rangé dans un coin de sa mémoire, il lui faudrait accepter que tout cela n'était que des mauvais souvenirs en rien déterminants pour son avenir. C'était loin d'être aisé, et elle ne pouvait pas dire si cette tentative était destinée à aboutir ou non, mais en ce moment quelle importance? Noyant ses doigts fins dans la crinière ébène de son compagnon elle se sentait en paix avec elle même pendant au moins quelques instants... et aussi bref que ce soit, c'était déjà une victoire en soi. Ash sur son épaule se tenait tranquille, comme si lui aussi était bien content de cette relative accalmie lui permettant de piquer un somme alors qu'il émettait un petit bruit régulier semblable à un ronronnement. Échangeant donc quelques mots un poil plus sérieux, ce qui lui donna une mine plus pensive, bien qu'elle soit invisible de Belgarath étant donné qu'ils étaient joue contre joue.

- Je vois... Mais je suppose que vous ignorez où il se trouve à l'heure actuelle non? Pourquoi ne poursuivez vous pas cet homme qui semble tellement en savoir? Quoi qu'il en soit, avec ou sans réponses si il vous refait ça, je l'étrangle de mes propres mains quelle que soit sa puissance.

L'idée que cet homme aussi difficile à atteindre soit-il essaye de s'en prendre au sorcier lui était insupportable, et bien qu'elle ait moins verbalisé son envie de le protéger, surtout pour protéger ce qu'elle avait distingué comme étant sa fierté, elle n'en pensait pas moins. En ce moment, perdue dans ses résolutions de venger Syl ainsi que de trouver et châtier son meurtrier, Luhiel entrevoyait enfin quelque chose au delà de cette préoccupation de tous les instants. Elle voulait que justice soit faite oui, mais pour le première fois elle parvenait à voir au delà, à concevoir de continuer sa route une fois sa tâche terminée. Peut être qu'elle continuerait de voyager avec Belgarath, tout dépendrait de son envie de la suivre... mais ce qui est certain c'est qu'une fois sa mission terminée elle n'aurait pas d'autre choix que de retourner à la citadelle pour mieux en repartir... une vie d'errance qui ne lui déplaisait pas, et qu'heureusement il pouvait aisément comprendre puisqu'il la partageait. Des rêves utopiques se chargeaient dans sa tête, et elle avait bien du mal à les chasser tant que son sens empiriste ne prendrait pas le dessus... Seulement voulait-elle vraiment que ce soit le cas, au risque de briser ce moment? Non.
Prolongeant donc ces instants intimes n'ayant pour témoins que la nature environnante et désertée de toute autre présence humaine, la Malarian lui fit cadeau de son anneau avec solennité certes mais surtout de bon coeur. Le baiser de remerciement la fit rosir quelque peu mais elle ne se rétracta pas, et pendant que de lui même le présent allait se nouer autour de la nuque du sorcier, elle effleura doucement son visage de sa main pâle. Fixant ses yeux bicolores avec tendresse elle se mordit la lèvre inférieure dans un tic qu'elle ne pouvait réprimer... des mots lui brûlaient la langue, mais ils ne sortaient pas... pas encore.

- Je... euh...

Des voix étranges se firent alors entendre, s'adressant curieusement uniquement à lui. Pourquoi elle ne saurait le dire, pas plus qu'elle ne pourrait dire pour quelles raisons... Intriguée mais pas réellement méfiante car son instinct ne lui montrait pas d'animosité de leur part, elle se sentait plutôt subjuguée par ces voix mélodieuses et chargées d'un sentiment qu'elle ne saurait définir avec certitude. La tristesse? Le regret?

- Ne nous en veux donc pas... si nous ne nous montrons pas c'est bien parce que nous n'avons plus d'apparence propre, seules les choses et les animaux acceptent de nous porter désormais. Ce n'est pas pour vous effrayer que nous nous montrons, ni même pour vous accabler. Seulement nous devons protéger celle qui t'accompagne... et c'est pourquoi tes intentions doivent être dévoilées.

Luhiel fronça les sourcils et se détacha de son compagnon bien que ce ne soit pas de gaieté de coeur. Cependant malgré l'envie de conserver leur complicité, elle ne mettrait jamais leur sécurité en péril pour cela... Pas lorsque la vie de celui qui l'accompagnait lui importait tant. Restant donc à ses côtés, mais arborant un air plus détendu à mesure qu'elle entendait les explications ambigües qui leur étaient offertes, la blondine se calmait et finit même par enlever la main de la garde de son épée. Se maintenant pourtant silencieuse, elle les laissa traiter sans intervenir, puisque de toute façon écouter lui était plus utile... Ce choeur de voix féminines s'éleva un peu plus, devenant impérieux et presque noble, même si il demeurait teinté de tristesse et mélancolie.

- Tu ne nous a jamais vues si telle est ta question, mais nos chemins se sont déjà brièvement croisés lorsque tu es passé ici la première fois, en pourchassant cet homme...
Nous ébauchons donc le souhait de connaître mieux ta personne et nous voulons nous assurer que cette fois-ci tu seras plus digne encore de traverser cette pleine. Elle nous appartient et nous en sommes les gardiennes... nous les esprit des nymphes. Il y a des siècles de cela nous avons péri... massacrées par des gens comme toi... des sorciers et des elfes déchus qui n'avaient ni foi ni loi... des êtres qui pour leur amusement ainsi que leur stupide quête de pouvoir ont essayé de faire de nous soit des esclaves soit des cobayes sujets à d'ignobles expériences... Nous exterminant toutes habitant cette plaine, jusqu'à la dernière...

C'est pourquoi comme nous connaissons déjà la valeur de ta compagne, nous désirons connaître la tienne... Nous t'avons vue, Malarian... nous t'avons vu épargner cette louve d'une mort certaine, à quelques lieues d'ici, aux Myriades. Nous ne sommes plus mais notre oeil voit loin... bien plus loin que vous ne le pensez. Les créatures liées à Mère Nature sont nos soeurs et en la sauvant de tes pairs humains, tu as prouvé ta bonté. Alors dis nous sorcier... es tu prêt à te montrer différent de tous tes semblables?


Dernière édition par Luhiel Symanth le Jeu 31 Déc - 1:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Mer 16 Déc - 10:01

Longue sera l'harmonie, car entre de être qui se sont réunis, enfin pourra s'entrevoir, la lueur de l'espoir... voilà ce qu'arait pu dire un ménestrel s'il avait vu l'étrange scène qui se jouait au beau milieu de la plaine aux étoiles, semblant avoir totalement oublié la raison pour laquelle elle était ici, ou du moins l'ayant mise de côté, Luhiel demeurait avec moi, avec un grand plaisir je ne la rejetait pas, au contraire, l'avoir contre moi me donnait quelque chose de vivant, quelque chose que personne ne pourrait jamais enlever, cette sensation à jamais gravée en moi quelque soit l'avenir qui nous attend, ou plutôt, que nous allions construire, chacun de notre côté? côte à côte dans un même combat? Moi même je ne le savais pas, je savais que de nombreuses missions allaient encore venir vers moi, mais quand et comment, cela je l'ignorais bien, aussi resterais je avec Luhiel autant de temps que je le pourrais. Une vie clame et rangée ne me faisait pas rêver, mais une vie avec Luhiel, c'était autre chose, moi Sorcier, elle Malarian, qu'importe, aucun autre engagement ne pourrais séparer nos âmes.
Lorsqu'elle rosit à la suite de ma petite sérénade j'en fus très heureux, voir ainsi sur son visage s'inscrire la plus belle des créations que fut le sourire était une grande satisfaction et une joie intense pour moi, c'est au moment où elle se serra délicatement contre moi que je compris ce qu'elle désirait, ce qu'elle voulait réellement, l'attachement? Depuis combien de temps n'avais plus ressenti cette indescriptible sensation, telle une lueur céleste, de ne pas vouloir voir quelqu'un partir ou passer à trépas? En premier lieu hésitant, je passais délicatement mes bras autour d'elle, comme pour en faire un enlacement protecteur que jamais personne ne pourrait venir briser. Le petit tigre de bois sur son épaule semblait vouloir lui aussi faire sa vie ici, il semblait parfaitement bien, semblable à un enfant entrain de trouver du réconfort près de sa mère, après tout, même si je lui avait donné vie, Luhiel l'avait taillé elle était donc une sorte de génitrice artificielle, avait elle conscience de cela? je n'en sais à vrai dire rien, mais quoiqu'il en soit lorsqu'elle murmura ces quelques mot, collée contre ma joue je ne pus réprimer un petit sourire dont elle ne sentit que le mouvement de mes zigomatiques non par moquerie par je la savait ignorante de ma situation...


"Je ne sais où il se trouve en effet, bien que je postulerai sur le fait qu'il n'a pas du quitter la Tour des Nuages d'Airian depuis mon départ, mais cela je ne peux en être sur. Je ne peux le poursuivre car il ne demande pas à être poursuivis, jamais je ne poursuis sans raison, jamais je ne poursuis pour ma prorpe satisfaction. Votre honneur est grand, et votre force remarquable Luhiel, je ne doute pas de vous, mais son pouvoir dépasse de loin ceux des être que vous avez pu rencontrer jusqu'à présent, car jamais au sein de l'Airian il ne trouva de rival et je ne voudrais en rien qu'il vous arrive malheur, encore moins de part ma faute"

Son expression de protection envers moi avait été très touchante et véritablement acceuillie avec joie dans mon coeur, mais je ne voulais pas que quelqu'un se dévoue pour moi, je ne voulais pas que l'on meurt pour moi, je ne voulais pas que l'on se sacrifie pour moi. C'est alors qu'elle m'offrit son anneau, gage d'éternelle confiance, telle une larme qui à elle seule avait été capable de faire chavirer tout un océan de passions. Sa main glissant sur mon telle la rosée du matin caressant une feuille fut pour moi un véritable réconfort, symbole de profond bien être qui se caractérisa par un soupir agréable. Mes yeux dans les siens, à jamais comme 4 perles qui voudraient se dirent tant de mots mais qui ne pouvait les exprimer, elle esquissa quelques bribes avant de se rétracter, à mon grand dame, mais je n'allais pas la blamer, moi même sans l'intervention de mon mentor j'en serais encore là, hésitant, mais désormais moi même je ne savais si je pourrais à nouveau verbaliser à nouveau ces mots verbalisés si précocément dans ma bouche.
Mais nous fûmes interrompus, par ces êtres venus d'outre tombe, me lancer à moi maintes menace et mise en gardes...


Portéger celle qui m'accompagne? alors finalement même si c'est à moi que l'on s'adresse c'est parce que Luhiel avait des sortes de gardiens, mais qui donc pouvait avoir tant d'ami de cette race et de ce genre, instinctivement, je fis un geste de protection envers Luhiel, bien que les voix étaient complainte, je ne pouvais aps leur faire confiance, mon épée au fourreau, seule la sorcellerie me viendrait en aide au cas où. Mais les voix continuèrent, accablante et triste selon moi, se présentant plus en détail, je semblais quelque peu relacher ma tension, montrant alors ma main droite avec l'anneau que j'avais passé suite à mon don du crystal à Luhiel, les deux serpents, l'un dévorant l'autre avec au milieu une émeraude frappé d'un phénix...

"Ceci est l'anneau qui m'a été confié pour accomplir ma tache, mon sceau peut être apposé où je le désire, mais au delà de ça, je n'ai perdu ni gloire ni honneur, ma traque était légitime et fouler ces terres était de mon droit car ma fonction ne connait ni frontière ni rival, cette plaine, par le passé fut le théâtre de la sauvagerie des sorciers et des être maléfique, ne me comparez pas à eux! Car jamais je ne fis partit d'un de ses peuples à jamais à mi chemin entre l'ombre et la lumière j'ai trouvé mon équilibre et j'ai trouvé la personne qui a su le maintenir et le sceller en moi en Luhiel. Votre mort est regrettable et n'était pas juste, je la regrette mais ce n'est point de mon fait et encore moins en ma capacité de pouvoir changer quelque chose pour vous, mais si vos meurtriers demande à être chatié, dites moi leurs noms, je les trouverai et je les tuerai si la mort ne les a pas déjà pris, mais soyez sur d'une chose c'est que je protégerai celle que vous protégez avec un acharnement tel que jamais elle ne souffrira comme vous avez souffert. Je ne doute en aucun cas de ce que vous dites à propos de cette louve. Je n'ai pas de semblable mais si par les mots je n'ai pu gagner votre confiance, dites moi par quels actes je peux le faire!"

Des fantômes, leur forces était bien plus puissante que la mienne et leur souffrance légitime, au delà de l'oratoire se tenait une vérité dans mes paroles, espérons simplement qu'elle soit reconnue...
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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Jeu 31 Déc - 2:22

L'idylle était à la fois magnifique et effrayante, c'était ce que Luhiel ne cessait de se dire à répétition, comme pour tenter de se rassurer par les moyens qui étaient à sa portée. Les choses évoluaient d'une drôle de manière, hors de leur portée et de leur contrôle... mais c'était aussi ce qui faisait la magie de cette relation inattendue et imprévisible. Peut être que leurs chemins se sépareraient brusquement comme deux sentiers menant à différents endroits... c'était même inévitable que cela vienne à arriver, mais la seule chose qu'elle se permettait d'espérer était que ces derniers viennent à se croiser le plus souvent possible. De toute façon le lien qu'ils avaient tissé était puissant et indéfectible, leur procurant cet aspect fusionnel qui était pourtant contre nature. Il n'était plus question de camp, de rang, de faction ou de race, tout n'était qu'un imbroglio complexe qui n'avait aucune importance ici. Il s'agissait plus simplement de l'histoire d'un homme et d'une femme dont les destinées se nouent involontairement... L'étreinte se prolongeait agréablement mais dévoilait déjà sa fin latente. Fermant les yeux afin de mieusx profiter de cette tranquillité qui ne durerait pas, la Malarian aspirait goulument l'odeur de son compagnon. Cependant son ton sonna endurci et fier bien qu'elle ne soit pas imbue d'elle même. Disons que loin de posséder une certaine confiance en elle, elle avait au moins une persistance à toute épreuve, et une résolution plus qu'endurcie lorsqu'elle avait un objectif en ligne de mire.

- Je me moque pas mal des pouvoirs qu'il détient ou qu'il peut décrocher avec le temps... Loin de moi l'idée de le prendre à la légère ou de le sous-estimer, mais disons que je n'ai pas l'habitude de me décourager devant un obstacle juste parce qu'il m'apparait comme difficile à franchir, et je ne compte pas changer ma méthode maintenant. Je n'en ferai pas une razzia personnelle, cependant sachez que je suis disposée à m'unir à vous si vous décidez vous affranchir de lui, par quelque moyen que ce soit. Je ne tolérerai pas qu'il s'en prenne à vous de près ou de loin, et ce peu importent les raisons. Cessez donc de me croire plus fragile que je ne suis, avant tout je suis une guerrière et le danger est mon quotidien...

Il ne s'agissait même pas de protection ou de dévotion, mais seulement un geste qui n'était que le prolongement d'une relation en construction... disons une attitude normale dans sa vision des choses et rien de plus. Elle ne voulait pas lui rendre service par servitude ni se faire bien voir... ce n'était qu'une offre instaurée et quo resterait debout tant qu'il le voudrait, bien que connaissant sa fierté il y ait fort à parier que même dans le pétrin il préfère s'en sortir seul.
Néanmoins le temps de l'intimité et de l'apaisement semblait révolu, et c'était un choeur de voix à la macabre tristesse qui se faisaient entendre dans ces plaines étoilées ou rien ne semblait arriver par hasard. Ce fût avec curiosité mais respect que Luhiel les écouta, tout comme entendit les paroles prudentes et emplies de prudence diplomatique du sorcier. Oui cela lui ressemblait bien comme discours, bien que l'idée de le voir se justifier devant des êtres qui justement n'étaient plus lui semble quelque peu paradoxal. Pourtant la Malarian était loin de voir tout ceci comme une sorte de protection à son égard, car elle n'était pas plus consciente de leur existence jusque là que Belgarath... C'était par contre comme un test étrange qui leur était soumis pour leur accorder le droit de passage, et dans un sens cela se comprenait si les nymphes hantaient cette région abandonnée et pourtant d'apparence innoffensive. D'autre part ce serait déjà bien si ils pouvaient s'en tirer sans blessures, car si les esprits demeurants étaient assez forts pour s'ancrer ainsi au delà de la mort, alors ils devaient toujours receler une puissance qu'il ne serait pas bon de négliger. D'ailleurs les voix spectrales reprirent en une seule, tandis qu'une forme imprécise et floue faite de fumée fit faiblement apparaître une petite femme au visage triste, tout près de Luhiel.

- Ce n'est pas ta nature qui peut prouver quoi que ce soit, car toi aussi tu es rongé à ta façon... Nous ne sommes pas des juges de tes crimes, nous ne sommes que des témoins de l'envie meutrière qui te traversait lorsque tu as foulé nos terres comme un prédateur... Ainsi nous voulons nous assurer que tant que tu seras ici cela ne se reproduira pas... Nous avons bien senti l'Amour qui peut t'animer comme en cet instant, mais peut-il seulement être aussi fort que ta haine pour le reste de l'Erade? Prouve le nous... Belgarath. Prouve le nous au delà de tes paroles fort belles mais vides de tout sens à la fois. Nous n'avons que faire des promesses, car elles ont trop souvent été piétinées à nos dépens. Jadis animée de la gentillesse et de l'insouciance nous n'avons plus rien de ce qui nous caractérisait et c'est bien triste. Ta compagne sans le savoir nous a toujours tenu respect, et nous l'avons déjà vue flâner avec un de nos frères... comment l'appelez vous déjà... ha... un tigre. Nous savons combien elle est proche de la nature et des notres... nous savons qu'elle est capable de lui parler, tout comme elle comprend relativement bien qu'il faut écouter les autres animaux. Mais toi qu'as tu fait à part ôter des vies en vertu d'une justice inconnue et sans visage?

Leur ton n'était que neutre et dépourvu de tout reproche, bien qu'il y soit lisible une grande peine et un esprit sceptique qui pourtant était contre nature chez ces créatures. L'apparition les fixait de ses yeux sans prunelles, tandis qu'en tendant lentement la main, elle posa une main sur l'épaule de Luhiel... la traversant sans le vouloir puisqu'elle n'avait rien d'autre que cette enveloppe spectrale et immatérielle ne lui permettant pas de saisir les choses terrestres. La blondine fut secouée d'un violent frisson des pieds à la tête malgré sa relative tolérance au froid, puis se retourna mais la forme n'y était plus, réapparaissant devant eux. Son expression semblait déplorer de ne pas pouvoir toucher les vivants, mais étrangement elle semblait déjà s'y attendre. Luhiel la regarda sans trop savoir à quoi s'attendre, puisque au delà du respect, elle ne tenait pas à devoir s'opposer aux nymphes pour la défense de Belgarath. D'autre part les entendre parler de leurs sentiments comme de quelque chose de foncièrement évident la déroutait, en plus de cette situation déjà peu prévisible autant par son contenu que par son déroulement. La benjamine des Symanth se maintenait près de son compagnon pour être certaine qu'il ne lui arrive rien, les mains tendues car elle ne tenait pas à déclencher l'hostilité en touchant son épée, mais flairant tout de même d'instinct que les choses n'allaient pas se terminer sans heurts. Le faciès de la nymphe se fit de plus en plus clair, jusqu'à ce que par intermittence elle se montre sous sa forme originelle tout en faisant un effort de concentration. Visiblement c'était un effort colossal pour elle de tenter de se montrer avec honnêteté, non par volonté mais parce que ses pouvoirs n'étaient plus... ce n'était qu'un pâle reflet provoqué grâce à ses souvenirs ainsi que ceux de ses compagnes... Mais l'air soudainement effrayé, elle fit un pas en avant vers eux sans toutefois oser les toucher à nouveau. Une supplique s'échappa alors d'entre ses lèvres rosées, tandis que sa peau blanche semblait se maculer de ça et là de blessures sanguinolentes.

- Non... Non pas ça... ne me laissez pas mourir à nouveau. Je sens qu'ils reviennent, nos souvenirs risquent de les attirer, de leur donner envie de nous montrer à nouveau le fruit de leur infamie... Aidez nous, étrangers... Je vous en prie.

Un bruit se fit alors entendre... et une présence se montra alors, tandis que d'autres semblaient déjà se ruer derrière elle. Luhiel mit alors finalement la main par dessus son épaule pour dégainer son épée dans le seconde, déjà prête à en découdre peu importe ce qui pouvait bien venir. Ses paroles furent alors brèves, se dirigeant à Belgarath avec pragmatisme tandis qu'une silhouette puis une autre les approcha...

- Je ne sais pas ce que c'est, mais ça va nous attaquer... On a de la compagnie, et ce ne sont pas des nymphes !


Dernière édition par Luhiel Symanth le Jeu 31 Déc - 10:15, édité 2 fois
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Elys
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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Jeu 31 Déc - 2:22

Le membre 'Luhiel Symanth' a effectué l'action suivante : Bestiaire

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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Lun 4 Jan - 12:11

La peur, l’appréhension et avant tout, l’étonnement pouvait se lire entre nous, aussi bien de la part de Luhiel que de la mienne, chacun de nous se demandant certainement combien de temps durerai l’exile de son cœur dans le cœur de l’autre. Je cherchais par moment certain petit rituels rassurant, comme lorsque j’étais à la tour des nuages me demandant de quelle manière Maximus allait me corriger, mes doigts cherchant les autres afin de les toucher les uns avec les autres, comme pour me stabiliser l’esprit, mais cela n’était finalement que très illusoire. Etonnant n’est ce pas ? De voir un magicien, un sorcier, capable de maîtriser si bien sa puissance être si étrangement faible dans les bras de cette femme, bien que mon expérience me permettait d’être plus solide et de tenir plus facilement face à Luhiel mais pour combien de temps encore, chaque fragrance de son parfum montant un peu plus dans mes narines et m’enivrant dans un monde magique ; qui donc était capable de prévoir quoique se soit sur notre relation ? Personne, ni elle, ni moi, ni personne, selon ma vision des choses, aucun être n’est capable de prédire le futur du monde ou d’un autre homme.

Je pensais qu’effectivement il faudrait qu’un jour tout cela cesse, enfin pas au sens propre du terme, mais je n’étais pas quelqu’un que l’on pouvait dompter et à un moment mes ailes devraient de nouveau se déployer pour partir seul accomplir certaines missions, cependant jamais mes sentiments pour Luhiel ne retomberaient, à moins d’une faute de sa part bien évidemment, je n’étais ni stupide, ni aveugle, et ma jalousie était une chose qui se développait à une vitesse folle, mais bien que séparés jamais nous ne serions loin l’un de l’autre « regarde par les étoiles petite sœur, parles leur et elles t’entendront, me murmurant tes paroles à mes oreilles… » En repensant à cette phrase je me demandais si elle y croirait, probablement pas, un léger sourire se fit sur mon visage… Je n’avais jamais véritablement considéré Luhiel comme une malarian, elle n’était pas une représentante d’une race que je voudrais expérimenter, elle avait toujours été une femme, au départ d’une relation sous tension nous avions su trouver certain points commun et le petit tigre de bois qui dormait sur l’épaule de Luhiel avait été un sacré entremetteur…

Alors qu’elle finissait de parler ma main glissa délicatement, doucement tel une douce brise d’automne rappelant l’été sur un visage de glace, je savais que mes mots scelleraient cette conversation, mais je n’avais pas pour habitude de réfléchir lorsque mes phrases sortaient du cœur…


« Vous êtes forte Luhiel, je ne peux en douter et vos talents vous n’avez à me les démontrer, vos paroles touchent mon cœur et le remplissent de joie, soyez assuré que je reçois pareil aide avec grand bonheur. Mais comprenez que la situation est complexe car un lien magique m’unie à lui. M’en affranchir est autrement plus compliqué car je ne doute pas qu’il a dut assurer ses arrières et que je ne puisse mettre fin à ses jours et je connais sa malice qui est capable de me manipuler pour mettre fin à la vie de celui qui tenterai de m’aider dans cette tache et jamais je n’aurais envie de mettre fin à vos jours Damoiselle Luhiel »

Et alors, comme mut par un instinct, ou ne serait ce peut être une énième senteur de son doux parfum, je ne le savais, mais avant que nous ne soyons interrompus par les spectres des nymphes, et alors que j’achevais mon discours au bord des lèvres de Luhiel et c’est alors que je venais lui voler un nouveau baisé, bref, léger, mais emplie d’une émotion intense, alors que mes mots mourraient dans le souffle de ma compagne c’est à ce moment que les spectres avaient décider de mettre à terme à notre moment.

Ces êtres morts avaient mandés des explications, pourquoi leur avais je donné ? Peut être parce qu’elles prétendaient être les gardiens de Luhiel, peut être parce qu’elles m’avaient inspiré une quelconque forme de pitié, peut être était ce déjà les préquelles de ce que je deviendrais plus tard et dont je n’avais pas encore conscience, ou encore était ce l’être qui allaient naitre dans le sac que j’avais à côté de moi qui me forçait à devenir ainsi, peut être, je ne savais pas vraiment, sur la plaine, les ectoplasmes tombant du ciel devenaient de plus en plus nombreux, comme si une pluie d’âme enveloppait le ciel, je ne pouvais lutter contre la puissance d’outre tombe, bien que j’avais choisis la voie de la nécromancie, agir sur des êtres sans corps était une chose très compliquée que je ne maîtrisais pas et je pensais bien que ni mes épées ni les armes de Luhiel nous serait d’un quelconque secours si ces êtres venaient à être hostiles…

Mais alors que je terminais de leur parler, les voix ne devinrent qu’une en une forme définissant les contours reconnaissables d’une jeune femme, la voyant prêt de Luhiel et bien que je sache tout ce qu’elles m’avaient dit jusqu’à présent, je ne pus empêcher un mouvement vers elle afin qu’elles ne s’approchent pas de Luhiel…

Les entendant me parler de mes actes, je savais qu’ils avaient du poids et n’étaient pas forcément compréhensible de tous, mais cela je n’en avais que faire, je savais que mes actions et mes actes étaient justes, je n’avais à les justifier devant personne, pas même devant ces êtres que l’on nomme Dieux, je ne dois de compte à personne. Etre simple témoin est chose stupide lorsque l’on ne cherche pas à comprendre…


« Vous, êtres désormais immortels, j’ai traversé cette plaine dans un acte de Justice, mon envie meurtrière était grande et fut assouvie car celui que je poursuivais avait commis le crime de prendre une femme alors qu’elle ne le désirait pas ; mais si vous ne regardez que ce qui se passe sur vos terres, comment voulez vous donc comprendre le monde ? Vous ne pouvez parler de mes sentiments, mais outre ce fait, l’Erade ne me préoccupe pas, l’Erade est vaste et bien que ma haine pour les hommes que je pourchasse soit grande, le monde est rongé par bien plus que je ne peux affronter ou même que je ne le veux, je ne suis ni un héros, ni un sauveur, je suis un puissant sorcier dans le corps duquel coule la puissance d’un magicien, n’allez pas plus loin, je ne suis en rien le sauveur de ce monde, ni même le votre ! Que Luhiel est sauvé vos frères, qu’elle
est vécu avec l’un d’eux ne m’étonne pas car bien qu’elle soit forte et puissante c’est de la nymphe qu’elle tient sa magnifique beauté. N’insultez pas la Justice que vous ne pouvez comprendre, car cette même justice est celle qui régit le monde et l’univers, je n’ai peut être jamais sauvé d’animaux ni même préservé une quelconque espèce et la seule chose que j’ai à jamais sauvé dans l’ordre naturel fut cet œuf (je le sortais alors de mon sac, le mettant en avant), voilà le seul être qui fut jamais mon compagnon et j’ignore ce qu’il contient, mais pour le moment j’ai choisis de vivre ma vie en sauvant les êtres humains des autres êtres humains, la nature régule son propre ordre des choses, nous autres humains, n’avons pas à y intervenir. Mais vous-même, comment votre douleur vous rend elle prompte à dispenser mort et jugement ? Vous n’avez pas ce pouvoir… »


Bien que mon ton fut dur et sans réplique, j’avais parlé de manière plus que rapide et c’est à ce moment que la créature décidait de réapparaitre devant nous, tentant de toucher l’épaule de Luhiel, la sentant alors trembler sous ce froid morbide, ma main toucha le dos de Luhiel afin que ma chaleur ne le fasse pas s’abandonner à cette mortelle fraicheur qui ne me plaisait en rien… bien que je les plaigne de cette non mort à jamais captée par cette plaine au dessus de laquelle des nuages commençaient à se former, je n’avais pas apprécié qu’elles parlent ainsi de mes sentiment pour Luhiel aussi ouvertement de même que je n’étais moi-même pas capable hormis sous la douleur que Maximus m’avait infligé. De plus en plus visible, la nymphe se concentrait comme si elle voulait revenir dans le monde des vivants, mais cela ne m’attristait aucunement, aucun mort ne doit être capable de revenir à la vie, je trouvais cela étrange et pas forcément naturel, bien qu’en tant que nécromancien j’étais capable de rappeler des squelettes mais uniquement sous mon commandement, je franchissais certaines règles de la vie et de la mort, mais les transgresser avait quelque chose d’amusant, la faucheuse, il était facile de se rire d’eux et se rire des Deux, quoi de plus amusant ?

Mais je changeais de fasciés en voyant l’air effrayé de la nymphe car je savais que je ne l’avais pas fait, mais son corps devint couvert de blessures, le sang commençant à couler de ce corps dont je me demandais encore si je n’avais pas devant moi une simple illusion

Sous les suppliques de la nymphe je tirai mon épée, vibrante alors comme si elle chantait en un étrange langage elfique oublié de tous, on put alors voir sur la lame des runes se traduisant aisément par : « cette lame se nomme Tranduil, tueuse des maléfices de ce monde, arme de l’arme des Dieux », je n’avais jamais pris la peine de la traduire, c’était un langage assez simple, une sorte d’elfique moderne, qu’avait utilisé mon maître forgeron qui m’avait appris ce métier.
La charmante réplique de Luhiel me fit sourire…


« Il est évident qu’une nymphe me provoquerait moins de palpitations ! »

Un sourire sur le visage, mon bâton vint en mes mains, j’étais désormais prêt à en découdre, même si mon épée était faite pour être prise à deux mains c’était à une main que je la gardais, mais je n’avais aucune armure sur moi si ce n’est mes vêtements, cependant aucune cotte de maille et pas même des protège avant bras ou tibia et c’est alors que sortirent des obscurité de la plaine désormais voilée par des nuages telle un pâle tableau morbide alors de les feu follets semblaient s’agiter autour de nous. Une gigantesque créature à deux têtes sortit des ténèbres hurlant et crachant un feu noir comme du sang d’orc !
A ces côtés une autre créature, plus petite mais certainement plus fourbe, une sorte d’elfe au visage sadique qui se devait d’être éliminé.

Je faisais tournoyer mon épée comme avant chaque combat avec une certaine impatience, comme si une nouvelle fois je pouvais mettre mes forces à l’épreuve d’autres créatures qui désiraient se battre contre moi, mon sceptre se chargea d’une flamme rougeoyante prête à fondre sur l’ennemi et alors que dans mon système je sentais se mêler magie et sorcellerie, que je sentais parcourir en mon corps ces sensations étrange mes yeux devinrent plus brillant et de mes mains sortit une étrange fumée similaire à l’aura de Luhiel, comme si cette dernière venait temporiser la lutte entre mes forces internes…


« Je sais qu’habituellement l’honneur se fait aux dames, Lady Luhiel, mais permettez moi de prendre les devants, ho n’ayez crainte je vous laisserai de quoi faire ! »

M’avançant alors calmement vers les deux créatures, le monstre à deux têtes hurlant et crachant son feu noir, j’avançais, clame et décidé avec un certain sourire, m’arrêtant à mi chemin entre lui et moi je semblais ne pas me concentrer sur l’autre ennemi et alors je proclamais…

« Retourne dans les abysses de ce monde ! Personne ne t’a appelé et en aucun cas tu ne seras rassasié, cette Terre et ses occupant sont sous ma garde, avance d’un pas encore et je signerai moi-même ton trépas ! »

La créature hurla et c’est à ce moment que derrière moi je sentis un battement d’aile, suffisamment prompt et agile pour l’éviter je pivotais de côté, envoyant mon sceptre cogner de plein fouet cette créature à laquelle je n’aurai su donner de nom ni d’âge et le monstre hurla avançant alors…


« Je n’en espérais pas moins de ta stupidité ! »

Je pris alors une position de garde, prêt à me défendre contre mes ennemi, j’invoquais un esprit, simulacre d’armure, esprit ancestral accompagnant les nécromanciens, il était temps pour moi de passer à l’attaque, mais je ne pourrais jamais me concentrer sur cette énorme bête tant que l’autre raclure serait dans le coin, aussi me fit il face et je me rendis compte qu’il était presque aussi grand qu’un homme et que son regard n’inspirait que mépris et haine, comme beaucoup de créature servant ce que les humains nommaient le mal… il semblait ne pas être armé, mais sa force seul, d’un revers de la main il m’envoya voler à plusieurs mètres… super de la télékinésie, comme si j’en avais pas déjà assez, ce coup m’avait ouvert l’arcade sourcilière droite et fronçant alors les sourcils je me jetais sur lui pendant que l’esprit occupait la créature à deux tête de plusieurs dizaine de mètres de haut. La plus petite créature et moi-même nous étions lancé dans un duel à la fois magique et physique, mes coups d’épée étant paré pour certain par une grande agilité télékinésique, je dut user de la ruse et alors qu’il m’envoyait une nouvelle fois au tapis, je puisais dans mes forces afin de lancer sur lui une boule de feu, symbole de mon pouvoir des ténèbres, ce qui n’avait d’autre but de le dérouter pour finalement passer derrière lui et que ma lame le transperce de part en part tel un vulgaire insecte qui s’effondra devant moi, ridicule créature de ce monde. Le dragon à deux têtes hurla alors d’une furie sans nom, carbonisant l’esprit d’os, je regardais le lutin à terre et j’hurlais alors à Luhiel…

« Tenez le occupé un petit moment, je crois que nous allons avoir besoin d’un coup de main ! »

Concentrant mon énergie de sorcier entre les mains et dans mon épée, cette dernière transperça dans la longueur le corps de la créature au sol et vint alors revenu des profondeurs du monde, le squelette, m’obéissant et tenant à la main une large épée, de la créature que je venais d’abattre, ordonnant alors d’un geste de la main elle fonça sur l’être à deux tête pendant que moi-même je le faisais, mais alors je fus pris à revers par l’immense monstre qui lança sur moi ses terribles flammes noires des quelles je ne pouvais échapper, il insista alors dans un regard de flammes et de braise pendant qu’au milieu de son attaque je semblait rôtir à petit feu, lorsqu’enfin il daigna ôter son attaque, un craquement se faisait non loin des affaires que j’avais laissé, l’œuf, commençait à éclore, mais plus encore, alors que mon corps était sur le sol et que j’avais survécu par un miracle à l’attaque de ce monstre, je me redressais, certaines zone de ma peau extrêmement touchées par l’attaque les zones vitales ayant été épargné par un sortilège que j’avais appelé, mon torse ainsi que mon dos étaient désormais nus, libérant l’un de mes plus terrible secret, mon tatouage dans mon dos, symbole de la lutte perpétuelle des deux forces en mon corps et mon âme il semblait vivant et en plein bataille épique céleste alors que de mes muscles luisant de la crémation de ce monstre j’allais me relancer à l’attaque, mon cœur durement atteint, je ne savais combien de temps j’allais tenir…
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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Ven 8 Jan - 10:30

Luhiel méditait longuement sur les paroles de son compagnon, bien qu'on ne puisse pas dire qu'elles l'étonnaient le moins du monde. Bien sûr elle n'avait rien à dire ou à répondre à ce qu'il lui disait. Elle n'était pas assez entremetteuse pour interférer avec ses choix personnels quels qu'ils soient... Et puis sa fierté était une variable constante avec laquelle elle apprenait à faire avec. Pas le choix puisque de toute façon il ne changerait sur ce genre de points. De toute façon elle ne désirait pas vraiment le voir changer car ce qu'il était lui allait très bien, ce pourquoi elle décida effectivement de ne pas surenchérir. L'appellation de Damoiselle la fit pourtant hausser un sourcil ironique. Elle n'aurait jamais imaginé être qualifiée de la sorte, probablement parce qu'à la regarder il était plus que clair qu'elle n'avait rien d'une noble ou d'une donzelle raffinée. Certes bien sûr elle n'était pas une sauvage et avoir des manières n'était pas un grand effort, mais de là à dire qu'elle aurait pu comme Belgarath passer inaperçue dans les cours... il y avait de la marge. Prenant la caresse et le baiser auquel elle rétribua avec calme malgré tout, elle vit toutefois son attention accaparée par quelque chose de plus pressant.

Écoutant la conversation qui se déroulait en grande partie sans son intervention même si elle écoutait le tout avec minutie, tandis que les deux partis semblaient s'engager dans un duel verbal sans violence, mais qui opposait clairement leurs deux avis tranchés. Les Nymphes semblaient méfiantes et sceptiques, ce qui pouvait se comprendre étant donné que jamais elle n'avait entendu un seul homme capable de dire de telles paroles avec sincérité. Cependant c'est bien parce qu'elle connaissait Belgarath qu'elle pouvait concevoir que son discours soit sérieux... parce que si on s'arrêtait à l'image lui étant restée en mémoire de cet homme qui s'était fait brûler comme un malpropre au bord du lac, cela ne corroborait pas la vision enchanteresse et noble qu'elle avait de lui. C'est donc avec plus de mansuétude que la blondine accueillait les réticences de ses créatures depuis trop longtemps abusées... Ayant tout de même peur que cette joute ne tourne au vinaigre étant donné le peu de patience qu'avait le sorcier face à certaines situations bien précises, Luhiel allait intervenir, mais ne trouvait même pas le temps d'en placer une puisqu'ils ne cessaient de se retourner la balle. Elle entendit d'ailleurs les spectres reprendre à nouveau:

- Nous ne sommes pas immortelles, mais juste prisonnières de notre peine tout comme de la protection de cet endroit. De plus mortel... ne te fourvoie pas et surtout cesse de nous regarder de cette manière hautaine et méprisante. Nous aurions bien cherché à comprendre ce qu'il en était en le voyant de nos propres yeux, mais comme tu le constates, rien que prendre une forme plus tangible nous provoque des réminiscences effroyables, en plus de nous épuiser plus que nous ne le sommes déjà. Nous avons jadis été naïves, mais jamais idiotes... Le cœur de l'homme est capable de la plus grande noblesse comme des plus abjectes créations, c'est pourquoi justement nous cherchons à voir au delà de cette image d'homme pétulant, égocentrique et suffisant que tu donnes. Crois-tu vraiment que nous aurions pris cette peine si notre jugement était hâtif? Non nous ne l'aurions pas fait, sans parler du fait que de toute façon étant donné que nous avons déjà trépassé, nous ne pouvons pas faire de mal. Ce n'est pas vivantes que nous l'avons fait, alors ce ne sera pas maintenant que nous tomberons si bas. - Elle s'arrêta, exaspérée par le caractère têtu et aveuglé de son interlocuteur.

Tu ne sembles pas comprendre, humain... Nous ne te demandons rien, nous ne voulons pas d'une pitié que de toute façon il n'est pas dans ta nature de ressentir. Il s'agit simplement de connaître ta valeur et savoir si tes pieds sont dignes de fouler cette terre à nouveau... Si tu refuses de discuter pour qu'enfin tes desseins nous soient compréhensibles alors le pouvoir des nymphes s'activera en un bouclier énergétique que tu ne pourras pas dépasser malgré tous tes efforts. Ta compagne sera donc permise de passage et toi tu seras bloqué, mais si c'est ce qui te préoccupe, tu pourras toujours faire le tour de notre domaine... mais tu perdras plusieurs jours de route.
Cesse de parler de valeurs qui sont plus grandes que toi ou tout ce que ton esprit étriqué ne pourra jamais saisir, mortel! Tu crois savoir ce qu'est la Justice et je ressens bien en toi l'envie de bien faire, mais en attendant tu es encore trop refermé sur toi même pour atteindre ce que tu lorgnes du coin de l'œil. Pour approcher de cet idéal que tu prétends défendre il te faudra t'ouvrir sincèrement au monde, écouter Aldur le Sage et aussi et surtout... accepter d'oublier les haines ancestrales pour prendre les armes au sens propre comme au figuré. Tu es promis à un grand Destin, Belgarath... Mais ne te laisse pas corrompre par ton égoïsme, ou cet essor ne verra jamais le jour.

Tu te trompes encore, vois-tu? Je n'ai jamais parlé de rendre justice, pas plus que de mort. Les trépassés ne peuvent ni ne doivent exécuter des vivants, ce n'est comme tu dis pas dans nos pouvoirs et jamais je ne le prétendrai, mais est-ce que pour autant nous devons être insensibles à ce qui se passe sur notre propre domaine? Tu ne me crois peut être pas et je sais très bien qu'il y a des choses que tu ne peux comprendre pour l'instant. Nous en faisons partie c'est un fait, mais j'ai bon espoir que mes paroles finissent un jour par faire leur bout de chemin dans ton esprit. Un jour peut être tu repasseras ici, te tenant à ce même endroit avec un tout autre regard... c'est tout ce que j'espère.


Si le ton du sorcier avait été dur, celui du chœur des femmes sylvestres l'avait été tout autant, paradoxalement chargé d'autant de patience que de froideur. Le visage doux d'une beauté aérienne se dressait face à eux, dévisageant tour à tour l'un et l'autre avant de se poser sur l'œuf posé à terre. L'air pensif, elle était pourtant intriguée par cet homme dont la destinée semblait si grande et les certitudes si mal dirigées. D'un coup elle réalisa que leur rencontre ne pouvait être un hasard puisque par deux fois déjà elle croisait son chemin. Bien sûr le destin comme elle l'appelait , n'avait rien à voir avec le déterminisme idiot dont parlaient sans cesse les humains, mais de quelque chose de plus grand, plus important que l'avenir d'une personne seule. Il était encore trop immature pour le comprendre et essayer de le lui expliquer reviendrait à se lancer dans encore un débat trop long pour être tenu ici. Certes les nymphes avaient devant elles l'éternité, mais elle doutait que les deux jeunes gens se tenant en face d'elle soient du même avis.
La mort et la renaissance dans cet œuf contenant une créature plus puissante encore que Belgarath ne l'imaginait... que c'était ironique. Elle entendait distinctement les pensées de ce dernier et pourtant, lui dire qu'il se trompait une énième fois serait radoter, en plus d'être inutile. Les nymphes ne cherchaient pas à revivre car leur temps était révolu, mais justement à trouver une paix intérieure en atteignant le repos éternel qui leur avait été refusé par le massacre qu'elles avaient subi. Ce n'est que dame Nature qui avait décidé de les assigner à la protection de cet endroit afin de leur donner une raison d'être et les priver de sombrer dans la folie qui à la longue les aurait sûrement conduites à hanter toute personne les approchant...
C'était justement de ce genre de conclusions précipitées et gratuites qu'elle essayait de le dépouiller, afin qu'enfin il change pour un homme meilleur, moins absorbé par ses certitudes qu'il refusait de remettre en question. Il fallait qu'il cesse de croire simplement que sa perspicacité lui donnerait toutes les réponses, car bon nombre de choses était inappréhendable par des voies aussi limitées... Mais soudain tout changea à nouveau... et la douleur qui l'étreignait à cause de l'effort soutenu étant exacerbée par quelque chose qui n'était encore que très flou...

Luhiel regarda leur hôtesse se tenir l'abdomen puis le cœur, les comprimant de sa main pâle pour tenter d'arrêter le sang vaporeux s'échappant de ses blessures. Fronçant les sourcils d'incrédulité mais aussi d'inquiétude, elle se sentait pousser une certaine empathie pour ses créatures bien malgré elle. Faisant un pas en avant elle tenta de s'en approcher dans un réflexe afin de la soutenir, mais évidemment son geste fut vain. Soupirant de frustration, elle s'arrêta alors net... écoutant un bruit approchant de quelque chose de lourd que l'on traîne sur le sol... ou qui SE traîne sur le sol. Se mettant donc en position défensive dos à dos contre Belgarath, elle dégaina rapidement son épée dans un bruit métallique capable de glacer le sang au plus averti. Rébellion tenue à une seule main et resplendissante sous les lumières fantomatiques des nymphes flottant ça et là, elle changea d'expression pour enfiler le costume dur et sérieux de la combattante. Pourtant un dernier commentaire humoristique franchit ses lèvres dans un adieu à la Luhiel détendue:

- J'aurais pourtant cru qu'une belle femme comme elles aurait été plus agréable à regarder que cette masse informe et immonde...

Se permettant d'agripper Rébellion à deux mains puisque de toute façon elle n'avait pas sur elle une seconde arme, la demoiselle sentait déjà l'adrénaline monter tandis qu'elle apercevait de loin la silhouette meurtrière de cette espèce d'hydre à deux têtes. Voyant qu'une autre créature, plus petite s'approchait de Belgarath, elle fut un peu plus rassurée, car au moins si ils n'étaient que deux ils auraient une chance de s'en sortir. Laissant donc son compagnon s'en sortir avec l'espèce de diablotin sautillant autour d'eux d'une manière agaçante. Entendant alors la réplique bourrine fuser, elle dodelina de la tête avec consternation mais n'en rajouta pas. Cela lui piquait les tympans de l'entendre la traiter de Lady, et encore plus de le voir se lancer dans le combat à corps perdu sans analyser ce qui se passait... Car si Luhiel n'aimait pas prévoir les choses à l'avance, pour ce qui était des affrontements elle était calme et méthodique.
Le petit elfe aux airs de diablotin sortant de sa boite lui tourna alors autour en profitant de l'absence de la défense de ses arrières afin de tenter de lui sauter dessus tout crocs dehors et un petit poignard à la main, mais malheureusement pour lui le terrain jouait en leur faveur. L'herbe était fraîche et les plaines ne donnaient aucune cachette, ce qui permit à la Malarian de l'entendre approcher dans son dos. Se retournant alors prestement elle l'assomma d'un coup du plat de sa lame, ce qui l'envoya voltiger quelques mètres plus loin dans un bruit sec. Il profita alors pour se lancer sur Belgarath en espérant le surprendre mais se fit également refouler, dans un petit grognement de frustration. Revenant alors à la charge sur sa première cible, il entreprit de se concentrer pour lancer un sort...

Pour l'en empêcher Luhiel approcha en courant, la lame devant elle dans ce qui semblait être une masse de métal interminable... surtout que cette arme était à elle seule plus grande que la créture. Pourtant avec une dextérité affolante le petit être esquiva plusieurs coups, dansant même un moment sur le fil du tranchant avec un rire provocateur. Jurant entre dents, la demoiselle perdit patience et gardant son épée tendue pour lui faire croire être surprise, elle lui mit un coup de poing bien senti qui l'envoya valser. Jetant alors un coup d'œil à son compagnon pour voir comment il s'en sortait, elle entendit distinctement une espèce de bruit de fond qui se fit de plus en plus fort, bien que cela reste un murmure bas pour les oreilles ne possédant pas son ouïe acérée. Les nymphes semblaient chanter en une seule voix mêlée, comme si elles récitaient d'anciens requiems oubliés et n'ayant plus d'interprètes pour les porter... C'était un élément donnant une atmosphère étrange, mais sans trop qu'elle se l'explique elle se sentait bercée de courage et d'impétuosité.

À moitié impressionnée devant ces sons et en cherchant l'origine pendant quelques secondes sans pouvoir en trouver une seule, Luhiel se rendit compte trop tard qu'elle avait perdu sa concentration un instant de trop. Une rafale de flammes se dirigea sur elle, ne lui laissant que le temps d'augmenter son aura glacée pour éviter le pire. Ce ne fut pourtant pas assez pour contrer la puissance ardente qui lui tomba dessus, et sur la moitié de son ventre nu plusieurs bulles rougeâtres commencèrent à se former en conséquence des brûlures, ce qui lui causa un grognement de douleur. Son visage lui n'eut rien fort heureusement, mais ce n'était pas dit qu'il en reste ainsi longtemps à ce train là... Le tenir occupé, le tenir occupé... c'était bien drôle de dire ça, mais en attendant ce n'était pas chose facile. Une des deux têtes plongea alors vers elle, essayant d'alterner ses terribles gueules afin de la prendre au dépourvu. Les arrêtant tour à tour en se protégeant de sa lame, la demoiselle mit un coup de pied dans l'une pour enfin tenter de découper l'autre... mais le monstre ne semblant pas trop du même avis revint à l'attaque avec l'un de ses bras en tapant si fort qu'il fit fit reculer la combattante sur plusieurs mètres bien que ce soit sans gravité. Ayant laissé tomber Rébellion sous l'impact, elle ne se découragea pas alors que la mélodie des gardiennes retentissait dans sa tête et fonça à nouveau tout en effectuant une roulade pour éviter les jets enflammés tentant de l'occire. D'une mine rageuse et revancharde elle courut aussi vite qu'elle le pouvait vers son épée alors qu'elle entendait déjà le souffle dégoutant du monstre la poursuivant... Dégottant alors la lame qui s'était fichée par terre, elle laissa parler son instinct elle agrippa cette dernière par le manche et la lança tel un javelot droit sur la tête la plus lointaine de l'hydre, la transperçant de part en part... Pourtant cela ne sembla pas l'arrêter, et s'en suivit une altercation avec la tête jumelle, qu'elle tenta de défaire à coups de griffes.

- Avale ça ! Tu me la rendras quand je la prendrai sur ton cadavre !

La sueur ruisselait sur ses tempes et son handicap par la blessure précédente lui donnait envie de hurler à chacun de ses mouvements... mais il fallait qu'elle l'ignore pour l'instant si ils ne voulaient rejoindre les nymphes dans ce chœur funèbre. Jetant une nouvelle œillade vers Belgarath, elle le vit secondé par un squelette, ce qu'elle trouva passablement bizarre. Cependant le temps se faisant court et les assauts du monstre réguliers, alors ce n'était pas trop le moment de s'interroger là dessus. D'ailleurs la jumelle de celle qui la tenait en haleine n'avait pas l'air content du tout, lançant plusieurs rafales vers le sorcier, dont une... qui l'atteignit de plein fouet. Jurant copieusement à nouveau elle fut prise d'une rage si folle que sa force déjà surhumaine s'en trouva encore accrue, tandis que ses griffes resplendirent étrangement, elle asséna une série de coups redoutables qui malgré les flammes déchiquetèrent cette moitié d'ennemi. Profitant de la douleur qu'il hurlait en se contorsionnant, elle approcha rapidement de Belgarath avec un air inquiet. Pourtant malgré le regard inquiet sa main effleura rapidement son visage, et seule une réplique toujours concentrée sur le combat lui vint:

- Couvrez moi.

Alors elle se lança dans ce qu'elle espérait être le dernier assaut, ignorant la douleur poignante au flanc... Courant comme une dératée, elle prit impulsion sur ce qui étaient les restes de la tête qu'elle avait anéantie tout en en profitant pour la découper net, avant de sauter en s'accrochant au long cou de la bête qui déjà la malmenait en se débattant sauvagement. Elle comptait bien reprendre son épée et accomplir sa promesse, alors elle entreprit de tenter de crever les yeux à leur ennemi, tandis que déjà dans un bruit visqueux la tête découpée commençait à repousser. Elle espérait juste que Belgarath aurait la bonne idée de cautériser la plaie afin qu'ils ne doivent pas tout recommencer...
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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Dim 10 Jan - 17:03

Flashback... presque 15ans plus tôt

"Sais tu ce qu'est la Justice et la liberté Belgarath?" me demandais alors le vieux barbu qui me servait de mentor à la tour des nuages

"Pourquoi me parles de Justice et de liberté? Tu penses pouvoir me l'expliquer?"
répondais je avec insolence comme à mon habitude à l'époque.

Son regard glacial se dirigea vers moi qui arborait un magnifique sourire très satisfait, juste avant de ressentir une violente douleur sur la joue qui me fit tomber de ma chaise, une fois de plus il m'avait frappé, ce n'était pas la première fois et ce ne serait certainement pas la dernière, ce vieux fou avait pris cette habitude, même aujourd'hui je ne savais pas pourquoi il s'obstinait car ça ne marchait visiblement pas avec moi.

"Reprend ta chaise jeune insolent et écoute moi!"


"Tu vas parler dans le vent, je ne préfère pas t'écouter..." clamais je alors en me retirant de la pièce, traversant une à une les protes de la tour, descendant un à un les étage, laissant dans la pièce un vieil homme se tenant le visage de consternation mais aussi d'impuissance, mais cela, je ne lai jamais vu. Je partais pour la ville, rejoindre mon maître forgeron, il savait que lorsque je venais ainsi en plein milieu de la journée c'était que je m'étais (encore) enfui de la tour.

"Que s'est il encore passé?" me demanda t il avant même un bonjour.

"Rien!" répondais je sèchement avant de prendre mes outils.

"Relâche ces outils Belgarath, tu n'y touchera pas tant que tu ne te sera pas calmé (il se dirigea vers moi, mettant sa colossale stature à ma hauteur, ayant un mouvement de recul de peur qu'il me frappe également) la forge est un instrument qui demande de la tendresse Belgarath, c'est un art que tu ne peux que pratique qu'en étant calme. Dis moi ce qui s'est passé, la leçon commencera après..."

Devant tant que compassion et de compréhension je lâchais mes instruments, les sentiments au bord des yeux comme si j'avais attendu toute ma vie que l'on me comprenne...

"Dites moi, qu'est ce que la Justice et la Liberté pour vous?"

"Je vois..." répondit il dans un soupir avant de se relever "viens" me dit il alors que nous passions dans un coin moins chaud de la forge.

"La Justice Belgarath, est certainement la chose la plus compliqué à comprendre sur cette Terre même pour toi, car si l'on en crois les hommes, la Justice n'est rien d'autre que ce qu'ils écrivent dans leurs Lois, mais alors il n'y aurait pas une seule Justice mais plusieurs, cependant je ne pense pas que cela soit vrai, si l'on parle de LA Justice je pense qu'il s'agit de ce que nous avons tous dans notre cœur, ce qui nous pousse à commettre de bonne actions et qui nous réprime dans nos actes mauvais, c'est comme cela que devrait être rendu la Justice, comme étant copié sur la Nature, car Belgarath, rien ni personne n'est plus juste que la Nature elle même, elle ne commet jamais rien sans raison. Je te l'accorde c'est abstrait mais pouvons nous réellement nous prendre pour le centre du monde?"

Cette définition me laissa perplexe mais étrangement je la comprenait assez bien et assez clairement et c'était logique, comment confronter ce qui ne peux pas être confronté? non il fallait une base neutre et la base neutre était la nature, oui, c'est logique. Le forgeron se servit une tasse d'un mélange de sa composition, si fort que je me demandais encore comment il faisait pour avoir un estomac convenable avec cette mixture, mais bon, lorsqu'il reposa la tasse il continua ...

"Quant à la liberté, elle est propre à chacun, c'est l'inverse de la Justice, il y a plusieurs moyen de se sentir libre, mais en gros, cela se fait lorsque l'on ne sent plus aucune contrainte au dessus de nos têtes, aucune peur et que notre vie va bien. Regarde moi, j'ai un travail, j'obéis aux Lois d'Airian, j'ai une femme et des enfant qui attende quelque chose de moi et pourtant je me sens libre car je suis heureux ainsi..."

Fin du flashback...

Et il avait raison, me disais je alors que la nymphe en face de nous continuait un interminable discours avec lequel je ne pouvais entre en accord, avec lequel il était impossible d'être d'accord, cependant elle prononça des choses incompréhensibles, des noms que je ne connaissais pas, Aldur? qui était il? je n'en avais jamais entendu parlé. Mon maître forgeron avait sa conception de la liberté j'avais la mienne, n'obéir à aucune règle, aucune Loi, aucun seigneur à qui rendre des compte, seulement ma Justice et moi, désormais Luhiel était rentré dans l'équation mais étonnamment je ne me sentais pas à moins libre, c'était peut être ça dont voulait parler mon mentor. Alors que la nymphe terminait son discours j'allais lui répondre...

"Prisonnière de votre peine? Ne vous moquez pas de moi nymphe! Votre prison vous offre une immortalité dans la mort, ne jouez pas sur les mots avec moi, chacun de nous possède un nom, j'ai le mien, celui de Belgarath le sorcier! Qu'importre que je sois mortel ou non, mais vous même n'avez vous donc pas de nom par lequel il serait possible de vous nommer, les qualificatif sont des choses que l'on réserve à ses ennemis et aux personnes que l'on méprises non? Avoir des idées opposées ne fait pas de nous des gens méprisable, l'un envers l'autre, ne pensez vous pas?
Vous reconnaissez vous même votre naïveté, longtemps j'ai entendu des légendes sur votre peuple, longtemps il a été dépeins comme un peuple de profonde bonté. Vous étiez différentes de ce monde, vous étiez ce que le monde devrait être, tolérant et généreux, mais je ne suis pas là pour le changer, mes idéaux ne font pas de moi quelqu'un prêt à se battre pour la cause d'autrui, laissez donc mon image tranquille je me porte très bien avec, pourquoi donc croyez vous qu'en dessous ce cache autre chose? Les gens changent, même morts...

Vous voulez connaitre ma valeur? Cessez donc de m'interroger car si vous pensez que je ne vous ai pas compris, il en va de même pour vous envers moi, vous vous n'avez compris que je ne vous répondrai jamais directement. Mes pieds, tout comme le reste de ma personne n'ont pas à plaire à quiconque et encore moi à prouver quoi que se soit, j'ai déjà prouvé ce que je valais par cette liste (je sortais alors un parchemin dont l'âge semblait dépassé les temps immémoriaux, mais qui semblait vivant, des dizaines de noms inscrits, changeant à chaque seconde, se rajoutant ou disparaissant) dites de moi que je suis une machine de mort si vous le voulez, mais je sais ce que je vaut par mes actes et ma façon de penser! Croyez vous réellement que je craigne le pouvoir des nymphe? Mais séparer moi de celle que je protège et je jure que vous aurez une raison d'avoir peur, je renverrai vos âmes dans les limbes, plus personne ne protégera alors votre terre. Ne soyez pas stupide, si vous voulez savoir ce que je vaut, posez moi une question qui pourrait satisfaire votre curiosité ou alors une quelconque épreuve mais ne me faites pas perdre mon temps! S'il y a bien une chose que je déteste c'est laisser passer le temps qui m'est imparti pour des futilités toutes philosophiques soient elles!

Les valeurs dont je parle sont miennes et si j'ose en parler avec tant de ferveur c'est que je les connais, je ne parle pas pour ne rien dire comme ces conseillers de la tour des nuages! Je suis celui qui sait, nous vous méprenez pas et ne tentez pas de croire le contraire. Je ne lorgne rien je sais qui je suis ce que je suis et j'écris ma vie, le destin et le futur n'existe pas, rien n'est écrit, nous écrivons chacun notre vie à chaque instant par nos voix, nos gestes, nos actes, nos pensées et nos décisions. Vous ne pouvez savoir et même celui que vous nommez qui est il donc pour avoir reçu le nom de sage, que prétend il donc d'avoir de si sage? Il n'y a pas de destin en ce monde, il n'y a que la faiblesse et la haine humaine. Vous êtes des martyrs, cadavres sur un champ de bataille sans nom, vous n'avez pas assez vu l'horreur pour pouvoir en parler! Avez vous vu des hommes tuer femmes et enfant pour la seule cause d'un stupide dieu, on n'avez vous pas vu après la bataille, des milliers de cadavres véritable charnier sans nom, ou encore l'homme survivant, celui dont l'épée est souillé du sang de ses ennemis, mais il se demande alors s'il a bien fait, si sa cause était juste et alors, ne pouvant supporter le poids de crimes que son seigneur lui a ordonné, il s'empale sans autre forme de procès sur sa lame, laissant à sa femme et à ses enfant de découvrir un nouveau cadavre dont le sang rougeoyant telle les cerises les plus mures se répandre ainsi sur le sol immaculé de la maison familiale. Alors ne me dites pas que je ne connais pas les valeurs dont je parle et ne me parlé pas d'un quelconque destin, je forgerai ma propre vie, sans l'aide de personne!

Vos paroles ne sont qu'accusation sans fondement sur un être que vous ne pouvez connaitre, vous ne connaissez rien de moi, vos mots ont atteint mon corps, mais mon esprit reste froid. Votre espoir est mort, tout comme votre corps est en charpie!"


Je ne dis rien d'autre mais le fait d'avoir parlé de destin était bel et bien rentré dans mon esprit plus que je ne l'aurai voulu, un grand destin? Tss, je n'avais rien de plus à effectuer que la mission d'un Roi bon, un Roi du passé comme il n'en existait plus désormais, je devais éliminer de ce monde ceux qui ne respectaient pas la Justice naturelle, l'ordre des chose, le chaos n'était pas et ne serait jamais un atout. J'avais une vision très moniste des choses à vrai dire, je l'ai toujours d'ailleurs, l'univers, tout ce qui nous entourait était un tout indéniable où corps et esprit n'étaient pas dissocier, à cela il fallait ajouter une vision déterministe des choses et vous aviez ma vision complète de l'univers, assez archaïque, mais suffisante pour jusqu'à présent remplir à bien mes missions sans véritablement trop me poser de question sur l'Erade et ses tenant et aboutissant politique, cela ne m'intéressait en rien, et je n'avais absolument pas la présomption de gouverner un jour l'Erade, les responsabilités ne m'interessaient pas ce n'était pas pour moi la définition du terme "liberté".

Enfin lorsque Luhiel entreprit d'aider la nymphe je ne fis aucun geste, elle était déjà morte et peut être que mon côté sorcier avait repris le dessus sur moi, mais selon moi les trépassés ne devaient souffrir d'aucun soutien, si ce n'est du devoir de mémoire que nous avions envers eux.
Quoiqu'il en soit lorsque Luhiel dégaina son épée je pu contempler une arme massive presque trop grande pour la jeune femme, comme si quelque chose d'illogique s'était glissé dans le tableau, mon épée certes massive, mais plus fine et plus svelte que celle de Luhiel, ce qui dénotait quelque peu avec mon impressionnante carrure et ma taille de demi troll, quoiqu'il en soit, nous allions combattre et cela ne faisait aucun doute que nous allions devoir tout donner pour sublimer dans notre art. le combat qui allait suivre était d'une rare violence et d'une rage intense, j'avais été formé par les plus grands généraux de l'empire, j'étais donc capable de mener une armée au combat, mais lorsque j'étais seul à combattre surtout face à ce genre de créature je n'étais qu'une machine, une créature qui quittait toute attitude humaine pour devenir lui même un animal, un véritable sorcier, en ce sens, dans mes veines et autour de moi on ne pouvait ressentir que ce sentiment de mort et de volonté d'ôter toute vie autour de moi.
Le phrase de Luhiel me fit esquisser un sourire alros qu'elle même semblait se plonger dans un combat qui allait être une véritable boucherie, je ne ressentais ni peine ni pitié pour les créatures en face de nous, lorsque l'on m'attaquait je ne connaissais pas la pitié et encore moins la clémence.
Le combat contre le diablotin était agçant et énervant, heureusement il semblait tout aussi bien énerver Luhiel que moi même, et son comtpe fut rapidement réglé, mais ce qui me déconcentra le plus étaient ces voix, cette mélodie entonné par les nymphes défuntes, par tout les sorciers de l'univers ne pouvaient elles se tairent? Car en moi circulait le sang et le pouvoir des sorciers, aussi ce sort semblait les affaiblirent pour permettre à mon côté magique de faire son grand retour sur le devant de la scène, m'entrainant dans une lutte intérieure en plus du combat que je devais mener, alors certain de mes coups qui se devaient être des boules de feu se transformèrent en éclairs purs.

L'espèce d'hydre fonça alors sur Luhiel, la brulant en partie au niveau de l'abdomen, ce qui eu le don de me mettre dans une rage intense, mes yeux ne devenant plus que deux pupilles bicolores, j'empoignais mon sceptre et le lancais tel un trait ardent vers la créatures, ce qui eu pour effet de la rendre aveugle l'espace d'un instant, me permettant d'entailler ses pattes et à mon squeulette de découvrir que faire du surf sur le dos de la créature était loin d'être aisé et sa lame se brisa sur les écailles un léger "hoho" s'échappa de mes lèvres alors que la queue de l'animal retombait sur l'incantation le pulvérisant purement et simplement. Mais enfin une des têtes tombait à terre sous l'impact de l'épée de Luhiel, fronçant alros les sourcils malgréa la douleur infligée par les flammes de la créature, m'ayant laissé torse nu dévoilant mon magnifique mais au combien envoutant tatouage, j'étais encore au sol lorsqu'elle s'était approchée de moi, toute griffes dehors, mes yeux n'étant alors que deux globes bicolores sans aucune expression, elle me demanda de la couvrir, mais alors qu'elle m'effleurait de sa main, une partie de ma vie passa en elle, soignant une partie de ses plaies, aggravant les miennes, sans qu'elle en ait véritablement le choix. Me relevant, prenant mon épée tel un bâton, je fis revenir à moi mon sceptre, elle se lançait dans un terrible assaut, et je comptais bien faire une diversion efficace, appelant à moi de nombreuses boules de flammes, elles fondèrent sur l'ennemi comme une pluie de météore alros que je voyais déjà, de la plaie de la tête tomber, pousser tel du chien dent deux autres têtes.

J'étais épuisé et mon cœur battait en des rythme inégaux, mais je me devais d'en détourner l'attention, alors insufflant en mon sceptre une grande part de sorcellerie, dans une incantation puissante et étrange...


"Ayana Miraëli Acalima!"

L'étrange perle incrusté dans mon arme se mit à luire de milles feu alors je la lançai dans les cieux et elle y resta figé, dégageant alors une pluie de braise ardent qui ne touchait que notre ennemi, comme des milliers de piqures de moustiques capable de transpercer ses écailles. Un jet de lumière sortit de ma main gauche, carbonisant l'une des plaies au cou de l'hydre mais la seconde continuait à pousser, mes blessures faisait jaillir un mélange de sang et de pue au niveau des parties de mon corps touché qui m'affaiblissaient à vitesse grand V. Mais c'est alors que l'impensable se produit, alors que je pensais que tout était perdu et qu'une nouvelle tête allait réapparaitre je sentis comme un nouveau pouvoir lié à moi s'élever, me retournant brutalement, je vis l'œuf que j'avais toujours gardé avec moi, cet œuf était entrain d'éclore et lorsqu'enfin il se dégagea de sa coquille, une immense rayon de lumière et de flamme et irradia le ciel dans un cri perçant auquel même la créature cru devenir folle, traçant un cercle parfait dans le ciel la créature qui venait d'être mis au monde déploya de magnifiques ailes ardentes, tout de flamme, une sorte de brasier à lui seul et ces mots m'échappèrent alors...

"Un phénix..."

J'étais en quelque sorte envouté par la splendeur de l'animal, ce dernier se dirigeant vers l'hydre, il décocha une gerbe de flamme qui cautérisa les deux plaies en même temps afin qu'aucune tête ne puisse repousser, Luhiel allait pouvoir l'achever et c'est alors, voyant ce spectacle que je compris qu'enfin je pouvais me reposer, mon sceptre retombant lourdement sur le sol, je tenais sur mes deux jambes, dégageant une attaque qui maintenait une sorte de paralysie autour de l'hydre mais j'avais perdu connaissance, mon tatouage dans mon dos indiquant que la lutte entre les forces en moi n'était plus il semblait s'être figé lui aussi...

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Luhiel Symanth

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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Mer 3 Fév - 11:19

La Malarian trouva les dernières paroles de Belgarath trop dures et gratuites, mais entrer en débat sur ce sujet n'était pas propice en cet instant précis. Le temps des discussions était terminé et révolu, désormais il ne s'agissait plus que de sauver leurs peaux, ainsi que ce qu'il restait des esprits des nymphes, à titre accessoire. Déjà si ils s'en sortaient tous les deux ce serait une bonne chose, car étant donné la complexité de la tâche qui les attendait, ce n'était pas forcément gagné. Luhiel laissa son regard plein de confiance glisser une dernière fois vers le sorcier et le surprit en train de lorgner étrangement son épée, qui effectivement était forgée dans des proportions presque titanesques pour un être humain, et encore davantage pour une femme. De plus il est vrai que trop souvent ce genre d'armes était associée à tort à des brutes épaisses sans cervelle, ce qui au moins l'amusait au plus haut point. C'était déjà un demi avantage que d'être sous-estimé par son adversaire... Une demi victoire. Mais en ce moment ils n'en étaient pas là, et les choses allaient vite se corser si ils ne se maintenaient pas attentifs. D'ailleurs s'adapter à un combat avec un allié n'était pas foncièrement le plus facile pour deux personnes habituées à toujours s'en sortir seules. Processus délicat mais par lequel il fallait qu'ils passent tous les deux, car au final c'était aussi important que de pouvoir se supporter au quotidien.

L'espèce de petit être aussi vicieux que manipulateur ne fut plus qu'un mauvais souvenir après un travail de relais efficace... Il avait disparu aussi vite qu'il n'était apparu, et pour le plaisir du repos de leurs méninges, au moins ils ne devraient plus se préoccuper que d'une seule cible, que d'un seul souci... qui était pourtant de taille. On ne pouvait pas dire que leur ennemi commun manque de taille ou de... gueule. C'était le cas de le dire. Deux têtes pour le prix d'une, et le double du danger par là même. Jurant copieusement lorsque les flammes noires la brûlèrent en partie, elle vit Belgarath se précipiter de manière irréfléchie, mais ne put balbutier qu'un « non » qui ne s'entendit pas à travers le vacarme. Outre le requiem des nymphes qui semblait les bercer il y avait aussi et surtout les bruits de piétinement de ce monstre hideux, en plus des cris stridents et lugubres qu'il poussait. Il semblait juste moyennement apprécier le regain d'entrain de leur part, et ce squelette qui leur avait momentanément servi d'allié s'évanouit brusquement, sombrant sous la force de cette créature repoussante.
Luhiel était également assaillie à de nombreuses reprises, car l'une des têtes semblait particulièrement lui en vouloir. La masse de ses crocs affronta la froideur de sa lame, qui servait à la fois pour des salves puissantes de coups et pour la protéger comme un bouclier. D'ailleurs lors d'un coup redoutable de la bête, Luhiel fut amenée à la contrer, voyant la gueule béante et prête à la dévorer s'abattre sur le plat de Rébellion une fois de plus. Grâce à sa force colossale, la demoiselle parvenait à ne rien lâcher, mais son poids était insuffisant pour la faire tenir sur place. Dérapant alors de mètres en mètres elle perdait du terrain, ce qui avait le don de vraiment l'agacer. Feintant alors subitement en faisant un pas sur le côté, elle esquiva d'un cheveu la morsure fatale et en sortant les griffes d'une vitesse fulgurante, transperça la tête de part en part. Retirant sa main brusquement pour ne pas subir de représailles immédiates, elle la vit poisseuse de sang et de bave, ce qui la fit esquisser une moue dégoûtée.

Belgarath semblait de son côté pâtir également des assauts de l'hydre, ce qui amena la guerrière à s'en approcher rapidement pour constater qu'il pouvait encore se battre,... mais aussi et surtout qu'il allait s'en sortir. Voulant s'en charger personnellement pour mettre fin à tout ceci, elle sentit évidemment l'énergie de ce sorcier têtu entrer en elle en une décharge qui la fit frémir et lui redonna des forces en même temps, au moment même ou elle fonçait comme une dératée sur son adversaire. Dans son assaut elle courait toutes griffes dehors, son épée n'étant plus vraiment utilisable puisqu'elle trônait encore fichée dans l'une des deux gueules. Criant ouvertement ce qu'elle pensait de ce que venait de faire Belgarath, la Blondine ne se faisait pas prier pour lui dire sa manière de penser, étant donné qu'il lui avait imposé cela sans même lui demander son avis.

- Idioooooooooooooooot !!!

Le fait est qu'en prenant son impulsion, la bête sembla l'attendre de pied ferme, ce qui la fit se débattre fermement pendant des secondes angoissantes, qui conduisirent à une paire de crocs transperçant son poignet alors que pour sa part elle assomma la gorge de cette créature pour la faire lâcher prise. Ayant grogné nettement de douleur lorsque les crocs se retirèrent et laissèrent place à des flots de sang, Luhiel parvint à se tourner pour s'accrocher sur le dos de la bête, un peu plus à l'abri mais sévèrement malmenée. Gelant alors sa blessure pour ne pas perdre plus de sang, elle ficha ses griffes entre les écailles pour être sûre de ne pas tomber, bien que l'hydre bouge furieusement pour se débarrasser d'elle. Une pluie de météorites semblait faire rage... mais sur sa montagne russe improvisée, Luhiel ne pouvait plus discerner grand chose. D'ailleurs si elle vit d'un peu trop près une des têtes renaissantes être carbonisée, on ne peut pas dire qu'il en soit de même de la seconde, qui passa à quelques centimètres de son visage en semblant s'extirper à nouveau.

- Oh merde.

Une seconde d'inattention à peine, et ce fut suffisant. Sa monture improbable arriva finalement à avoir raison de sa ténacité, finissant par l'expédier violemment dans les airs. Faisant un vol plané elle n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'elle atterrit plus que durement à terre, à une dizaine de mètres de Belgarath. Son dos se pliant dans une position qui menaçait de lui briser l'échine, la Malarian chuta durement et avec un fracas métallique. C'était à s'en demander si son armure n'avait pas été sa bouée de sauvetage... Le fait est qu'après ça, autant la moitié du monstre qu'elle étaient en très piteux état. Effectivement en étant éjectée de la sorte, elle avait causé une profonde blessure à la bête agonisante, marquée d'un profond sillon triple causé par ses griffes.
La tête à l'envers et le sang obscurcissant sa vue, Luhiel gisait dans une zone de terrain inégale. Mais ses yeux encore ébahis virent quelque chose qu'elle n'aurait pas cru contempler un jour. Une créature ardente et aussi magnifique que rare... Un phœnix! Par les Pénates Malariannes, c'était bien leur veine. Posant une main à terre, elle se força avec les forces qui lui restaient de se relever. Non... hors de question de terminer le combat en étant à terre... plutôt mourir tout de suite. Faisant appel à l'envie rageuse d'en finir avec tout cela, elle se leva chancelante et en boitant, pour finalement s'approcher de Belgarath. Ses cheveux étaient teintés de rouge par endroits, et son corps entier lui faisait mal. Certainement quelques côtes cassées au compteur... mais son poignet tenait bon, anesthésié par le froid qui agissait comme une armure. Une épaisse couche de gel enveloppait en effet son avant bras ou le gant n'existait plus.

Ses yeux se posèrent alors sur le sorcier qui se tenait de dos... ce qui lui laissa voir un étrange tatouage qu'elle n'avait pas remarqué auparavant. Se pouvait-il qu'il ait été dissimulé par un sortilège lorsqu'il s'était baigné au lac? Oui cela devait être ça. Fascinée et surtout tentant de trouver une occupation capable de fixer son attention sur autre chose que la douleur, Luhiel n'en menait pas bien large. Il lui faudrait quelques temps avant de se reprendre... mais visiblement le phœnix semblait lui ne pas mener le même régime. Les deux têtes restantes furent alors définitivement anéanties, ainsi que la troisième également, qui n'attendait que de voir les flammes sceller son sort. S'approchant alors de son compagnon, avec une seule paupière ouverte cause des blessures sur l'arcade, l'épéiste enlaça son compagnon qui semblait sur le point de tomber. Reprenant un peu de l'assurance en ses appuis elle ne semblait pas forcément mieux en point, mais ça elle ne le montrerait jamais...

- Ça va aller?
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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Mar 16 Fév - 11:04

Le brulé, cette odeur qui me restera dans le nez pendant plusieurs semaines encore après ce combat, et pourtant, j'y suis habitué, mais uniquement lorsque c'est moi qui brule les autres et non lorsque c'est un autre, qui plus est lorsqu'il s'agit de ce genre d'être, un phénix! Ainsi donc l'œuf cachait un phénix! Si seulement j'avais su... non je n'aurais absolument rien fait de plus, rien fait d'autre, le phénix, certainement l'oiseau le plus majestueux qui soit sur ce monde mais également l'un des plus puissant, car bien qu'il vient à peine d'éclore son pouvoir a terrassé l'hydre en un seul coup, quel don puissant. Mais hélas, c'est déjà trop tard pour moi, mes blessures sont bien plus profondes que je ne le pensais et les brulures vont au delà du degré raisonnable, je ne sens plus, je ne vois plus, j'ai l'impression d'errer dans un autre monde, une autre dimension, un monde calme et posé, où rien ne se passe, un monde unifié où règne la paix, est ce là mon esprit? Je ne le savais pas mais c'est alors que dans ce néant j'entends une voix qui me rappel à la vie, je sens un contact sur ma peau, j'ai l'odeur d'un parfum dans mes narines, mes yeux s'entrouvrent pour voir une apparition presque angélique devant moi. Et c'est alors qu'en quelques son je prononce son nom... "Luhiel", ma main encore intact se posa sur son visage afin d'en dégager les mèches qui m'empêchait de la voir, oui c'était bien elle, mais elle était mal en point et ce n'était pas à elle de me soutenir, c'est alors que je sens une vie nouvelle dans mes jambes, une vie capable de nous soutenir Luhiel et moi, c'est alors que mes bras passe également autour de sa taille et que je sens à l'aide de mes doigts, chacune des imperfections de son armure, chacun des défauts dut à ce combat, chacune des failles, il semblerait qu'elle ai absorbé pas mal de dégât, bien plus qu'elle ne l'aurais fait avant que je ne la répare, mais cela n'empêchait rien, car sous toute armure se trouve un corps fait de chair et de sang, je préférai exposer mon corps directement, une habitude sans doute. C'est alors que nous entendons un cri provenant de l'Hydre, les piaillement d'un oisillon, nous soutenant mutuellement, nous avançâmes, et il, enfin elle était là, la très jeune et jolie Arianna, elle semblait fier d'elle et elle pouvait l'être, c'est doucement que doucement mais de manière un peu empatté à cause des multiples douleurs qui rongent mon corps et mon torse encore nu, j'approche ma main, elle n'est pas bien grande cette petite, enfin pour un oiseau de son espèce, à peine plus grande que mes deux mains réunies, elle monte alors dedans et s'accroche jusque sur mon épaule.

C'est alors que dans mon dos se passe une étrange phénomène, les anges et les démons gravés regarde l'oiseau comme un intrus, mais un simple mot de ma part et il n'y parait plus, chacun est de nouveau à sa place, sans demander alors l'avis de Luhiel, je prend sa main et plaque mon autre main sur l'Hydre...


"Je sais que habituellement, les blessures sont des marques qui font d'un simple soldat un vétéran, mais il en est des plus grave que le corps ne peut soigner seul..."


C'est alors que de l'énorme monstre s'échappe un torrent d'énergie qui courent comme une rivière en crue sur son corps et passe pas le miens avant d'aller vers Luhiel, guerrissant ses blessures les plus profondes, je suis navré de devoir faire cela, mais ainsi les os sont ressoudés et les chairs se referment, il lui faudra quelques minutes avant qu'elle ne se rende véritablement compte qu'elle peut marcher sans ressentir la moindre douleur, sur mon corps les brulures se sont estompés, le sang coule encore à de nombreux endroit mais l'âme d'une Hydre carbonisé n'est pas vraiment efficace pour deux personnes...


"Je suis certainement un idiot, mais je vous ai promis une chose au lac Luhiel et je ne compte pas trahir cette promesse. Si ça va aller... disons que j'irai certainement mieux quand je n'aurais plus l'impression d'avoir été passé au grille comme un vulgaire cochon de lait..."

De l'humour et un peu de cynisme pour faire passer la douleur, voilà qui permettait non pas véritablement de détendre l'atmosphère, mais de me faire oublier la douleur, de me faire oublier que j'avais mal et que j'avais combattu pour quelque chose qui ne me concernait pas, ce que j'avais fais était juste et de ce fait je ne craignais aucun jugement, mais au delà de cela, je l'avais fait avec une conviction et une ferveur que je connaissais peu auparavant, je ne l'avais aps fait par automatisme, mais pour sauver quelqu'un, pour protéger Luhiel et le petit Ash qui sortait d'une bonne cachette et donnait une petite tape avec ses griffes de bois sur l'hydre carbonisé comme pour signifié qu'il avait lui aussi participer à la victoire, la phénix sur mon épaule ne semblait plus vouloir partir, mais qu'allais je donc en faire, je ne savais pas et je ne comprenais pas vraiment. Il n'y avait plus rien à récupérer sur aucun des deux monstres, le feu avait tout ravagé...

"Luhiel, prenez garde et ne touchez pas mon dos tant que je ne l'ai pas recouvert, ils sont parfois... capricieux..."


dis je en désignant mon tatouage vivant, alors que mon rythme cardiaque revenait peu à peu mais dans un état second encore car il battait plus au rythme d'un tam tam affolé qu'une véritablement battement régulier, enfin régulier pour moi, je remarqua alors à mes pieds mon épée et mon sceptre, tout deux intact, mais c'est alors que je contemplais le paysage autour de nous, les nymphes? Où étaient elles passés? Que voulaient elles en définitive? Leurs âmes avaient elles enfin trouvé le repos? Je ne le savais pas mais je n'entendais plus leurs chants, je restais assis par terre, la force de me relever n'étant pas encore revenue, le vent se leva dans la plaine quelques minutes après et le corps de l'hydre, ainsi que celui du gnome furent balayés comme s'il ne s'agissait que de poussière et comme s'il ne s'était jamais rien passé, hormis sur mon corps où certaines plaies étaient encore bien ouvertes, c'est alors que je tombais dos contre l'herbe, Luhiel à côté de moi, je la regardais un instant reprenant mon souffle et fermant les yeux, la brise est douce et la nuit tombe sur la plaine, dans les cieux les astres se mettent à briller comme des millions de lanternes, comme s'il s'agissait de milliard d'orifices créés pour que d'autres aient le regard porté sur notre monde et sur ce qui s'y passe. Et tout autour de nous, porté par le soleil couchant symbole d'un jour mourant au profit d'une douce nuit bienveillante, se trouve des lucioles, semblables à des âmes en perditions venant saluer les vivants, copie parfaite des étoiles brillant dans les cieux, et la lune qui amorce doucement son chemin vers le haut des cieux afin de faire resplendir toute la pâleur de son visage entier en cette nuit sans nuage et à l'air doux, oui cela rappel l'été et aucun royaume ne peut procurer une telle sensation de plénitude, aucun roi, aucune force, aucun pouvoir, aucune volonté, car seule la nature est capable de ces chef d'oeuvre dont les peintre jalouse les jalouse et les musiciens les sons. Je rouvre alors les yeux, deux prunelles en total contraste avec tout ce qui nous entoure, l'une semblable à l'herbe grasse après une pluie de printemps et l'autre immortelle jumelle d'une comète traversant les astres; c'est ainsi que je regarde Luhiel, lui offrant un de mes rares sourire alors que je suis entrain de me dire que je n'ai pris aucun haut de rechange pour me couvrir, saillant sont alors mes muscles, dessinant des creux et des mont semblables à des canyons taillés à même la roche. Je n'ai que peu de cicatrice, mais certaines sont marqués à jamais, comme celle juste au niveau de mon cœur qui semble représenter l'oiseau qui désormais ne me quitte plus, marque indélébile d'un douloureux passé, alors mes yeux s'égarent sur le corps de Luhiel, observant son armure...

"Il va falloir que je la réparre à nouveau, vous ne pourrez pas marcher avec de telles bosses sur votre armure, je n'aime pas dormir à la belle étoile, mais à moins que vous n'ayez d'autres solutions à me proposer, je crois que je vais devoir me complaire de cette vaste étendue d'herbe comme lit ce soir. Mais peut être avez vous besoin d'un feu pour vous maintenir au chaud. De quoi avez vous besoin? Car ce n'est ni d'adresse ni de force dont vous avez besoin, vous avez remarquablement combattu."

Ma voix est douce, presque envoutante et elle ne semble pas trouver d'écho dans cette vaste contrée où désormais le soleil n'est plus qu'un vague souvenir...
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Luhiel Symanth

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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Ven 14 Mai - 15:22

- Oui je confirme, vous êtes un idiot.

Elle n'avait pas pu anticiper ce qu'il avait préparé, et c'est avec une culpabilité non dissimulée qu'elle avait regardé le cadavre calciné de cette Hydre leur ayant posé tant de problèmes. Blessée dans son amour propre et vexée de la tournure des choses, Luhiel avait beau savoir que ce geste partait d'une bonne intention, elle ne l'acceptait pas plus pour autant. En tant que guerrière c'était une humiliation de se faire guérir de la sorte, aux dépens de quelqu'un d'autre. Cet héroïsme princier lui remuait les tripes et le fait qu'il soit causé par l'envie protectrice démesurée de Belgarath ne changeait pas les choses. L'humour du moment fit un flop monumental et ne fit pas du tout passer la pilule, que du contraire. C'était insupportable de le voir faire comme si de rien n'était après une chose pareille. Non, c'était même tout à fait inacceptable. Même la beauté glorieuse de ce phœnix ne pouvait lui faire oublier...

Acquiesçant à contre cœur à cette recommandation étrange, la Blondine ne broncha pas malgré l'inquiétude. Que pouvait-elle faire de plus à part se montrer présente? De toute façon il ne la laisserait pas approcher et son aide était malvenue... Tant pis. S'asseyant à terre avec le regard dans le vague et le vague à l'âme, la Malarian se contentait de regarder le soleil se coucher alors que les nymphes s'étaient tues. Des lucioles éparses semblaient danser ça et là, mais son esprit n'était plus du tout concentré sur la beauté des lieux. Faisant une fixation sur le combat qui venait à peine de se terminer, elle ne sentait effectivement plus la fatigue, ce qui n'arrangeait rien. Même le sourire de Belgarath n'était qu'une piètre consolation, tant et aussi longtemps qu'elle se souviendrait qu'il était en train de souffrir physiquement pour la préserver d'une mort qui n'allait de toute façon pas venir. Un peu brusque, Luhiel revenait aux bases pour se rassurer, ce qui faisait d'elle une femme à nouveau plus sauvageonne et indomptable, plus dure et rude.

- Non ça ira, je n'ai pas besoin que l'on la répare. Je ne vois pas d'inconvénients à ce que l'on dorme ici, et je n'ai pas besoin de feu. Faites en un si vous en voyez la nécessité.

Assise en tailleur, la paladine semblait méditer sur des choses et d'autres, probablement sur un ensemble de sujets plus vaste que l'Erade entière, comme si son esprit chevauchait à travers les plaines et les montagnes, sans limites, sans contraintes. Elle était d'esprit ce qu'elle ne pouvait être de corps: libre comme le vent. Par ailleurs elle semblait être en communion avec cet endroit, dans un silence qui n'était plus lourd, qui n'était plus hanté par les esprits torturés des nymphes. Elles s'étaient tues depuis qu'ils avaient mis fin à leurs tourments, et désormais seule une brise chaude et caressante les avait remplacées. Était-ce leur manière de les remercier en les épargnant du temps toujours maussade selon les légendes? Elles avaient promis de les guider en dehors de ces plaines sans fin ou chaque rocher se ressemblait... et Luhiel croyait en leur parole. Sauf que cheminer la nuit n'était pas le dada du sorcier, de toute façon trop blessé pour ça. Il aurait besoin d'au moins une nuit de repos avant de faire quoi que ce soit, et c'était compréhensible. Regrettable mais compréhensible.

- Vous n'auriez pas du faire ça.
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Belgarath

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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   Sam 15 Mai - 12:53

Confirmer? C'était peut un peu fort, je veux bien dire que je suis un idiot mais inutile d'enfoncer le clou dans un planche aussi pourrie que moi, fichue Malarianne, elle avait le savant mélange du guerrier fort et de la femme qui se vexe pour un rien, qu'ils aillent tous au diable ceux de sa race, peu importait, mais elle, qu'elle m'en veuille, qu'elle soit vexé, je ne sais pas, je ne parvenais pas à l'admettre ni à m'y faire; après tout je faisais bien comme si rien ne s'était passé et je ne comptais pas faire autrement jusqu'à ce que je sois totalement guérri, j'avais cru comprendre que plus je me plaindrai plus elle me redirai que je n'avais qu'à me soigner avant de penser à elle.
Je pris mon sac qui se trouvait non loin de moi, l'ouvrant j'en sortais une chemise flambant neuve, légèrement froissée, en lin à première vue, inutile d'essayer de panser les brulures ou de les atténuer, le temps ferait l'affaire, que pouvais je donc espérer, moi qui avait du mal encore à réaliser ce que je venais de faire. Quelle connerie, dévouer sa vie aux autres, et où étaient elle maintenant ces nymphes? Cet Aldur? Qu'ils aillent tous en enfers, je pestais seul alors que chacun de mes mouvements était une torture pour mettre ma chemise de couleur beige.

Pas besoin de feu? Qui donc peu vivre sans feu? Moi dont le corps me brulait constamment de douleurs, en dehors des brulures actuelles, je n'avais pas envie de dormir ici, mais que pouvais je faire d'autre, j'avais déjà grand mal à me lever, je restais à peu à l'écart de Luhiel, la regardant alors qu'elle s'isolait pour regarder le soleil se coucher, pourquoi cette sensation étrange me prenait en la regardant, comme un léger pincement au coeur, cela me rappelait une légende que m'avait raconté Cyradis un jour, un de ces conte de jeune fille en besoin de Prince Charmant, le Bachert, jusqu'à présent je n'y avais jamais cru, et je ne voulais toujours pas y croire, pourtant, je n'arrivais à expliquer ce pincement dans ma poitrine, cette sensation qui n'était pas une douleur, simplement un manque.
C'est Luhiel qui brisa le silence et je lui répondis, tou d'abord en voulant détendre l'atmosphère...


"Je suis d'accord avec vous, pas un au revoir, pas un merci, même pas de quoi manger, ces nymphes n'étaient pas d'une grande hospitalité, mais finalement c'est toujours ainsi, je veux dire aider les gens?"

Mais je compris que la discussion n'était pas sur ce point... je soupirais devant le mutisme de Luhiel et prit dans mes forces pour avancer vers elle, jusqu'à ce que ma main droite touche son épaule gauche...


"Que vouliez vous donc que je fasse? Vous regardez vous battre, être blessé? Mon âme est pourrie jusqu'à la moelle depuis ma naissance, vous cherchez à faire le bien, je ne suis que mal, vous ne pouvez mentir, je suis devenu maître en cet art, vous cherchez à expier des péchés ou des fautes, je vis avec depuis prêt de 15ans maintenant... sans votre armure vous seriez morte, ho moi aussi sans mes pouvoirs, mais bon, la mort d'un homme de mal n'est rien, la disparition d'une femme de bien permettrait au mal de ce monde de perdurer, ceux de ma race croient que le bien doit disparaitre, je crois qu'il doit perdurer, contre qui me battrais je sinon?"

Un léger sourire apparut sur mon visage alors que je m'asseyais avec les plus grandes difficultés, aux côté de Luhiel, ma grâce naturelle semblant s'être mue en une nonchalance dégradante.

"Pour la première fois de mon existence, je sens que je peux être utile à quelqu'un, votre vie, Luhiel, quoique vous puissiez en penser, vaut bien plus que la mienne... alors dites moi, pourquoi n'aurais je pas dut faire ça? Ce n'est pas parce que l'on vous a considéré pour moins que ce que vous étiez toute votre vie, que vous êtes vraiment ce que les autres disent de vous, on peut être influencé par le regard des autres, mais il ne faut pas oublier qu'un autre arrivera toujours pour vous voir tel que vous êtes" ma phrase mourut dans un grincement de dent dans lequel j'étouffais la douleur alors que mon phénix venait au creux de ma main et que Ash allait titiller les cheveux de Luhiel.

"Si je ne répare pas votre armure, vous mourrez au prochain combat..."
finis je par dire assez mélancoliquement
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MessageSujet: Re: La vérité sous une pluie d'étoiles... (PV Luhiel, suite du Lac enchanté)   

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